20 janvier 2013

[OS] Briser le mythe - par Marina Ka-Fai

Coucou les gens !

Ca fait un moment que j'ai pas écrit pour TOS. Ce n'est pas un manque d'idée ou de temps mais du à une flemme aiguë qui dure hélas. Je vous propose ce petit écrit né d'un ennui monstre. Il ne faut donc pas s'attendre à une qualité top.

 

Résumé: Le prologue de TOS. Les premières phrases qui dressent le tableau et nous plongent dans un monde épique. Mais confiez-le à une littéraire déjantée qui n'a que ça à faire... C'est déjà moins épique. Ou pas.

Disclaimer: TOS appartient à Namco et les personnages du jeu en bénissent le ciel.

 

Note importante : J'ai écrit ça en traduisant de tête le prologue ( qui est en anglais ). Donc si les phrases sont différentes du sous-titrage du jeu, c'est normal. Mais le sens est là.

 

Briser le mythe

 

Il était une fois un arbre qui était la source du mana.

 

Les arbres, ce n'est pas plutôt une source d'oxygène avec la photosynthèse ? Les racines retiennent aussi le sol. Donc, ok pour l'arbre qui soutient le monde. Mais d'où il vient le mana ? Ah ! Mais oui ! J'oubliais ! Normal que je ne connaisse pas ! Je suis terrienne !

Une guerre cependant causa le dépérissement de l'arbre.

Et personne n'a pensé à l'arroser et à lui donner du fertiligen? Il n'y avait aucune main verte ? Non, Martel atteinte du syndrome qui te cristallise, ça compte pas. Faut vraiment tout leur dire à ces soldats ! C'est Greenpeace qui ne va pas être content !

Un héros se sacrifia pour prendre sa place.

Ah bah ! Greenpeace est arrivé ! Mais se tuer pour sauver un arbre... Un écolo hardcore ! Mais bon, un arbre, ça se nourrit de minéraux, d'eau, d'oxygène et de lumière. Pas de sang. Même si le corps humain est composé aux trois quarts d'eau.

Mortifiée par cette perte, la Déesse monta aux Cieux et dit aux Anges : « Vous devez me garder éveillée car si je dors, le monde ne connaîtra point de salut. »

Ok, pas chiée celle-la ! Dormir pendant le service et refiler le bébé aux autres ! Ce n'est pas professionnel ça ! T'es une déesse, t'as plus les besoins humains ! C'est une mauvaise excuse ! Paresseuse ! Bouh !

Les Anges portèrent l'Elu, qui alla vers une tour dont le sommet atteignait les cieux et c'est ainsi que commença la Régénération du monde.

Si la tour atteint les cieux, elle les dépasse. Donc en fait, l'Elu est un cosmonaute formé par les Anges qui, eux, ont appris dans les labyrinthes sans influence de Gnome sur Derris-Kharlan ! Et pour arriver tout en haut, l'Elu prend une fusée, conçue par Kratos Aurion. Normal. Avec un nom de constellation, c'était obligé.

De ce fait, Tales of Symphonia, c'est l'histoire d'un arbre dans une dimension parallèle qui est mal entretenu, avec une déesse je-m’en-foutiste, un écolo extrême un peu con qui a raté les cours les plus élémentaires de SVT et un cosmonaute qui doit sauver le monde en le quittant pour aller dans l'espace. Quel bordel...

Bienvenue in What The Fuck Land !

 

FIN

 

Pathétique, je sais. J'ai un humour de merde. Mais à force, vous me connaissez ^^

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[OS] L'épée - par Marina Ka-Fai

Coucou les gens !

Résumé: Si Kratos devait se désigner par un objet, il se désignerait par une épée.

Disclaimer: TOS appartient à Namco et les personnages du jeu en bénissent le ciel.

 

L'Epée

 

Toute sa vie, Kratos s'était considéré comme une épée.

