01 juillet 2008

Chapitre 01: Le drame inattendu - par Alice_Aurion

Lloyd et Colette parcourait le nouveau monde de Symphonia, de nouveaux paysages avaient été créé et lloyd avait promis de récupérer les exphères qui restaient afin d'offrir à ces victimes la paix éternelle. Lloyd était le plus heureux du monde, il était avec celle qui l'aime depuis toujours et il allait bientôt être papa.

Ce qui pouvait être assez surprenant pour son âge. Ils étaient du côté des montagnes de Hima, le paysage avait peu changé, lloyd et Colette les escaladaient car elles étaient peu difficiles à grimper, il ne fallait pas que Colette se fatigue de trop dans son état actuel. Il commençait à faire réellement chaud, le soleil était presque à son zénith. Le jeune couple était encore loin d’arriver à Hima, ils s’arrêtèrent quelques instants pour faire une pause.

« _ Est-ce que ça va Colette ? Tu ne fatigues pas de trop.
_ Je suis désolé de te ralentir comme ça, il fait réellement très chaud.
Lloyd s’était mis à genoux pour être à la hauteur de Colette qui s’était assise sur un rocher. Il lui donna une petite pichenette au milieu du front.
_Tu sais que tu n’as pas à t’excuser tout le temps.
_Désolé…
Lloyd lui souriait paisiblement, il se disait en lui-même que l’on ne pouvait pas changer la nature d’une personne.
_ Après manger, on arrivera certainement à Hima on prendra une chambre à l’auberge, peut-être que l’on verra Pietro.
_ J’espère qu’il va bien ! »

Le visage de Colette rayonnait, elle était heureuse de parcourir ainsi le monde avec Lloyd. Plus tard dans l’après midi, ils arrivèrent enfin à Hima, le village n’avait pas changé à part que la boutique de dragon excursion était devenu célèbre, beaucoup de monde voulait voir le nouvel arbre de Mana qui disait-on qu’il était protégé par un esprit originel ce dont Lloyd et Colette savait bien évidemment (puisque c’est Lloyd qui avait donné le nouveau nom à l’esprit et à la jeune pousse en jurant de le protéger, et il le vénérait au tant que possible).
Ils entrèrent dans l’auberge.

« _ Lloyd, élu, je ne m’attendais pas à vous voir !!
_ Pietro, nous sommes heureux de te revoir, tu as repris l’auberge !
_Oui, le propriétaire est décédé je l’ai donc repris, vous voulez peut-être vous reposé tous les deux.
_ Ce n’est pas de refus, on est exténué. Dit Lloyd en baillant à moitié.
_Je vous réserve une chambre, et pour vous c’est gratis…
_Il ne faut pas parce que je suis l’élu !!
_ Mais non, c’est parce que vous êtes mes amis. »

Sur ce, ils allèrent se coucher car la nuit commençait à tomber. La journée avait été épuisante pour Colette qui s’endormit de suite. Lloyd n’arrivait pas à trouver le sommeil, il décida d’aller faire un tour dehors regarder les étoiles.
« Je me demande si mon père me regarde de là-haut ??? »
Il regarda autour si personne ne le regardait, déploya ces ailes et s’envola, il aimait s’envoler pour regarder les étoiles mais c’était rare qu’il le fasse, il ne voulait pas que tout le monde le sache.
Il partit pendant une bonne heure, lorsqu’il revint, il aperçut une lueur rouge orangé qui ne lui disait rien de bon, il fonça droit sur les montagnes. Tout était en flamme, il appela Colette désespérément, quand soudain il l’aperçut, elle avait sortie ces ailes et ces chackrams, elle se battait contre des soldats. Le cœur de Lloyd ne fit qu’un tour, il sortit les glaives et alla aider Colette.

«  _Tiens bon, je ne te laisserai pas tomber …
Leur combat était acharné, il y avait beaucoup de soldats, du sang jaillissait…
Colette fut éloigné de Lloyd pendant un moment tout en combattant…
_Tiens, tiens, je vous ai enfin retrouvé …
_ Qui es-tu, Que nous veux tu ? Nous n’avons rien fait de mal…
_ Je suis Gidéon, je suis là sur ordre du roi de Tesseha’lla, et mon objectif est de vous éliminer, haha haha…..
_ Pourquoi la paix ne vous suffit-elle pas ?
_ Vous avez bouleversé tout notre système de castes, il fallait bien que quelqu’un paye.
Lloyd engagea alors le duel contre Gidéon, il se défendait bien …quand tout à coup…
_hhhhhhhaaaaaaaaaa
_Coleeeeeeeeeeeeeeeetttttttttte 
Une vision d’horreur s’offrait à Lloyd, une lame transperçait le corps frêle de Colette. Le sang coulait alors sur sa robe blanche, il accourut vers elle en tuant tous les assaillants de Colette.
Il l’a tenait près de lui, des larmes commençait à perler sur son visage.
« _ Non, ce n’est pas possible….
_Lloyd, je…suis…désolé…Son visage s’éteignit dans un dernier sourire à l’attention de son bien aimé.
_NOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNN, COLETTE NE ME LAISSE PAS S’IL TE PLAIT, J’AI BESOIN DE TOI ………….
Mais le corps de la jeune fille restait inanimé. Lloyd pleurait à grosses larmes maintenant sur son corps.
_En voilà un de moins, c’est ton tour maintenant ; déclara Gidéon avec un sourire satisfait.
Lloyd se releva, son exphère s’illuminait pour dégager toute la puissance qu’il gardait en lui, il ne pouvait plus se contrôler. Lloyd déploya ces ailes et commença à réciter un sort alors qu’il n’en avait jamais lancé auparavant.
_JUGEMENT FATAL

Une sphère lumineuse entoura la montagne, l’explosion avait tout rasé, tout le monde était passé dans l’autre monde. Il ne restait plus que lloyd à moitié conscient de ce qu’il venait de faire, il avait le regard livide lorsqu’il prit le corps de Colette, il l’appela mais elle était bien décédée. Il pris alors la décision de retourner à Isélia avec le corps de Colette, ces habits étaient totalement taché du sang de cette dernière.
L’arrivé à Isélia fut assez fracassante ; Lloyd atterrit au milieu de la place au petit matin. Tous les villageois accoururent vers celui-ci.
« _ Phaidra, je suis désolé, Colette est ….nous nous sommes fait attaqué et je n’ai pas pu la protégé. Les larmes coulaient sur les joues de Lloyd, personne ne pouvait imaginer la douleur qu’il ressentait
_Nous lui offrirons des funérailles dignes d’un élu. Dis le maire.
Kratos, qui avait eu un pressentiment, apparut au milieu de la foule. Il vit Colette allongé sur le sol avec à ces côtés Lloyd qui pleurait agenouillé devait elle. Il s’avança vers son fils.
_Que…Que s’est –il passé ?
_Papa, je …je….n’ai pu la protéger….
Il lui raconta avec peine la tragédie de la nuit précédente.
_Dans un premier temps, il faut prévenir tout le monde, dit-il calmement, je vais envoyer des messages à nos amis pour qu’ils viennent le plus rapidement possible.
La journée passa, Lloyd était resté chez Dirk le temps que tout s’organisait. Les amis arrivèrent au fur et à mesure assez rapidement avec les ptéroplanes, mais il n’avait voulu voir personnes avant l’enterrement de sa bien aimé.

Le Lendemain, l’enterrement eu lieu tout le monde était présent : Kratos, Génis, Raine, Sheena, Zélos, Préséa, Régal, tous les villageois portaient le Deuil.
Lloyd était devant, les larmes coulant sur les joues. Génis aborda Lloyd…
_ Je suis désolé Lloyd, je comprends ce que tu ressens.
_ NON, TU NE PEUX PAS COMPRENDRE, J’AI PERDU CELLE QUE J’AIME ET MON ENFANT ET TOUT CA PAR MA FAUTE, TU NE PEUX PAS COMPRENDRE !!!
_ Lloyd calme toi s’il te plaît, lui dit Sheena, tu aurais peut être du changer de vêtement, tout ce sang ce n’est pas bon pour toi…
_LAISSEZ-MOI TRANQUILLE !!!!!!!!!!!
Lloyd hurlait à présent, il déploya ces ailes, elles étaient devenu rouge comme le sang, le regard de Kratos s’attardât sur la couleur de ces ailes alors que son fils dis parut dans les airs.

Il savait que cela voulait dire quelque chose, l’événement avait fait reculer de peur beaucoup de personnes, le silence régnait alors sur le village.
_Je pars, dit Kratos à l’ensemble des personnes
_Attends, tu vas rejoindre Lloyd ??? Lui dit Raine inquiète pour son élève.
_Non, j’ai quelque chose à vérifier sur Kharlan, ces ailes….
_Puis-je venir avec toi, pour étudier la bibliothèque de là bas ….
_ça ne me dérange pas !

 
Le reste de la cérémonie se déroula dans le calme, tout le monde regrettait de ne pas avoir pu consoler Lloyd surtout Kratos. Lloyd avait disparu d’isélia complètement désespérer.

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17 juillet 2008

Chapitre 01: Une ombre - par Ludovika

  Julia écarta doucement des branchages et embrassa l’horizon d’un regard béat. Une étendue verte à perte de vue, sauvage et émouvante. C’était la première fois qu’elle mettait un pied sur le continent de Sylvarant. Ses longs cheveux blancs dansèrent autour de son visage, caressant son regard écarlate. Elle avait des yeux de son père, elle en était heureuse, elle l’aimait profondément. Sa mère aussi, peut-être pas autant.
- Et la mère est amère… Soupira-t-elle.
Elle fila vers l’inconnu, le nez au vent, sautillant dans l’herbe grasse. Enfin, épuisée, elle se laissa glisser au sol. Elle fixait les nuages depuis à peine deux minutes quand son paternel apparu à ses côtés. Kratos s’assit et sa fille se redressa, lui offrant un sourire candide. Il lui caressa tendrement les cheveux.
- Tu aimes cet endroit ? Demanda-t-il calmement.
- Oh oui ! Ca change tellement de Meltokio, c’est tellement plus… Sauvage ! Même l’air me semble plus pur !
- Si ça te plait…
- Tu n’es pas content d’être ici ? Dit Julia, étonnée par la tristesse qu’elle venait voir se dessiner sur le visage de son père.
- Ne t’inquiète pas, ce sont justes de vieilles histoires. J’ai évité cette région pendant longtemps, je n’aurais pas dû, et y revenir après… Deux cent ans… C’est difficile…
- Oh…

 Quand elle était enfant, son père l’avait souvent régalée d’histoires épiques venant tout droit d’un autre âge. Qu’il était un Ange, elle le savait depuis toujours. Parfois, Kratos passait chez les Renégats, ou Yuan venait lui-même pour parler de choses sérieuses ou simplement discuter. Il était étrange, Julia ne le détestait pas, mais elle n’arrivait pas à l’apprécier non plus. D’ailleurs, le Demi Elfe ne jetait que des regards hautains à sa mère qui préférait l’ignorer. La jeune fille n’avait jamais compris pourquoi.

 Père et fille se relevèrent. Près de leur nouvelle maison, callée entre Asgard et Luin, une voix familière les appelait. Julia parti en courant mais Kratos la rattrapa rapidement.
- Arrêtes ! Tu sais bien qu’il est mort quelques mois plus tard ! Cette histoire est terminée ! Dit Génis à sa sœur, visiblement énervé.
- Oncle Génis ! Cria Julia en se jetant au cou du Demi Elfe.
- Ah ! Ma nièce adorée, murmura-t-il.
- Julia… Génis, ton père et moi devons parler de certaines affaires à régler, dit calmement Raine à sa fille.
- Je peux aller me promener alors ? Demanda-t-elle à sa mère. Je sais me défendre !
Raine soupira et son mari se pencha vers sa fille.
- Tu as un ptéroplan ?
- Oui.
- Ne pars pas trop loin, d’accord ?
- C’est promis !
Julia déposa un rapide baiser sur la joue de son père qui lui rendit un affectueux regard. Il se releva en regardant sa fille filer au loin comme une flèche.
- Bon, je rentre, fit Raine en soupirant.
Kratos acquiesça et suivit Génis qui retournait à la base de Triet.

 Après le repas, Raine lisait un livre dans le grand salon, Julia était endormie dans un fauteuil près de l’immense âtre qui réchauffait agréablement la pièce. Dehors, une tempête faisait rage. C’était une grande demeure. Elle comportait nombre de chambres, plusieurs salons et une bibliothèque des plus onéreuses et remplies qu’elle n’ait jamais vu, elle était le cœur de la maison. Dehors, il faisait nuit noire, mais la Demi Elfe n’était pas fatiguée. Elle se leva et posa un regard doux sur son enfant. Elle se pencha et lui caressa la joue. Julia ouvrit lentement les yeux.
- Il est temps d’aller dormir, lui murmura sa mère.
- Papa... revient quand ?...
- Va dormir.
Elle avait trouvé un mot de Kratos où il laissait entendre qu’il ne rentrerait que pendant le lendemain. Julia se leva péniblement et sa mère la guida jusqu’à sa nouvelle chambre. Sa fille se blottit sous les couvertures, déjà somnolente.
- Bonne nuit, maman.
- Bonne nuit, Julia, fais de beaux rêves.
Raine déposa un baiser sur son front et quitta la pièce. Elle se dirigeait à nouveau vers le salon quand trois coups furent frappés à la porte d’entrée.

 Qui pouvait bien les déranger à une heure si tardive ? Peut-être était-ce simplement un Renégat qui leur apportait quelque information. Raine secoua la tête, peu importe… Elle ouvrit l’imposante porte de chêne.
- Kratos ?
Soudain, elle se figea de terreur. Ce n’était pas son mari qui se tenait devant elle.
- Lloyd… dit-elle avec effroi.
C’était lui, elle en était certaine, bien qu’il n’ait plus grand-chose à voir avec le garçon qu’elle avait connu autrefois. De longs cheveux d’un beau marron écarlate descendaient jusqu’à ses coudes, dégoulinants de pluie, glissant sur son visage. Il était vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise blanche dont, par endroits, les manches étaient encerclées d’anneaux métalliques. Son visage, très pâle, était toujours aussi doux, quoiqu’une grande cicatrice barrait son œil gauche. Dans sa main, il serait un pendentif dont la chaîne s’était échappée de sa paume. Ses grands yeux carmin la regardaient sans ciller, terrifiés.

 Tous deux étaient sans voix. Lloyd tenta d’ouvrir la bouche pour parler mais aucun son n’en sortit. Ils restèrent ainsi, comme pétrifiés, jusqu’à ce que le regard du garçon se pose sur quelqu’un derrière Raine. Julia tira à la robe de sa mère.
- Maman… C’est papa qui est rentré ? Demanda-t-elle candidement, sans voir son demi frère sous la pluie.
Les yeux de Lloyd s’agrandirent encore. Il faisait non de la tête, refusant de saisir la vérité qui s’étalait sous ses yeux. Julia remarqua que ce n’était pas son père qui était revenu et se tut. Le jeune garçon balafré fit un pas en arrière. Raine avança, voulu le retenir, mais il s’enfuit en courant, les yeux révulsés de terreur.
- Lloyd !
Raine sortit pour le rattraper, mais il était déjà trop tard, il avait disparu sous le couvert des arbres, dans le manteau de la nuit. Sur le sol boueux, elle remarqua le médaillon qu’il avait jeté là, juste avant de fuir.

- Tu es sûre que c’était lui ?
- Oui… je ne sais pas comment il a survécu… mais c’était bel et bien Lloyd…
Ils étaient dans le salon. Kratos, assis dans un fauteuil à haut dossier, se tenait le visage entre les mains alors que Raine était debout face à la vitre et se mettait parfois à faire les cent pas. Sur une table basse devant l’Ange, il y avait le médaillon que la Demi Elfe avait ramassé. C’était le médaillon que Kratos avait donné à son fils, des siècles de là. Il contenait une photo de Lloyd, encore bébé, de Anna, sa mère, et de Kratos.
- Pourquoi nous a-t-on dit qu’il était mort ? Demanda l’Ange d’une voix atone.
- Il était mort ! Enfin…
Raine soupira. Devait-elle tout lui raconter dans les moindres détails ? Il savait déjà tout.
- Deux mois après la réunification, il est tombé gravement malade. Je ne savais pas quoi faire. Je n’avais jamais vu de tels symptômes… Son état n’arrêtait pas d’empirer. Il a souffert pendant des semaines avant de…
Kratos se leva, il vint jusqu’à elle et posa son front sur la vitre glacée de la baie qui donnait sur le jardin. Les paupières closes, il endura en silence les mots de Raine, le calvaire de son fils.
- Il a été enterré… juste à côté d’Anna… Sa tombe doit toujours y être.
Kratos lui jeta un regard en biais avant de se redresser et de s’apprêter à quitter la maison, le visage fermé.
- Où vas-tu ? Demanda son épouse, inquiète.
- A Isélia.
Kratos quitta la demeure et disparu dans la nuit.

 Seulement deux heures plus tard, Kratos était déjà de retour. Des ombres moroses dansaient sur son faciès. Raine le suivit au salon où il se laissa tomber dans le fauteuil au grand dossier en poussant un soupir d’épuisement et de douleur. Ses habits étaient sales, ses mains étaient couvertes de terre ainsi que son visage. Il finit par lever vers elle ses prunelles pleines d’une infinie tristesse.
- Rien, dit-il, la gorge nouée.
- Rien ? S’étonna Raine.
- Rien… La tombe est brisée… Le corps n’y est plus…
Kratos baissa la tête et porta une main à ses yeux. Il pleurait en silence. Raine sentait son cœur se déchirer, elle ne l’avait jamais vu dans un tel état. Elle ne savait que faire. Elle ne pouvait rien faire. Rien n’apaiserait son chagrin et son impuissance la torturait. Elle ne put que se tenir à ses côtés et lui presser l’épaule…

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Chapitre 02: Je te le promets - par Ludovika

- Ce gamin-là ?
- Oui, je le cherche.
- Qu’est-ce que vous lui voulez ? Demanda l’aubergiste, grossier et mal rasé.
- Ce que je lui veux ne vous concerne pas, répondit calmement Kratos.
- Je ne veux pas avoir d’ennuis, moi !
- Où ? L’interrogea encore l’Ange qui commençait à perdre patiente.
Cet homme puant qu’il avait trouvé semblait être la seule personne à savoir où se terrait son fils. Il sentait l’alcool et la transpiration et il tenait une auberge dans le même état que lui qui servait souvent de comptoir de vente de drogue. Kratos avait remonté toutes sortes de pistes pendant des semaines pour finalement atterrir ici. L’homme essayait nerveusement de se débarrasser de l’Ange. Il avait beau être crasseux, il essayait tout de même de garder son secret. S’impatientant, Kratos mit son poing sur le comptoir, l’aubergiste sursauta. Mais quand il desserra sa main, plusieurs pièces d’or en glissèrent. L’homme déglutit avec difficulté. Honnête mais corruptible.
- D’accord, dit-il.
- Alors, où ? Demanda Kratos, irrité par cette perte de temps.
- Près des ruines de Palmacosta, il y a une forêt…
- Et après ? L’interrogea encore Kratos, dont la voix devenait de plus en plus autoritaire.
- Euh… Il y a un vieux manoir, continua l’aubergiste, mal à l’aise.
- C’est tout ?
- Oui…
- Parfait.
Kratos quitta l’auberge. Il n’avait que peu d’informations, mais cela lui suffirait amplement. Il hésita quelques secondes puis se dirigea vers une poste. Il écrivit un message à l’attention de Raine : « Je sais où il est, je vais le chercher. Je ne sais pas quand je rentrerais. Ne t’inquiète pas. Je vous aime.
Kratos. » Le facteur soupira de devoir partir pour une dépêche privée mais sortit son dragon et fila vers Luin. L’Ange se cacha derrière un rocher et déploya ses ailes azur.

 Kratos avait volé tout le jour, mais il était arrivé. Le manoir était là, à l’abandon, et la nuit le rendait encore plus lugubre qu’il devait l’être de jour. Il fit le tour de la bâtisse et entra sans un bruit par une vitre cassée. L’intérieur était plutôt bien conservé. Il était dans une sorte de salon au centre duquel trônait un vieux piano à queue en parfait état. Il n’y avait que quelques étagères dont les livres traînaient au sol. Kratos s’approcha de l’instrument puis ramassa un volume assez épais. Il le prit par la couverture, mais quand il le souleva, les centaines de pages glissèrent et tombèrent sur le clavier qui émit quelques notes qui résonnèrent dans tout le manoir. L’Ange se figea et tendit prudemment l’oreille. Soudain, des bruits de pas précipités se firent entendre. Kratos se jeta vers l’escalier qu’il gravit à toute allure, il traversait les premières pièces quand une fenêtre fut brisée. Enfin, dans la dernière, il se pencha entre les éclats et vit quelqu’un foncer dans la forêt. Il déploya ses ailes et se lança. Il ne voulait pas faire de mal à Lloyd, mais s’il ne se dépêchait pas, il le perdrait peut-être pour toujours.