Depuis sa naissance, il était destiné à l'être. Il était né dans une famille de chevaliers. Son père, son grand-père, son arrière grand-père, ses aïeux avaient été des chevaliers avant lui. Rien que dans l'adage de sa famille, sur son blason, l'épée était au cœur de la famille. Le blason des Aurion était une épée que l'on ôtait de son fourreau. Quant à l'adage gravé en dessous, il déclamait :

Glaive, Devoir, Honneur

Dès son plus jeune âge, Kratos avait appris à devenir un avec la lame. L'épée était le prolongement de son bras, son bras celui de son esprit. Il savait qu'il serait l'une des nombreuses épées de son roi, de la princesse Soleille. Il se devait d'être un excellent épéiste mais aussi une incarnation vivante de l'épée elle-même. Regard de fer, corps fort et puissant, intransigeant, langage tranchant. Il fut pendant longtemps la meilleure épée de son roi.

Mais Kratos n'avait pas oublié l'idéal de l'épée : La Justice.

Ce fut à cause de ça qu'il devint l'épée de Mithos Yggdrasill. L'épée qui acheva la guerre. L'épée qui n'avait pas réussi à protéger Martel. L'épée gardienne du pouvoir du Cruxis.

Puis Kratos rencontra Anna.

Et il réalisa qu'il était une épée incomplète et nue, qui n'avait jamais connu la tendresse, le repos, la chaleur et l'amour. Une épée qui n'avait pas de bras accueillants pour le bercer et l'embrasser. Un chevalier sans dame était un chevalier vain. Anna l'accepta tel qu'il était : maudit et plein de sang. Elle l'aima sincèrement. L'épée avait trouvé son fourreau. Fourreau, doux cocon familial d'où naquit une future épée, la plus pure que Kratos connaîtra dans sa vie : son fils Lloyd. Mais hélas, le fourreau fut brisé et la « dague » perdue. Kratos devint une épée terne, molle, vide, fêlée par endroit.

Et quatorze ans plus tard, quand il retrouva son enfant, l'épée qu'était Kratos retrouva un peu de son éclat. Il était une épée vieille, abîmée, qui menaçait de briser sous peu. Cependant il tint bon. L'épée qu'il était pouvait bien mener une dernière guerre, discrète, clandestine, avant de ne plus être compétente, émoussée.

Car au nom de son fils, Kratos était prêt à tout.

 

FIN

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[OS] Renaissance - par Marina Ka-Fai

Coucou les gens !

Résumé: Paradoxalement, ce fut en se retrouvant esseulé que Yuan retrouva la paix intérieure.

Disclaimer: TOS appartient à Namco et les personnages du jeu en bénissent le ciel.

 

Renaissance

 

C'était un matin calme. Le soleil perçait à travers les rideaux, donnant à la chambre à coucher des tons doux et rosés. Yuan commençait à se réveiller. Il se sentait frais, détendu, reposé. Il se leva, se lava et enfila un pantalon blanc, un haut noir qu'il recouvrit d'une veste de la même couleur, décorée de quelques motifs discrets dorés. Il coiffa sa chevelure en un éternel catogan. Petite nouveauté dans ses habitudes quotidiennes : il mit sur son nez une paire de lunettes aux branches et à l'alliage fins et légers. Sobre, masculin, élégant. Il descendit vers sa cuisine où il prit un bon petit-déjeuner. Il avait remplacé le café par du chocolat, moins excitant pour ses nerfs. Et il mangeait. Le petit-déjeuner « renégat » qui se limitait à un café trop vite avalé appartenait à un passé révolu. Après sa vaisselle, il récupéra son courrier, s'occupa de son hygiène dentaire puis regarda l'horloge.

Huit heures trente.

Comme tous les matins. Il partit tranquillement, à pied, vers son nouveau lieu de travail. Comme tous les matins, il croisa la petite Manon, qui allait à l'école, accompagnée par sa sœur Léa. L'enfant avait quatre ans et n'avait jamais réussi à retenir le nom de famille de son nouveau voisin. Aussi, chaque matin, sauf les dimanches où elle passait la journée chez sa grand-mère, elle le saluait par un joyeux :

- Bonjour Monsieur Yuan !