 Lloyd était rapide. L’Ange fila vers lui. Quand il fut à moins d’un mètre de lui, le garçon se retourna et son père put lire de la peur dans ses yeux. Il referma les bras sur son fils et ils s’étalèrent sur le sol. Leur chute fut plus brutale qu’il ne l’avait prévu. Kratos se releva, sous lui, Lloyd était sonné, sûrement blessé. Il passa un de ses bras sous ses épaules, l’autre sous ses genoux, et le pris contre lui pour le ramener au vieux manoir. Là, il pourrait le soigner et lui parler.

 A l’étage, il trouva un matelas, posé simplement sur le plancher, où il allongea son fils. Il releva un peu son pantalon et vit sa cheville enflée. Ses mains entourèrent délicatement sa jambe et émirent une faible lueur. Lloyd reprit conscience. Sursautant brusquement, il poussa de ses pieds pour reculer. Le garçon était dos au mur, ses yeux fixaient son père avec horreur. Il voulu déposer sa main sur la matelas mais il la retira aussi vite que s’il lavait plongée dans des braises. Kratos tendit la sienne vers lui. Après une longue minute, Lloyd s’avança et glissa sa main blessée dans la grande paume de son père. Ses doigts se fermèrent doucement sur les siens. Le sort de soin avait agi, mais Kratos ne voulait pas lâcher son fils. Après deux cent ans, il le retrouvait enfin.

 Kratos ferma ses paupières pour rassembler son courage. La discussion qui allait suivre s’avérait difficile. Mais quand il ouvrit les yeux, il vit le visage en larmes de son enfant.
- Comment t’as pu ? Gémit celui-ci.
- Lloyd…
- Comment t’as pu trahir maman ?... Et moi ?
Kratos serra les dents alors que son fils posait son front sur ses jambes repliées et qu’il les entourait de son bras libre. Lloyd se mit à sangloter.
- Je t’ai attendu… deux cent ans… Tu t’imagines pas…
L’Ange se leva et se glissa derrière Lloyd. Il s’assit et prit son fils contre lui, placé entre ses genoux. Doucement, il le tourna et le pressa contre son torse. Alors, il le berça tendrement, jusqu’à ce qu’il se calme, puis que sa respiration se fasse plus profonde. Le jeune garçon était épuisé.

 Depuis quand ne l’avait-il plus serré ainsi dans ses bras ? Soudain, il s’en voulu de l’avoir laissé, d’avoir choisi la réclusion plutôt que son fils. Mais on ne revenait pas en arrière, il ne le savait que trop bien. Intérieurement, il se demandait comment aurait été sa vie s’il avait choisi Lloyd à la place des remords. Son existence aurait-elle été plus douce encore que celle de son choix ? Il se détestait. Il se détestait tant de voir son enfant dans cet état : si malheureux, si pâle, détruit. Et si son petit cœur était en ruines, c’était uniquement par sa faute. Il s’autorisa à verser quelques larmes. Lloyd était en vie, il y avait toujours de l’espoir.

 Kratos déposa un baiser dans les cheveux de son fils.
- Je te sauverai, je te le promet, murmura-t-il à son oreille, je te promet que tu seras heureux.

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Posté par _martel_ à 15:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chapitre 03: Renaissance- par Ludovika

Lloyd se protégea de l’éblouissement des rayons du soleil à l’aide de sa main. Il grogna : sa tête le lançait, soit d’avoir trop pleuré, soit à cause de sa chute de la veille. Quand la douleur s’estompa, il nota rapidement que Kratos devait l’avoir emporté dans une auberge. Il se leva et jeta un œil par une des fenêtres. Il était dans une maison du salut. Dehors, on pouvait voir l’embarcadère de Thoda et ses baquets.

 Quand Lloyd tourna la poignée de la porte, celle-ci résista. Il l’agita quelques fois, en vain : il était enfermé. Son père avait dû prendre cette précaution au cas où il tenterait encore de fuir. Lloyd abandonna, il n’avait plus la force de trouver une autre échappatoire, il préférait attendre le retour de Kratos. Le temps n’était plus à la fuite, mais à la confrontation, sans armes ni violence, juste avec des gestes et des mots.

 Finalement, il se dirigea vers une autre porte et entra dans une petite salle de bain annexée à sa chambre. Lloyd se sentait sale et fatigué, comme après une trop longue bataille, aussi se fit-il couler un bain très chaud. Il lança ses vêtements sur une chaise et entra dans l’eau fumante. Il s’immergea totalement quelques secondes. La chaleur déliait ses muscles douloureux et calmait agréablement ses appréhensions. Il soupira d’aise, même s’il savait que cette paix ne serait que de courte durée, car, une fois sorti, le froid de la réalité le rattraperait, avec sa kyrielle de doutes et de souffrances.

 Après s’être lavé et essuyé, Lloyd lança un sort à ses vêtements pour les nettoyer. En deux siècles, il avait eut le temps d’apprendre un peu de magie. Il les enfila et prit un essuie pour sécher ses cheveux avant de quitter la pièce, c’est à cet instant que son père tourna deux fois la clé dans la serrure et entra. Lloyd se figea quelques secondes, le fixant d’un air surpris, puis se désintéressa et s’assit en tailleur sur le lit en frottant ses cheveux du tissu déjà humide. Kratos se posta devant lui, le garçon l‘ignora. Enfin, il s’assit à côté de lui, saisit délicatement l’essuie et le tira doucement. L’étoffe glissa de la tête de son fils qui baissa les yeux. L’Ange avança sa main vers son visage et posa sa paume sur sa joue. De son pouce, il suivit la cicatrice que son fils portait. Il commença au sourcil, puis descendit. Lloyd ferma les paupières quand il passa sur la fine membrane, et les rouvrit quand son père retira sa main, lui caressant une dernière fois la joue du dos de son index, avant de rompre leur contact.
- Comment t’es-tu fait ça ?
- La guerre de la réunification…

Une ride de scepticisme apparu sur le front de Kratos.
- Tu y as participé ?
- Bien sûr ! J’ai toujours adoré découper des gens en morceaux ! T’étais pas au courant ? Cracha Lloyd avec une ironie féroce.
Le jeune garçon braqua violemment ses prunelles pleines de reproches vers son père.
- Ils n’ont pas pris la peine de nous le demander, tiens.
Soudain, il fuit son regard et se mit à tortiller un bord de sa chemise entre ses doigts pâles.
- Au départ, il n’y avait que les soldats qui se battaient, dit-il d’une voix brisée, ensuite, après plusieurs batailles, ils n’étaient plus assez nombreux. Et c’était le même problème dans les deux camps. Alors ils ont été chercher tous ceux qui étaient capables de porter une épée. Les derniers combats se sont joués entre des vieillards et des enfants. J’en ai tué des tas, et à la fin, j’ai déserté. C’était pas une guerre, c’était de la boucherie…
Le ton n’avait cessé de diminuer depuis le début de son récit, ses derniers mots n’avaient été qu’un murmure à peine audible. Kratos posa une main sur la tête de son fils, ce dernier lui fit face de son petit visage abattu par le poids de la vie.


- Je veux pas, dit Lloyd, toujours aussi buté.
- Pourquoi ?
- C’est pas ma mère !
- Je ne te demande pas de la considérer comme ta mère, ni Julia comme ta sœur, répondit l’Ange d’une voix posée.
- Je trahirai pas maman ! S’emporta le jeune garçon.
- Lloyd…
- Non ! Je suis pas d’accord ! Je ferai pas comme toi ! Cria-t-il presque.
Il fit demi-tour et voulu partir mais sont père le retint d’une poigne ferme sur son épaule. Ils étaient devant la maison de Raine, Kratos et Julia.
- Lloyd, gronda-t-il, n’oublie pas ta promesse.
Ils entrèrent. La maison était vide, Raine et Julia étaient allées retrouver de vieux amis en ville. Ils firent quelques pas à l’intérieur et une lumière d’origine inconnue se mit à éclairer la demeure. Dehors, il faisait nuit noire, comme ce soir où Lloyd était venu frapper à leur porte en quête d’espoir. Kratos ne le fit même pas visiter, il le conduit directement à sa chambre. La pièce était à l’étage. Les murs étaient ornés d’une tapisserie bleue sobre. Un grand lit à baldaquins trônait en face de la porte, le dos contre un mur, et, de chaque côté, il y avait de grandes baies qui donnaient sur l’immense jardin. Cette façade de la maison était-elle entièrement vitrée ? Lloyd apprécia cet endroit dés que son regard s’y posa, quoiqu’il n’en dit rien à son père.
 Il s’avança vers son lit, suivit par son paternel. Sans même essayer de rester debout, il se laissa tomber sur le matelas. Kratos prit les couvertures et les remonta jusqu’à ses frêles épaules. Lloyd soupira de bien-être. Jamais il n’avait dormi dans un lit plus confortable. Il se lova sous ses draps frais et enfoui profondément son visage dans les généreux oreillers de duvet. Le paradis… Il avait déjà fermé les yeux quand son père lui caressa les cheveux et déposa un baiser sur son front.
- Fais de beaux rêves, mon fils…

 

- Grand frère ! Hurla quelqu’un au-dessus de Lloyd.
Quand le garçon ouvrit les yeux, il découvrit Julia, à cheval sur son ventre
- Tu viens prendre le petit-déjeuner ?
- Hein ?
- Tu sais, j’ai toujours voulu avoir une grand frère, expliqua joyeusement la petite fille, mais papa et maman ils disaient que c’était pas possible ! Et c’était même pas vrai en plus !
Lloyd eut un petit rire amusé.
- Viens !
Julia l’entraîna par le bras jusqu’à la cuisine, qui servait aussi parfois de salle à manger. Lloyd resta sur le seuil, pantois, alors que sa sœur bondissait dans toute la pièce. Son père était assis à table et demandait à sa fille de se calmer. Raine cuisinait et Julia ignorait Kratos.
- Euh… Bonjour… Fit timidement le jeune garçon.
Son père lui adressa un sourire tendre et sa belle-mère se tourna vers lui.
- Bonjour Lloyd, dit-elle avec douceur, assied-toi.

 

 Quelques jours plus tard, alors que Kratos et Raine dormaient, trois coups frappés sur la porte de leur chambre les réveilla. Ils se redressèrent et aperçurent Lloyd qui tenait par les épaules sa sœur dont les yeux étaient terrifiés. La petite serrait un ours en peluche dans ses bras.
- Elle a fait un cauchemar, elle n’arrive pas à dormir, dit Lloyd, fatigué.
Raine fit signe à sa fille de s’approcher. La petite couru se réfugier entre ses parents. S’apprêtant retourner dans sa propre chambre, le jeune garçon fut arrêté par son père qui, sans qu’il n’ait le ne temps de réagir, l’emmena aussi vers le lit. D’un côté, la mère et la fille ; de l’autre, le père et le fils. Il fallut quelques secondes à Lloyd pour chasser sa surprise. Enfin, voyant devant lui Raine et Julia, si sereines, il sentit le cœur de Kratos dans son dos et se blottit un peu plus contre lui. Son paternel, qui perçu son changement d’attitude, le serra plus fort et embrassa sa nuque. Lloyd s’endormit, bercé par les battements de cœur de son père.