Et il lui répondait toujours, avec un sourire, par un :

- Bonjour Manon.

Ne manquant jamais de saluer l'accompagnateur de la fillette, il reprenait ensuite son chemin. Vers huit heures cinquante, il arriva à destination. Seul un arbrisseau l'attendait. L'arbrisseau le plus précieux du monde. Kratos s'était exilé pour lui. Botta s'était noyé pour lui. Martel était morte pour lui, absorbée par une autre qui lui ressemblait. Lui, il avait sacrifié sa vie sociale pour lui. Il passait ses journées dans la solitude, à veiller sur cet arbre si important. Levant les yeux au ciel, regardant l'esquisse de la planète où son ami s'était enfermé, il pensa :

- J'espère que tu es en paix là-haut.

Étrangement, lui, il l'était. Sa solitude était une solitude paisible, avec le sentiment du devoir accompli. N'étant plus sous pression, il avait pu se détendre et redevenir lui. Le stress parti, il dormait mieux et plus, l'appétit lui était revenu. Il s'étonnait lui-même à manger comme quatre, sans vraiment prendre de poids. Il n'était plu à cran, sur la défensive.

- Tu as l'air d'un autre homme. Lui avait dit Lloyd lors d'une de leurs rares rencontres.

Il pouvait vivre.

Enfin.

FIN

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[OS] Desians - par Kratos_traitre

Désians

 

« Garde à vous! » Hurlait l’énorme capitaine désian, en se rendant presque sourd à cause de son heaume fermé. Kyle s’exécuta, comme tous les fantassins de sa rangée, ce que firent également tous les désians des rangées face à lui, et derrière lui. Sur ça droite, à l’extrémité de la haie d’honneur que formaient tous les soldats de la ferme, campé sur ses jambes écartées, poings sur les hanches, les épaules redressées, le torse bombé, ses cheveux flamboyants rassemblés dans une haute queue de cheval, le Cardinal Magnius était prêt à recevoir ses invités. Sur la gauche de Kyle, derrière la porte blindée de l’entrée, apparurent deux hommes de haute stature, l’un arborant des vêtements d’un blanc éclatant, l’épée au côté, le second était enveloppé dans une longue cape noire fendue sur le côté. Lorsqu’ils arrivèrent en face du cardinal désian, celui-ci posa un genou à terre, baissa les yeux et dit: « Seigneur Kratos; Seigneur Yuan, bienvenue. C’est un honneur de vous recevoir. »

Kyle fut surpris par le ton de sa voix. Le seigneur Magnius avait pour habitude de parler d’une voix sèche et brutale, arrogante et toujours tonitruante. Cependant, personne ne remarqua l’étonnement de Kyle du fait du heaume qu’il portait.

« Salutations, Cardinal Magnius. Répondit l’individu à la cape, avec une pointe d’agacement dans la voix.

-Salutations Cardinal Magnius. Dit à son tour l’homme portant une épée. Pourrions-nous aller traiter notre affaire dans un endroit plus tranquille, et avec mille oreilles de moins?

-Bien entendu, seigneur Kratos. » concéda Magnius avant de se retourner et d’ouvrir d’un seul geste la porte derrière ils disparurent tous les trois.

« Rompez les rangs! » Hurla l’énorme capitaine, lorsque la porte fut refermée.

Tous les désians s’exécutèrent, et chacun d’entre eux retourna à son poste. Pour Kyle, c’était un jour de repos, et il retourna dans la chambre qu’il partageait avec trois autres désians: Dalta, qui était également en congé, ainsi que Rupert et Rick, qui étaient affectés à la surveillance des êtres inférieurs. Lorsque Kyle entra, Dalta était déjà assis sur sa couchette.

« Tu est déjà revenu? S’étonna Kyle.

-Oui, je ne supporte pas ces types du Haut Cruxis, qui viennent ici et qui se foutent royalement de nous. Dit-il, avant de cracher par terre.