Fin

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Chapitre 09: J'aimerais rentrer chez moi... - par Akina

Elles couraient depuis de longues minutes déjà, sans s’arrêter une seule fois malgré la chaleur du désert. Le sable alourdissait leurs pas et des gouttes de sueurs leurs tombaient dans les yeux.
Quand elles pensèrent être suffisamment loin de leurs geôliers, elles consentirent enfin à stopper leur course. Complètement essoufflées et assoiffées, elles s’écroulèrent par terre. Le sable était brûlant, les deux filles grimacèrent de douleur mais finirent par s’y habituer même si elles s’étaient cramées les fesses au début.
-C’est…bon…on est à bonne…distance…de cet…endroit de tarés… haleta Gwenn, étalée par terre sur le ventre, le visage rouge à cause du soleil et de l’effort.
Sa compagne, Kiara, écroulée à quelques pas d’elle, poussa un gémissement étouffé.
« Saleté de désert…j’aurais dû penser à leur chourer deux ou trois bidons d’eau avant de me barrer…
-C’est trop tard…pour avoir des regrets…à moins que tu ne veuilles y retourner… ? lança la jeune fille brune.
-Sans façon…préfère encore crever… »
Elles se reposèrent encore quelques minutes avant que Gwenn ne dise qu’il serait peut-être temps de reprendre la route au lieu de rester à cuire de cette manière au soleil.
« Ouais…C’est où la ville la plus proche ? grogna Kiara, la tête entre ses bras.
-Euuuuh… » fit Gwenn en regardant partout autour d’elle.
Comment lui expliquer qu’elle ne venait pas de ce monde-ci et que par conséquent elle ne savait rien de lui ? Il était prévu que Maître Ryo lui explique tout aujourd’hui mais il n’en avait pas eu le temps, vu que Gwenn s’était faite enlever par les Désians. D’ailleurs, ceux qui l’avaient kidnappée étaient quelque peu différents de ceux qui l’avaient attaqué la veille sur la place principale de l’Oasis. Mais elle n’avait pas le temps de penser à ça.
Elle songeait à Ryo et à Chris… ils devaient, bien évidemment, s’être aperçus de sa disparition. Est-ce qu’ils la cherchaient ?
Et sur Terre ? Sa mère devait être très inquiète, la police devait la rechercher…
Holàlà, elle aurait pleins d’ennuis en rentrant…si jamais elle rentrait un jour.
A cette pensée, la jeune fille sentit des larmes lui brouiller la vue mais elle les essuya d’un geste vif. Certes, dans son village, tous les habitants avaient peur d’elle ce qui faisait qu’elle était toujours toute seule mais c’était là qu’elle avait grandit. Son cœur était encore là-bas.
Gwenn se promit de tout faire pour trouver un moyen de rentrer chez elle.
-Qu’est ce qui ne va pas ?
L’adolescente s’aperçut que Kiara la dévisageait, l’air étonné. Elle piqua un fard et bafouilla en lui tournant le dos :
-R-rien du tout ! Euh…Triet doit être par là !
Elle désignait une direction au hasard, d’un air assuré même si elle n’en savait strictement rien.
-Ah ? Bon, dit Kiara, maussade.
Elle se leva et se mit à marcher dans la direction indiquée par Gwenn.
Celle-ci hésita quelques secondes avant de lui emboîter le pas.

 
Les deux hommes marchaient depuis un bon bout de temps sous le soleil.
Ils étaient vêtus de longues capes beiges à capuches, qui se confondaient très bien dans le paysage. L’un des deux, celui qui semblait être le plus jeune, transportait une assez grosse sacoche qui devait contenir quelques vivres et surtout beaucoup d’eau. Un long sabre dont la lame scintillait au soleil était accroché dans son dos. L’autre tenait à la main une grande lance avec une lame à chaque extrémité.
Ils avançaient tous deux, en levant souvent la tête, comme s’ils recherchaient quelque chose.
« Maître, commença le plus jeune et qui s’avérait être Chris. Peut-être que si nous nous séparons, nous aurons plus de chances de retrouver Gwenn…vous ne croyez pas ?
-Tu as sans doute raison, mais je pense qu’il vaut mieux que nous restions ensemble, si jamais nous nous faisons attaquer. A deux, nos chances de succès seront plus élevées, répondit le deuxième homme qui était en fait Maître Ryo.
-Bien. »
Ils continuaient de scruter le désert en direction du village du nom d’Isélia. Si Gwenn avait belle et bien été enlevée  par les Désians et que par malheur, ils l’avaient emmené dans une de leur ferme humaine, ils auraient plus de chances de trouver des traces dans ce coin là vu que la ferme la plus proche était celle d’Isélia. Soudain, ils aperçurent un groupe de personnes qui se dirigeaient vers Triet et qui avaient l’air de venir justement d’Isélia.
Ryo plissa les yeux pour mieux voir et tout à coup, son expression changea.
Il avait l’air très inquiet et à la fois en colère.
-Des Désians, marmonna t-il, les dents serrées. Ils vont vers Triet.
Chris écarquilla les yeux, épouvanté.
« Mais pourquoi ? Si ce sont bien eux qui ont kidnappés Gwenn, pourquoi revenir alors qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient ?!
-Je ne sais pas mais j’ai un mauvais pressentiment… ne restons pas ici.
-Mais…et les gens du village ? Il faut les prévenir ! protesta Chris, outré.
-C’est trop tard désormais. Il n’y a plus qu’à prier la déesse Martel qu’il ne leur arrive rien de grave… », murmura l’ancien mercenaire, chagriné.
Et il reprit son chemin, sous le regard choqué de son élève.

« Je sais pas pour toi mais moi, j’ai comme l’impression qu’on tourne UN PEU en rond… railla Kiara à l’adresse de sa compagne qui marchait quelques pas devant elle.
-Rhôôôôô, c’est pas ma faute si j’ai un sens de l’orientation pourri ! râla Gwenn en continuant d’avancer d’un pas rageur.
-Manque de bol, le mien n’est pas mieux !
-Alors ferme-la ! »
Vexée, Kiara se tut. Bon sang, elle qui avait prévu, en venant ici, de faire autre chose que de retrouver son chemin et bien on peut dire qu’elle n’avait vraiment pas de chance !
Elle n’avait pas que ça à faire ! Elle perdait son temps dans ce foutu désert de sable ! Tout ce qu’elle voulait, c’était une bonne cachette où IL ne pourrait pas la retrouver et où elle resterait jusqu’à la fin de ses jours.
Elle voulait que son arrivée passe inaperçue. Manque de chance, elle avait atterrit juste devant l’entrée principale de la base des Renégats où deux soldats montaient la garde. La tête qu’ils avaient eue ! Kiara aurait pu trouver ça drôle si au même moment, le bras droit du chef des Renégats ne s’était pas ramené… Résultat, elle s’était retrouvée enfermée dans une de leur cellule pourrie.
Pour la discrétion c’est mort, elle était foutue pensait-elle, le regard sombre.
Et puis il y avait l’autre là, Gwenn. Elle semblait douée pour se fourrer dans les pires ennuis. Il ne fallait pas qu’elle reste avec la jeune fille, elle s’était suffisamment faite remarquer comme ça !
Soudain, Gwenn poussa un cri de joie.
Deux silhouettes se dessinaient au loin. La demie-elfe ne savait pas pourquoi mais elle était prête à jurer que c’était Ryo et Chris.
-Nous sommes sauvées ! Nous sommes sauvée ! criait-elle.
Oui, maintenant elle en était sûr, c’étaient bien le maître et son élève qui s’avançaient vers elles.
Gwenn leurs adressa de grands signes de la main jusqu’à ce qu’ils la repèrent.
Ils lui répondirent avant de se mettrent à courir vers elles.
La jeune fille poussa un soupir soulagé avant de se retourner vers Kiara.
-C’est bon, il n’y a plus rien à craindre, nous…Kiara ?
Gwenn regarda tout autour d’elle mais dut se rendre à l’évidence : Kiara avait disparue !

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Chapire 02: L'ange perdu - par Alice_Aurion

Cela faisait maintenant plus de trois jours que Lloyd errait dans le ciel de Symphonia. Les questions s’enchaînaient dans son esprit, il atterrit seulement près de Meltokio, la cité était toujours aussi sublime qu’avant. On pouvait voir le château du roi, Lloyd savait malgré lui ce qu’il faisait ici « _ Je suis Gidéon, je suis là sur ordre du roi de Tesseha’lla, et mon objectif est de vous éliminer, hahahaha….. », ces paroles résonnaient encore dans sa tête.
Il se rappela la chanson que lui chantait Colette lorsqu’il n’était pas bien, mais cela ne faisait qu’augmenter sa rage. Il prit alors la décision d’aller voir le roi coûte que coûte. Il n’avait pas pris la peine de faire disparaître ces ailes, elles étaient devenues rouges sombre, très sombre.

Kratos et Raine était arrivés à Welgaïa, Ils étaient rester silencieux jusqu'à maintenant :
_Pourquoi as-tu insisté pour venir avec moi sur Derrhis-Kharlan ??
_Après l’enterrement de Colette, il aurait fallu que je repars pour ma route seule, or, il y a quelqu’un qu j’espère voir ici, et puis je m’inquiète réellement pour Lloyd, je… ne l’ai jamais vu comme ça même pendant notre périple.
_Je vois, c’est un peu comme une sorte d’échappatoire…
Raine rougit légèrement mais se tut, des anges arrivaient, elle se préparait à combattre, elle avait un mauvais souvenir des anges.
_Ne t’inquiète pas, ils sont devenus normaux.
_ Bienvenue à Welgaïa Seigneur Kratos et vous aussi Mme.
_Merci de nous accueillir, je souhaite me rendre de suite à la bibliothèque et je veux que l’on ne me dérange sous aucun prétexte.
_Il sera fait selon vos désirs.
_Je te rejoins tout à l’heure !!
_Si c’est Yuan que tu cherches, il n’est pas encore arrivé, je le vois cet après-midi.
_euuh…….. Non, ce n’est pas lui, mais finalement je vais t’aider à chercher dans ces livres.
_Comme tu veux…

Raine était alors devenu rouge comme une pivoine à l’évocation de Yuan, Kratos arborait un demi-sourire.
Des milliers de livres se présentaient devant les yeux de Raine (mode ruine actif), ses yeux brillaient…Lorsqu’elle revint à la raison, elle vit que Kratos avait déjà commencé à feuilleter les livres.
_ Il faut chercher quoi exactement ??
_ Une maladie où les ailes d’un ange changent de couleur, ce n’est pas commun mais il le faut.
Pendant quatre jours entiers ils cherchèrent dans ces montagnes de livres, ce fut Raine qui trouva quelque chose.
_ Kratos, je crois que j’ai trouvé !
Une femme humaine du nom d’Eva s’est sacrifiée pour sauver celui qu’elle aimait, ils avaient déjà un enfant, ce sacrifice fut récompensé par le ciel en la faisant devenir un ange. Mais un jour alors qu’elle rendait visite à son fils et son mari, elle vit les villageois prendre son fils et tué son mari, elle en devint folle de rage, lorsqu’elle apparut devant les villageois elle avait les ailes rouge sang, voire même noire. Son cœur était habité par la haine, le désespoir, la vengeance. Elle fit un véritable massacre, elle tua tous les villageois et failli même tué son fils qui avait 5 an à l’époque, c’est son père qui grâce à un pendentif magique la calma, se rendant compte de ce qu’elle avait fait, elle se donna la mort.

Après cette lecture, Kratos avait le cœur qui battait la chamade, des souvenirs de son enfance lui revenait et il savait…

_Le remède est aussi inscrit, je te le dicte : un crin de licorne pour former le collier, le pendentif doit avoir un cristal pur enfermé dans une feuille de mana. C’est assez simple.
Une voix derrière s’exclama :
_Je vais vous aider !!
_YUAN !!! Ce qui étonnait plus Kratos que raine.
_Il faut faire vite car je pressens des événements graves pour Lloyd, Raine, Yuan vous trouvez les différends éléments pendant que je localise Lloyd.
_Pas de problème, on y va !!
Yuan et Raine partirent sur le champ, il ne fallait pas perdre de temps, qui sait….

Lloyd était arrivé au palais du roi, ces ailes étaient toujours sorties.
_Je demande une audience immédiate au près du Roi de Tesseha’lla !
_Il va vous recevoir, lui dit la servante.
Lloyd attendait dans la salle de bal, elle était immense. Le Roi était accompagné de sa milice, il savait…
_Votre majesté, est-ce bien vous qui avez envoyé Gidéon nous assassiner ???
_Alors, il n’a pas réussi, je suis désolé Lloyd mais ta vie se terminera ici même !
_Je vengerai Colette ; une aura noire apparue autour de Lloyd, il ne pouvait plus se contrôler, ces ailes étaient plus noires que jamais. Il tua tous les soldats en un seul coup, la princesse qui était éprise de l’un de ces soldats se jeta sur lui, elle fut tuée en même temps que celui qu’elle aimait mais Lloyd n’était plus lui-même. Zélos apparut dans la salle avec Sheena, ils virent alors le carnage, tout ce sang qui se déversait sur le sol.
Zélos : Calme-toi, Lloyd je t’en prie…Sheena, fait apparaître un esprit pour qu’il prévienne Kratos
_ Je t’invoque Sylphe. Va prévenir Kratos nous avons de gros problèmes. Sylphe 
_Ne t’approche pas Zélos où tu y passes aussi !!
_ Je suis ton ami, je peux t’aider…
Tout à coup Zélos avait l’un des glaives planté dans sa cuisse.
_ Aaaaaaaaaahhhhh….
_ Tu vas ressentir toute la douleur que Colette a eu…. Le deuxième glaive traversa le corps du roi.
Origin apparut sous les yeux ébahis de sheena
« _Le démon est en train de prendre possession de lui, invocatrice sauve mon maître s’il te plaît«  ; puis il disparu.

Sylphe réapparut avec Kratos, Yuan, et Raine qui avait le pendentif. Kratos déploya ces ailes s’envola rejoindre Lloyd par derrière, ainsi il put lui mettre le collier. Il y eut un cri effroyable, puis une lumière blanche….
Lorsque tout le monde put enfin regardé, Lloyd était inanimé dans les bras de Kratos, couvert de sang.
_Qu’allons nous faire ? Est-ce qu’il va se souvenir ? dit Sheena inquiète, est-ce qu’il supportera ce qu’il a fait ?
_Je pense qu’il ne va pas se souvenir tout de suite, il n’était plus lui-même, pour le moment il vaudrait mieux garder l’événement secret, pour ne pas créer d’émeute. Zélos, est-ce que ça va ?
_Ne t’en fais pas, va juste y avoir beaucoup de boulot (quand je pense que je vais être roi), il va falloir trouver un autre version de l’accident.
_Je voulais dire ta blessure !
_Ce n’est rien, une petite égratignure c’est tout. »
Kratos repartit sur la terre sacrée de Kharlan avec son fils dans ces bras en compagnie de Yuan et de Raine.
Tout le monde s’entraidait pour remettre tout en ordre, il fallait se préparer à annoncer la nouvelle au peuple de Symphonia.

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Posté par _martel_ à 18:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Chapitre 03: La famille Aurion - par Alice_Aurion

Lloyd se réveilla deux jours plus tard. Il se demandait où il était, les murs étaient blancs, cela donnait une sensation plutôt apaisante. Il portait toujours le collier autour du cou mais il ne se rappelait pas d’ou est-ce qu’il venait. Il ne se rappelait pas grand chose, il revoyait le visage souriant de Colette, mais aussi du sang et cette sensation d’avoir fait quelque chose d’horrible le taraudait. Kratos était resté à veiller au chevet de son fils. Lloyd ouvrait les yeux petit à petit, il avait l’air sonné comme s’il se réveillait d’un long coma.
« _Papa…
_Tout va bien, Lloyd, tu es à Welgaïa, en sécurité.
_Je… Que … Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Colette ? Zélos…, le Roi ? Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Dis-le moi s’il te plaît ?
_Après que Colette soit décédée, tu es devenu fou de rage et de tristesse…
_Alors, ce n’était pas un cauchemar, Colette est bien morte… »
Des larmes commençaient à perler sur le visage de Lloyd, il commençait à se souvenir de Gidéon, Colette, l’enterrement …puis ce fut le trou noir.
« _Tu as été atteint d’une maladie très rare nommée la colère angélique.
_Comment le sais tu ?
_J’y répondrais après, tu as commis un acte alors que tu étais sous l’influence de cette maladie… Tu as tué le Roi et

la Princesse

de Tesseha’lla, lui dit Kratos calmement.
_Je… je ne m’en rappelle pas, dit-il en détournant la tête.
_C’est normal, tu n’étais pas toi-même. Lorsque la colère angélique s’empare d’un ange, un démon se crée à l’intérieur de celui-ci. Ces ailes deviennent rouges puis noires jusqu’à ce que le démon se matérialise hors de l’ange.
_Est-ce que j’ai tué ou blessé quelqu’un d’autre ?
_Tu as blessé Zélos mais ne t’inquiète pas pour lui, il va beaucoup mieux et à cause de cet événement il va devenir le nouveau Roi de la région de Tesseha’lla.
_Est-ce que ce démon est apparu ?
_Heureusement non, grâce à Raine et à Yuan j’ai pu fabriquer le remède à temps. C’est le collier que tu as autour du cou. Ne le quitte jamais !
_Comment as-tu su que j’avais cette maladie ?
_Quelqu’un que j’ai connu a eu cette maladie. Le jour de l’enterrement de Colette, tu t’es envolé pour fuir la réalité. Tes ailes étaient rouges, c’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille.

Il y a plus de 4000 ans, une femme du nom d’Eva a donner sa vie pour sauver l’homme qu’elle aimait, c’était un demi-elfe, ils étaient déjà très pourchassé et tuer dans tout le monde. De plus, elle avait déjà donné la vie à un enfant, il avait seulement quelques mois. Alors qu’elle revenait sous sa forme angélique, elle vit son mari et son bébé poursuivis par un groupe d’humain. Avant qu’elle n’ait pu intervenir, il perdit la vie poignardé par l’un de ces humains. Son bébé gisait à terre dans les bras de son père. Elle en devint folle de rage et de désespoir, c’est ainsi que la colère angélique s’empara d’elle. Ce fut un ancien elfe qui la sauva, elle avait déjà abattu tout le groupe d’humain et elle allait s’en prendre à un village qui était non loin de l’endroit où elle se trouvait. L’elfe a réussi à lui passer le collier purificateur autour du cou alors que le démon s’était emparé d’elle. En attendant qu’elle reprenne ses esprits, il s’occupa de l’enfant. Une fois réveillé, lorsqu’elle a su ce qu’elle avait fait, elle mit fin à ces jours. L’enfant fut amené dans un orphelinat militaire. Pour ne pas oublier son histoire tragique, l’elfe écrivit un livre qui fut conservé.
_Comment en sais-tu autant sur la vie de cette femme ? Tu la connaissais personnellement.
_Cet elfe est venu à ma rencontre lorsque je suis sorti de l’école militaire, j’avais à peu près 17ans, et il m’a raconté que cette femme était ma mère, il m’a donné ce livre puis je ne l’ai plus jamais revu.
_Je suis désolé, pourquoi tu n’as pas été atteint de cette maladie lorsque Maman s’est transformée en monstre ?
_J’ai su garder, je pense, une certaine raison. Je voulais surtout te protéger après l’avoir…
Tu as réalisé sur le moment que tu n’avais plus rien, alors tu as pensé seulement à ta vengeance. Ce n’est pas de ta faute. Au fait, pourrais-tu me montrer tes ailes, s’il te plaît ? »
Lloyd obéit sans discuter, ces ailes avaient repris leurs couleurs habituelles.
« _Tant que tu porteras ce collier, la colère angélique n’apparaîtra plus.
_Dis papa, est-ce que je peux rester ici quelques temps ? Je n’ai nulle part où aller et je ne sais pas comment les autres si je vais les voir. A vrai dire, je me sens seul depuis que Colette n’est plus là.
_Tu peux rester ici aussi longtemps que tu le souhaites, tu es mon fils après tout.
_Merci beaucoup. »

 

Durant trois mois, Lloyd resta sur Welgaïa, coupé du monde. Il avait repris sérieusement les études ces cinq dernières années, Colette l’avait encouragé à étudier l’astrologie, elle savait que c’était une des passions de Lloyd. Il connaissait maintenant toutes les différentes cartes des étoiles, l’astrologie étant une matière assez complexe, il avait du aussi étudier les mathématiques… Pendant ces trois mois, Lloyd avait continué à étudier, mais il avait aussi continué l’entraînement avec Kratos comme autrefois. Grâce à son père, Lloyd réussissait à oublier pour quelques instants ce qui le tourmentait.