-Tu fais suer, c’est moi qui ai lavé ce matin!

-Foutre la saleté sous les couchettes, c’est ça que t’appelles laver?

-La ferme.

-En tout cas, si ça ne tenait qu’a moi, je les enverrais paître, les angelots. Qu’ils retournent au ciel et nous fichent la paix.

-Kratos et Yuan, hein? On ne sait même pas pourquoi ils sont venus. C’est rare que ceux du haut se déplacent non?

-Ouaip, la dernière fois, c’était il y a cinquante ans on m’a dit.

-Maintenant que j’y repense, tu as vu la tête de Magnius face aux deux clowns? demanda Kyle en éclatant de rire.

-Ah ouais, il se serait fait dessus! répondit l’autre en riant.

-On rigole, mais quand c’est lui qui donne les ordres…

-La première fois… J’ai failli mouiller mes chaussettes…

-Oui… affirma Kyle en remémorant ce moment désagréable. Où est-on affectés demain?

-Je ne sais pas encore. Répondit Dalta. On ne devrait pas tarder à le savoir

-Pas à la maintenance des drones j’espère! s’exclama Kyle.

-Tu rigoles, on a fait ça il y a deux cycles à peine! » S’indigna son compagnon de chambre.

Quelques coups furent frappés à la porte, et furent suivis de l’entrée d’un fantassin mage dans la pièce.

« Hé, vous deux, j’ai vos affectations pour les trois prochains cycles. lança le nouveau venu.

-Merci Rupert. répondit Kyle.

-Bon, j’y retourne, je suis sensé être au secteur B-3, vous ne m’avez pas vu ici, okay?

-Ne t’en fais pas! le rassura Dalta alors qu’il quittait la pièce.

-Voyons voir ça… marmonna Kyle en consultant le message électronique contenu par la planchette magitechnologique apportée par le mage. Deux cycles de surveillance, et le dernier dans la zone d’extraction. Déclara Kyle. Pas mal, hein!

-Pareil pour moi. Et… on a un ordre de mission spéciale demain… on est convoqué par Magnius!

-Nous? demanda le fantassin médusé à son collègue.

-Ben ouaip Mais je ne vois pas pourquoi.

-Je doute qu’on aie d’autre choix que d’y aller… Ca nous changera un peu de la routine. » ajouta Kyle avec un optimisme peu convaincant.

Dalta répondit par un grognement incompréhensible et sortit de la pièce. Kyle quand à lui se laissa tomber sur sa couchette. Il ôta son heaume laissant apparaître son visage aux yeux mauve clair, ses cheveux blonds coiffés en natte, ses oreilles pointues de demi-elfe découvertes. Kyle se déshabilla et se doucha. Il n’était que 15h30 et il comptait bien finir son jour de congé à l’extérieur de la ferme. Il savait qu’il ne se ferait pas bien voir de ses supérieurs en agissant de la sorte, mais cela lui importait peu. Il enfila des habits civils, un simple pantalon de toile et un maillot de corps. Il sortit, signalant au passage sa promenade aux gardiens de la porte.

Kyle éprouva un vif plaisir à traverser les bois et a gravir les collines derrière la ferme humaine. Au hasard de sa promenade, il finit par retrouver l’endroit où, il y a si longtemps, il s’était juré de se venger des elfes et des humains, si faibles qu’ils ne pouvaient assumer leur progéniture. Il se l’était juré ici même, sur ce rocher qui émergeait de la mer d’arbres et d’où l’on voyait la ferme. Kyle resta assis longtemps, se remémorant de douloureux souvenirs. Son père elfe qui le battait, il en porte encore les cicatrices, gravées dans la chair de son dos, et sa mère, qui se lamentait de ses enfants bâtards, tant qu’elle finit par mettre fin à ses jours, entraînant son mari dans la mort, et laissant Kyle et sa sœur jumelle. Pourquoi une telle réaction? Kyle n’en sut jamais rien. Il ne savait pas non plus ce qu’il était advenu de sa sœur, et c’est ce pourquoi il en voulait le plus à ses parents, et aux races auxquelles ils appartenaient, ceux qui avaient séparé des jumeaux. Puis il pensa à ce qui l’avait convaincu de rejoindre les rangs des désians, l’âge des demi-elfes, pour lequel il se battait, pour le jour où les humains et les elfes disparaîtront.