 

 

 

Après la mort du Roi, il fut décidé que l’élu monterait sur le trône, Zélos allait donc être bientôt couronné. Lloyd savait qu’il se devait d’y assister, mais comment ces amis allaient-ils réagir ? Cette question le hantait depuis son réveil, il n’avait donné aucun signe de vie, même pas à son meilleur ami Génis. Ces rêves étaient parsemés de sang et de hurlements, le visage de Colette lui revenait régulièrement, disant qu’elle était désolée. Il ne savait plus trop ou il en était, Kratos était là et le rassurait mais cela ne suffisait pas.
Le jour du couronnement arriva. Tout le monde était convié, tous ces amis, mais aussi tout le gratin de symphonia. Lorsque Lloyd entra dans la salle avec Kratos, ce fut l’étonnement général, tous ces amis allèrent à sa rencontre, ils n’avaient plus eu de nouvelles depuis le drame. Kratos portait sa tenue du Cruxis, Lloyd portait une tenue similaire mais restait dans ses couleurs habituelles (rouge et blanc). Zélos paradait dans une tenue luxueuse mais qui semblait fort inconfortable, à ces côtés, Sheena portait une robe mauve avec un nœud rose, elle n’aimait pas du tout ce genre de tenue mais Zélos avait tellement insisté qu’elle décide de faire un effort. Tous les autres étaient habillés élégamment. Le bal débuta, Lloyd était assis entre Shell et Génies.

« _Tu n’as pas à avoir peur ! Nous sommes tes amis, ce qui s’est passé est de l’histoire ancienne. Lui dit Shell avec douceur.
_Je le sais, mais… Lloyd fixait irrémédiablement son assiette, il ne savait plus trop quoi faire et se sentait perdu.
Zélote prit la parole en bout de table.
_Je vous demande à tous d’observer une minute de silence pour l’élue de Sylvain, Colette Brunel et pour le Roi et sa fille. »
Tout le monde respecta cette minute de silence, des larmes commençaient à perler sur le visage de Lloyd, il se disait que c’était de sa faute qu’ils avaient perdu la vie y compris pour Colette, que s’il ne l’avait pas laisser seule dans son état, elle n’aurait pas eu à se battre. D’un seul trait, il se leva pour aller prendre l’air sur le balcon, tout le monde était stupéfait de la réaction de Lloyd, Shell le suivit de près.
« _Que t’arrive-t-il Lloyd ?
_Je n’arrive pas à supporter que l’on parle de Colette au passé et je n’arrive pas à croire ce que j’ai fait…
_Tu étais malade, tu ne pouvais même plus te contrôler !! Il faut vivre avec maintenant et avancer de l’avant.
_Je n’ai plus l’envie de vivre, je n’ai plus ma place.
_Ne dis pas ça !! Nous sommes là pour te soutenir, tu le sais très bien.
_Oui, mais…Enfin, je n’ai plus ma place parmi vous et je ne veux pas gâcher ce moment de bonheur. Lloyd avait déployé ces ailes.
_Et tu vas aller où ?
_Je ne sais pas, je vais aller chercher Noïshe et ensuite j’aviserai. Je suis désolé, au revoir Sheena. Sur ces dernières paroles, Lloyd s’envola dans le ciel étoilé.
_Au revoir Lloyd, reviens-nous vite s’il te plaît. »

Kratos rejoignait Sheena sur le balcon, elle scrutait le ciel étoilé.
« _Il est parti, n’est-ce pas ! Je pense que ça lui fera du bien, après tout ce qui s’est passé. Ainsi, il pourra faire le deuil de Colette. Tu sais, Sheena, il a vraiment mûrit, je sais qu’il prendra les bonnes décisions.
_Il nous reviendra bientôt, j’espère.
Plus tard, Lloyd continuait de voler dans le ciel, il atterrit aux côtés de Noïshe sur le mont Fooji.
« On va partir en ballade Noïshe, j’espère que ça te plaît car on ne reviendra pas avant un moment ! »
Pour affirmer, Noïshe émis un couinement. Lloyd et Noïshe partirent immédiatement.

 

 

 

Trois jours plus tard, à Meltokio, Zélos commençait à prendre son rôle de souverain, ce qui n’était pas du tout évident. On lui proposait beaucoup de pots de vin pour s’accorder ces bonnes grâces, cette attitude l’agaçait au plus haut point. Il avait chassé du palais tous les traîtres et autres personnes qui auraient pu en vouloir à sa vie. Sheena resta au palais durant ces trois jours, elle mettait de l’ordre dans le réseau d’espionnage de Mizuho, et puis elle donnait un coup de main à Zélos. Ils se voyaient souvent en ce moment, elle avait l’impression de se sentir moins seule.
Elle était seule dans sa chambre à réfléchir, elle se demandait pourquoi elle restait alors qu’elle ne le supportait pas avec son air enjôleur, blagueur, séducteur, cette question la taraudait de plus en plus depuis peu. Zélos avait toujours su l’enrager, la faire rougir, la gêner même. Sheena était devenue le nouveau chef de Mizuho, elle n’avait pas le droit d’abandonner son village pour l’amour à part pour un membre de son propre clan. Quelqu’un cogna à sa porte, elle sortit alors de sa torpeur, elle autorisa cette personne à entrer. Un bouquet de lys blanc apparut dans l’encadrement de la porte, derrière on pouvait apercevoir quelques mèches rousses qui dépassaient.
" _Je t’ai reconnu Zélos, lui dit Sheena avec un tendre sourire.
_Je …je suis venu te remercier de ton aide, je sais que tu aimes les fleurs et celles-ci sont mes préférées, alors… Il rougit en lui tendant le bouquet. Un silence se posa entre les deux individus, ils pouvaient quasiment sentir leurs cœurs respectivement battre la chamade. Sheena se sentait mal à l’aise, elle se posait des questions ? Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi elle ?
_Merci Zélos, … je les adore, elles sentent très bon.
_Sheena, je…
_Non, je suis désolée ; les larmes commençaient à perler sur ces joues, son sourire s’effaçait peu à peu ; je n’ai pas le droit… ça ne peut pas être vrai, je ne suis pas autorisée…à aimer.
Zélos la serra dans ces bras, elle lui murmurait dans l'oreille " Pourquoi?". 
_J'aimerais que tu restes près de moi, Sheena, je t'aime depuis le premier jour. On m'a donné ce rôle de pitre pour que l'on ne me prenne pas au sérieux, mais j'ai toujours été sincère avec toi.
_Je ne ferai que souffrir en ne te voyant pas, nous seront séparés un jour où l'autre, ou quelqu'un le découvrira. Je serai banni du village pour l'avoir déshonoré. Je ne veux pas que l'on soit séparé, on m'obligera à te quitter et j'en aurai le cœur brisé.
_On le cachera, je te protégerai toute ma vie. Je ferai en sorte que l'on ne soit pas découvert."
Zélos l'embrassa tendrement alors que d'autres larmes mais cette fois-ci de joie coulaient sur le visage rougi de la jeune ninja. C'était la première fois pour Sheena qu'elle se laissait aller à tant de tendresse et d'amour, elle qui se l'était toujours interdit. Elle était pour la première fois heureuse de vivre.

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Chapitre 04: Les sentiments que l'on cache - par Alice_Aurion

Tout le groupe de la régénération était venu à Isélia pour rendre hommage à Colette et voir si Lloyd avait réapparu depuis qu'il avait disparu. Il n'avait toujours pas donné signe de vie. Yuan était aussi venu, il apparaissait de plus en plus avec le groupe et plus particulièrement avec Raine. Il était venu lui demander ces services car il devait aller examiner des ruines. Raine accepta aussitôt l'invitation, l'idée de se retrouver seule avec cet homme rempli de mystères et l'excitation d'examiner des ruines la remplissait de joie, elle était comblée.
Six mois avaient passé maintenant depuis la disparition de Lloyd. Génis interpella Sheena pour lui parler de son sentiment de culpabilité.
"_A ton avis, je suis toujours son meilleur ami? Il ne m'a pas adressé la parole pendant le bal et puis il est parti sans rien dire à personne.
_Il te considère toujours comme son meilleur ami, j'en suis certaine, la dernière fois, il n'était pas lui-même, on lui rappelle trop de souvenir douloureux. C'est tout.
_Tu crois qu'il va revenir bientôt?
_Je ne sais pas, mon réseau d'information ne l'a pas encore retrouvé, donc je suis comme toi j'attends.
_Au fait, tu n'as pas un peu grossie. Je sens un autre genre de mana qui émane de toi, comme s'il y en avait deux différends.
_Non, je me suis blessée à l'abdomen, j'ai du mettre un gros pansement de fortune.
_Si tu le dis. Zélos est au courant de cette blessure?
_NON, et il ne dois surtout pas savoir. Cela l'inquiéterai plus qu'il n'y a besoin.
_C'est si important pour toi?
_Euh…
_Ecoute Sheena, je suis au courant de ce qui se passe entre toi et Zélos. J'ai trouvé ça bizarre que tu ne te disputes plus avec Zélos. Ces regards en coin, vous faites comme ci de rien n'était. Je ne t'en veux pas, et ne t'inquiète pas, je ne dirai rien à personne.
_Merci, Génis, tu es vraiment quelqu'un de bien, et puis si tu répètes quelque chose, je t'étripe.
_D'habitude c'est à Zélos que tu dis ce genre de chose."
Ils rièrent tous les deux de bon cœur, tout à coup Zélos débarqua et fit peur à Génis, c'est alors que la bataille commença, on aurait dit de vrai gamins. Pendant que les hommes se battaient entre eux, un ninja apparu aux côtés de Sheena.
"_Merci Orochi, je te revaudrai ça. Les amis, j'ai des nouvelles. Il semblerait qu'une ferme humaine ait repris du service, des désians auraient survécu.
_Il faut les éliminer avant qu'ils ne fassent du mal, interjeta Génis.
_Je pense qu'il faut attendre voir s'ils ont de bonnes ou de mauvaises intentions. Zélos parlait avec un sérieux qui paraissait inhabituel.
_J'ai aussi des nouvelles de Lloyd. Il est actuellement en route pour le grand arbre.
_Au moins on sait qu'il va bien, ajouta Kratos d'un air confiant."

 En un instant, Sheena devint pâle et fut prise de sueurs froides. Après quelques pas, elle vacilla puis s'écroula à terre.
"_Qu'est-ce qui t'arrives Sheena? Ça ne va pas? Sheena, réveille –toi! SHEENA! Raine soigne-la, s'il te plaît ! Lui dit Zélos en proie à une certaine panique.
Après quelques minutes de soins, Sheena refit surface, sa tête était appuyée sur les genoux de Zélos.
_Qu'est-ce qu'il s'est passé?
_Tu as perdue connaissance, j'ai eu du mal à te soigner mais tu as finalement refais surface.
_C'est bon maintenant je vais mieux maintenant, ce n'est rien.
_Ce n'est rien! Tu t'es évanoui d'un seul coup, il faudrait que tu te ménages quand même, s'énerva Zélos.
_Je pense que tu devrais aller te reposer, ce doit être un coup de fatigue, lui dit Génis en s'approchant d'elle.
_Il a raison, je vais te porter à l'auberge.
_Je peux y aller toute seule…
_Mais, tu es encore fébrile!
_Je suis une ninja, je peux résister à tout, même à la maladie."
Sur ces dernières paroles, Sheena se dirigea vers l'auberge, elle vacillait encore un peu sur ces jambes mais elle y alla seule, Zélos restait cloué sur place après la réprimande de Sheena qu'il venait de se prendre. Tout le monde étouffait un rire. Cela faisait longtemps que Zélos ne s'était pas fait remettre à sa place.
Lorsque Sheena referma la porte de sa chambre, elle alla s'allonger sur son lit car elle se sentait encore faible. Elle ôta son kimono, son ventre commençait à devenir plus rond que d'habitude, bientôt elle ne pourra plus le cacher. Il faudra qu'un jour elle parle à Zélos, elle ne savait pas comment il allait réagir. De toute façon, il était trop tard. 

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Posté par _martel_ à 18:17 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

Chapitre 06: L'Elu de Nébilim - par Coco13

La journée était passée et Collette était fatiguée de cette journée de marche. En plus sa maladresse ne facilitait pas les choses et les monstres sur les routes les faisaient ralentir encore plus. Raine et son petit frère étaient inquiets, mais pourquoi était la vraie question qui se posait. Lloyd de son côté restait tête baissée. Il était ainsi depuis que son père était reparti pourquoi, il ne le savait pas. C’était une étrange sensation qui le tourmentait. Un vide s’était fait dans son cœur. Raine prit la décision de rompre le silence en voyant le soleil se coucher.

-Il est temps de monter le camp. Génis tu vas faire la cuisine si ça ne te dérange pas. Quand à toi Lloyd tu vas planter les tentes.
-Oui Raine mais tu vas faire quoi toi ? Demanda Génis après une brève déduction du plat qu’il allait entreprendre pour le dîner.
-Hé bien je vais bouquiné Génis. Cela te dérange ?
-Non ! Heu… Bien sûr que non, je veux dire…ça me dérange pas.
- Collette que ce qu’il y a ? tu as l'aire triste ? Demanda Lloyd avant d’obéir à son professeur.
-C’est… Rien, moi ça va, pourquoi ? Répondit l’ange blond.
-Tu es songeuse en ce moment tu es sûre que tout va bien ?
-Oui, je vais aider Génis à tout à l’heure Lloyd. Fit l’innocente jeune fille trouvant une excuse pour éviter tout explication qui causerais du tort à son ami de toujours.

Se serait plutôt à moi de te demander ça. Est qu’il te manque autant que ça? Mais tu n’es pas prêt du moins c’est ce qu’il pense. Je suis désolée Lloyd, c’est pour notre bien. Peut-être que ce soir je pourrais t’en dire plus mais pour l’instant c’est impossible. Ton cœur doit d’abord combler le vide.

Pendant ce temps à Meltokio dans une petit auberge, plus précisément dans une chambre. Les deux sculpteurs finissaient leurs oeuvres. Ils y mettaient tout leur cœur, il fallait dire que chaque entaille qu'ils faisaient les rapprochaient un peu plus de la personne qu’ils aimaient le plus au monde. La jeune et belle Alicia, qui était morte tuer par l'homme sa vie. Homme ne pouvant supporter cette tragédie se punissait lourdement avec des chaînes qu'il portait jour après jour en attendant d'être pardonné. Quand à Préséa pas besoin d'une boule de cristal pour savoir que la petite fleur violette marquait la belle journée qu'elle avait vécu la veille. Elle était plonger dans ses pensées, pour une foie elle songeait à l'avenir, une idée lui parut évidente pourtant. En cette journée elle s'était promis de ne plus jamais sombrer dans la solitude, ça paressait si simple ! Toutefois sans Génis à ses côtés, la facilité s'était de nouveau envolée. De plus les armes maudites s'étaient également remises à piailler dans ses oreilles. Elle était si fatiguée, elle ne dormait plus, elle était prête à craquer. Les armes voulaient de nouveau être rassemblées dans le but cette fois de la transporter dans un autre monde, un monde où la logique devenait insensée et où toutes les choses impossibles et inimaginables devenaient réalisables. Préséa ne comprenait pas ces quelques phrases mais une choses était sure, elle n'en pouvait plus, elle devait les réunir au plus vite! Heureusement pour cette gamine, les armes maudites étaient toutes enterrées dans les alentours d'Ozette. Voyant la nuit s’approcher Régal brisa le silence qui semblait s’étendre a l’infini.

-Préséa, j’ai fini tu veux bien me dire ce que tu en penses.
-Oui… Alors… Hé bien je… Suis impressionnée par ton œuvre. Je dois dire que tu es plutôt doué. Je suis sure que ce serait encore plus joli et mieux fait sans tes chaînes. Attends regarde ! Régal se pencha alors sur la table et aperçut une erreur de niveau.
- Tu as oublié de courber une de tes pétales, continua la fillette. Ne bouge pas, je vais arranger cela. Sur ces derniers mots l’experte du bois, redonna à la fleur toute sa splendeur comme si la fleure elle-même avait une âme remplie de tout l’amour que son inventeur pouvait lui donner.
-Toi aussi tu es douée mais je suis aussi gêné par tes remarques. Bon, il est bientôt huit heures et les deux tourtereaux ne sont toujours pas rentrés. Je me demande ce qu’ils font.
-Je pense que Sheena doit lui donner une bonne leçon. Bon tu peux me raccompagner chez moi maintenant ? Je suis fatiguée mes doigts sont rouges, il vas falloir que je le réhabitue à ces inconvénients.
-D’accord, c’est parti, repris le sage Régal en décrochant les vestes du murs.
Lui aussi avait des affaires à régler, gérer tout une société c'était beaucoup de travail. Il voulait surtout voir la nouvelle employée, elle devait s’occuper du nouveau stand, celui où l’on peut commander des colliers avec des messages gravés sur l’éventuel pendentif. Cette jeune fille devait avoir plus de vingt ans pour répondre à ce poste, il fallais qu’il vérifie les capacités qu’elle devait posséder.

Sur la plus belle colline de la plus vaste des villes du monde un certain rouquin remettait sa veste saumon tout en parlant avec une folle brunette qui s’énervait au fur et à mesure que le temps passait. Voici là où ils en étaient avant que les événements se bousculent de nouveau.
-Quoi? Je ne pige plus rien moi. Tu peux pas m’expliquer parce que là je comprends plus rien. C’était exprimer celui-ci suite à la discussion passée.
-Comme si tu ne…
Sheena avait eut à cette instant un vertige, elle avait perdu beaucoup de sang c’était normal
-…Zélos… Réussit elle à dire avant que sa tête ne regarde le ciel, elle allait fermer les paupières et…
-Ou là, mon pauvre cœur se meure quand tu es dans cet état là, dit le jeune homme en rattrapant de justesse le corps inerte de Sheena.
Celui-ci soupira en la portant comme une jeune mariée. Il aurait bien voulu la soulever comme cela pour son propre mariage, il le souhaitait de tout son être mais la jeune convoitée ne voulait même pas admettre qu’ils étaient plus que de simples amis donc une demande en mariage serait inutile et un refus serait trop lourd à entendre.
- Maintenant, reprit il, tu n’as plus le choix je t’emmènes chez moi.
Suite à ça, il reprit le chemin du retour quant une autre dame se fit apparaître juste devant ses yeux bleu enchanteur.
-Monsieur Zélos, je vous attendais. Je me représente je suis Carolaine Niblainne je suis également vote guide dans la quête concernent Niblaibinne. Je vous expliquerais de quoi il en retourne une fois que l’élue suprême aura été conduite dans votre demeure, dit l’inconnue qui avait changé de registre de langage entre la précédente rencontre. Heu, veillez m’excuser pour m’a première apparition je ne savais pas que vous étiez le choisi.
- Heu…je n’ai pas tout saisi mais… Vous voulez m’accompagner, Sheena et moi. C’est ça ?
-Oui et vous apporter des renseignements pour votre mission. Ils se mirent donc en chemin, tandis que la nuit approchait.

De son coté Préséa avait attachée sa sculpture à un ruban de telle sorte à en faire un collier qu’elle s’empressa de mettre. Les voix dans sa tête recommençaient à l’appeler, la jeune fille sortit donc précipitamment de sa maison qu’elle avait rejoint un peu plus tôt. Elle se dirigeait se laissant guidés par la plus sombre et lugubre des voix. Une fois arrivé sur ce qui semblait être une tombe, la demoiselle s’agenouilla pour lire plus attentivement les gravures sur la pierre tombal qui en faite n’en était pas une. On pouvait ainsi lire « Armes qui apportent le malheur éternel pour celui ou celle qui s’avisera de les déterrer puisque l’ancien possesseur est aujourd’hui le Roi des enfers.» Préséa prit sans hésitation ce risque. De toute façon les voix ne s’arrêteront qu’une fois que les armes maudites seront ensemble dans le temple des ténèbres et sans ça ils la rendraient complètement folle. Elle prit donc une pelle qui se trouvait a coté et commença à creuser. C’était fatiguant et décourageant puisque jusque là elle ne trouvait rien. Ses mains étaient rouges, un peu plus tôt, elle avait dû mentir à Régal sur se sujet. Elle avait accusé les travaux manuels, mais il n’en était rien. Ses mains étaient rouges car elle travaillait chez un certain William. Un noble qui lui avait promis de protéger Ozette si elle l’aidait à faire des travaux spéciaux. Pour la plupart elle devait traîner de lourdes charges comme du bois ou encore des mélanges pour les nouvelles constructions dans tout le village. Elle devait les apporter depuis Meltokio à l’aide de chaînes ce qui lui provoquait des marques rouges sur toute la surface de ses paumes. Après des recherches intensives, elle ne trouva toujours rien et cela devenait de plus en plus dur car la nuit tombait sur le nouveau monde. Elle dû donc rentrer chez elle afin de récupérer une lampe à huile qui était placée sur sa table de chevet. Elle fut contrainte de ressortir. Les paroles des armes recommençaient de nouveau à la torturer. Notre petite Préséa sortit avec pour seul objectif de trouver ses satanés armes. Elle tata le sol et trouva un petit morceau de bois qui dépassait du trou qu’elle avait creusé précédemment. Reprenant la pelle elle se mit a creuser autour de l’objet et découvrit comme cela, un coffre en bois. La jeune fille s’empressa de rapporter le coffre chez elle. Ce coffre était parfaitement sculpté, il était orné d’or et d’argent toujours avec la même mis en garde sur le devant. La petite fille prit l’initiative d’attendre le lendemain pour obéir à ces affreuses tentatrices.

Dans un campement à quelques kilomètres d’Heimdall une ambiance sombre et dénuée de sens était apparue sans être conviée. Tous avaient des espoirs, des choses à accomplir. La dure tâche de Raine était simplement de faire comprendre au monde entier que peu importait ses origines ou son passé. Tout pouvait changer du moment que l’on partait du principe que tous, que l’on soit humain, elfe, demis elfe ou démons, on avait tous une place qui nous attendait, et tous un cœur prêt à être entendu. L’égalité n’était qu’illusion il était de son devoir de changer cette face du monde. La joyeuse Colette était la lumière de ces terres, son seul destin était d’apporter dans les cœurs les plus sombres et mauvais un peu de bonheur et de lumière. Avec son sourire elle serait capable de guérir une armée de combattants attristés de ne pas revoir leur famille. Génis n’avait pas de but précis il voulait que les demis elfes puissent vivre sans être opprimé, pour ceux qui ne peuvent pas changer. Mais une autre voix en lui le poussait à croire que sa vie est dédiée à une autre cause que peut-être il découvrirait avec le temps. Pour l’instant le seul objectif que Lloyd s’était fixé était de récupérer toutes les exphères mais quelque chose lui manquait dans sa vie de tous les jours. Depuis qu’il avait eu une discutions avec son père à Flanoir, il avait pu comprendre qui était vraiment Kratos. Il avait essayé de vivre sans Anna mais sa peine était tellement immense qu’un vide émotionnel n’était pas dur à trouver. Cette confrontation avait bouleversée son fils, son fils qui ne comprenait pas pourquoi il était parti loin de ses amis. Les anges du Cruxis ne pouvaient pas se passer de lui ? Lloyd était prêt à présent à affronter toutes les difficultés nécessaires pour protéger l’arbre du mana.

Pendant de temps, en plein cœur de Méltokio, une mise au point sur une nouvelle mission commençait. Zélos était rentré dans sa demeure déposant la malade sur un lit. Il prit soin de la poser délicatement comme si toute sa vie se jouait sur cette action. Carolaine qui l’avait accompagné s’était assise sur le bureau en face de Sheena pendant que le revenant restait à coté de l’endormie. Carolaine prit la parole.
-Monsieur Zélos, comme je vous l’ai annoncé je serai votre guide pour votre quête, celle que vous avez accepté pour revenir sur ces contrées. Je vous pris de ne pas m’interrompre car l’explication va être assez longue si vous avez des question je vous répondrai après. Tout d’abord la naissance de votre monde. Il existe quatre mondes dont le seul but est de fournir les éléments nécessaires pour l’équilibre du monde sacré, votre monde, le mal, la lumière, la connaissance et enfin l’incohérence. Si un jour un de ses quatre mondes parvenaient à donner plus ou moins d’énergie qu’il en devrait ces pays que vous et vos amis avez réunis périra de cette énergie. Ces autre mondes sont aujourd’hui en danger, mon monde lutte depuis la naissance du votre pour ne pas qu’il l’envahisse complètement. La légende qui perdure est celle ci : Quant l’élu de Nébilim, seigneur du monde ténébreux, sortira d’une lutte mentale normalement insoutenable grâce à son choisi et à la force qu’il découvriront ensemble malgré les différences alors leur guides deviendront les esprits Roi de note cité et la terre sacré sera privée du côté néfaste. En gros, tu a été choisi et ressuscité même sans mon consentement par la descendante indirecte de Nébilim. Mais pour pouvoir accéder à Niblaibinne, il faut que l’élu principal obéisse à la demande du seigneur, ou sinon il la tuera mais avant il réalisera sa plus grande peur. Si elle accepte il réalisera son plus grand rêve.
-Comment ça sans votre consentement ?
-A l’origine tu ne devais pas être le choisi, nous avions déjà trouver une personne mais la prêtresse vous a choisi vous, nous lui avions montrés Orochi mais son cœur a regardé ailleurs.
-Orochi ?? Mais qui est l’élu suprême dont vous parler tout le temps ?
-Sheena, l’enfant abandonnée qui n’est autre que ma sœur.
Zélos qui suivait à moitié regardait la jeune femme en question comment quelqu’un de si parfait aurait pu choisir une personne comme lui au point de le ressusciter. Sheena l’aimait ? Impossible, ou alors pourquoi le repousser tout le temps comme elle le faisait ?
-C’était très drôle, mais vous devez vous tromper. Sheena n’a pas pu me choisir ! Avait interrompu le rouquin
-Vous croyez ? Alors pourquoi je peux lire parfaitement son nom sur votre torse, il y a écrit « Sheena. ». Ce n’est pas pour rien, si vous ne me croyez pas pourquoi ne pas le lui demander vous même ? Elle va bientôt se réveiller de toute façon. Excusez moi mais il faut que je parte je vous attendrais. Autre chose, vous n’êtes pas vivant, vous êtes comme moi un fantôme, pourquoi vous penser sinon que vos pimbêches vous lâche la grappe ?
Cette façon subite de parler choqua le rouquin
-Heu… Excuser moi, je… dois partir.
L’intrigante quitta la chambre en courant, de peur qu’un secret de grande importance se découvre. Le jeune homme prit le temps d’analyser la situation.


Bon alors j’ai été ressuscité par Sheena et je suis apparemment son, heu comment a-t-elle dis déjà ? Ha oui, je suis son choisi, je doit sauver Niblaibinne pour sauvé l’équilibre du monde, avec mon a… Avec la plus belle fille du monde. Bon jusque là ça va. Ensuite Nébilim lui a demandé un service, si elle a l’audace de lui désobéir… Elle moura ! Ca il n’en est pas question!

Zélos, ne s’était pas aperçu que la concernée s’était réveillée. Elle ouvrit lentement les yeux, s’est alors qu’elle vit le cher Zélos en pleine réflexion, elle se mit a rire subitement en pensant qu’il allait exploser tellement sa cervelle chauffait. Le «choisi» se retourna, il la regarda rire, elle était si belle. Il ne voulait pas qu’elle meure, les belles filles ne devaient pas mourir si jeune; il ferait n’importe quoi pour qu’elle vive heureuse. Il brisa le silence qui était trop présent à son goût.
-Sheena, pourquoi, tu ne m’as jamais parlé de Nébilim ? Qu’est-ce qu’il t’a dit exactement. Voyant que la demoiselle ne donnait aucune réponse il se retourna face à elle et continua. Carolaine m’a dit qu’il t’avait donné une chose à faire puis une récompense et que si tu ne le faisais pas il réaliserait ta plus grande peur. Et pour finir il te tuerait. Ce que je n’accepterais jamais.
Entre temps la jeune fille s’était rendue à ses côtés. Des qu’elle entendit le nom de la jeune femme, elle explosa d'une rage intérieure qui était elle ? Comment est ce qu’elle connaissait Zélos ? Etait elle une de ses groupies ? Est-ce qu’il l’aimait ? Sheena se repris comment pouvait elle penser des choses comme cela ? Pff elle jamais elle ne pourrait penser ça !
-Carolaine ? Qui est elle ? Demanda-t-elle alors, quand même curieuse du savoir qui était cette femme.
-Ne change pas de conversation ! Dis moi, ce qu’il te veut ? Tu risques de mourir !
Sheena ne répondait pas. De tout façon si elle l’emmenait dans le temple des ténèbres, il n’y survivrait peut-être pas. Si elle ne faisait rien il mourrait, torturé. Et elle aussi, elle ne pourrait pas vivre sans lui pour une étrange raison d’ailleurs. Zélos la regarda avec intensité, il était au bord des larmes. Il la saisie au niveau des épaules et…
- Réponds moi !
-Nébilim… Il veut… Il te veut. Finit elle par avouer. Puis prise de panique elle ajouta. N’y vas pas ! Je t’en pris je préfère… je préfère mourir !
Zélos se leva d’un bon. S’il le fallait pour le bien du monde, mais surtout pour celui de sa Sheena dire adieux définitivement à la vie, il le ferait. La malheureuse victime courut devant la porte pour l’empêcher de partir.
-Ou vas tu ? Zélos tu restes la. Elle se remit à rougir. J’ai quelque chose a dire… écoute moi. Sache que j’ai réfléchie et tu n’y iras pas. Je veux que tu restes ici, je vais trouver un moyen… Je te le promets !
- Mais…
A ce moment il la prit dans ses bras.
- Tu arriveras à vivre sans moi mais ce qui n'est pas mon cas si tu meures et tu sais pourquoi.
Il l’a regardait pour la dernière fois, il voulait rester avec elle mais ce n’était pas possible. Sheena, reprit il une nouvelle fois, quel est ton plus grand rêve ? Que je ne parte pas pour rien.
-… Hé bien… C’est que… Tu n’as pas à le savoir c’est personnel. Hé puis tu ne partiras pas ! Je te l’ordonne, et tu vas m’obéir sinon… Dit elle toujours dans les bras du futur sacrifié, elle leva la tête pour le voir en face pour lui annoncer. Sinon j’irais à t’a place et je tuerais de mes propre main ce petit démon ! Tu… tu m’écoutes ? Avait elle rajouter voyant le rouquin plongée dans ses yeux en touchant son visage, chose qu’elle faisait aussi sans s’en rendre compte.
-Il t’a rien dit de plus ? En général les méchants en disent davantage. Pourquoi tu ne me dis pas tout. Répondit il en rapprochant son visage, collant son front sur le sien. Je vais rester encore un peu pour toi mais…
-Il n’y a pas de mais ! Tu m’entends ? Et il ne m’a dit que ça. Mentit-elle. Quant à mon rêve…
Il l’interrompit en l’embrasant plus tendrement que la dernière fois, il savait que c’était son dernier baiser avant de mourir définitivement. Sheena se laissait faire s’était trop tard pour reculer…
- Zélos… Reprit elle en rompant le doux lien. Mon rêve s’est… ça, fit elle en détachant ses cheveux noirs nuit, laissant ainsi refléter touts ses espoirs en même temps.

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Posté par _martel_ à 18:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

26 juillet 2008

Presea Luge

Presea_luge

Posté par _martel_ à 15:04 - - Commentaires [12] - Permalien [#]