Kyle rentra à la ferme plus tard qu’il ne pensait le faire en partant. Il se dépêcha de rejoindre le dortoir car il ne faisait pas bon de traîner en vêtements civils dans les couloirs de la ferme. Il retrouva Dalta, Rick et Rupert.

« Tu est encore allé vagabonder? Lui demanda Rick.

-Comment ça encore? Mon dernier jour de repos remonte à 12 cycles!

-Tu aurais mieux fait en allant t’entraîner à la salle d’armes. lui reprocha Dalta.

-Oh, désolé de ne pas t ‘avoir tenu compagnie! Ironisa Kyle. J’aurais dû te suivre? Toi, le désian modèle? Laisse-moi rire!

-Cessez de vous disputer! Kyle, remet ton uniforme, nous allons au réfectoire. dit Rupert d’une voix autoritaire, ce qui mit fin à la discussion.

-Ça va, ne m’attendez pas. »

Les trois autres ne se firent pas prier. Kyle enfila donc son uniforme violet, caractéristique de la ferme de Palmacosta, puis il rejoignit ses camarades.

Le lendemain, Kyle et Dalta furent réveillés de bonne heure pour répondre à la convocation du seigneur Magnius. Une autorisation spéciale d’utilisation des téléporteurs avait été accordée pour l’occasion, ce qui permettait de se rendre directement dans la salle de contrôle, car les simples fantassins ne devaient pas connaître le chemin du labyrinthe des téléporteurs, mis en place pour contrer les intrusions. Ainsi, même sous la torture, ils ne risquaient pas de révéler ce qu’ils ne savaient pas.

Le Cardinal désian était assis sur son siège, flottant à quelques centimètres du sol. Il observait la trentaine de désians rassemblés sur son ordre. Puis, il lança sans crier gare:

« J’espère que chacun d’entre vous à été assez intelligent pour deviner la raison de cette convocation. »

Un silence des plus total suivit cette entrée en matière, qui mettait mal a l’aise ceux qui n’avaient pas deviné, c’est-à-dire la plus grande partie des hommes présents en fait.

« Ne ramenez pas plus de 10 êtres inférieurs. Et n’en tuez pas plus de 5 sur place. Il paraît que l’on a été trop excessifs lors des rafles des mois précédents. » A ces mots, une lueur de rage illumina quelques instants le regard dur du Cardinal. Kyle crut alors deviner la raison de la visite des émissaires du Cruxis.

Magnius leur conseilla vivement d’être de retour avant le crépuscule, et de ne pas s’inquiéter de la milice minable de Palmacosta, laquelle serait attirée hors de la ville. Puis il les libéra, et un quart d’heure plus tard, les désians étaient en route vers Palmacosta, emmenant avec eux des chariots pour transporter les prisonniers.

Le capitaine Hurley, lance en main, pris la tête de la procession et les mena à une allure forcée. En chemin, ils croisèrent deux humains, qui détalèrent dans la forêt lorsqu’ils les aperçurent. Hurley insulta les désians sur leur lenteur à réagir, et sur le fait qu’ils ne valaient « pas mieux que ces raclures d’humains qui n’auraient qu’a finir dans l’estomac des sauterelles géantes ».

Il était presque midi lorsque les désians parvinrent a l’entrée de la ville portuaire. Ils se scindèrent en deux groupes, provoquant la panique dans toute la ville. Kyle et Dalta prirent la direction du marché et du port, renversant des tonneaux, poussant des cris, et menaçant la population avec leurs fouets. La confusion régnait partout, les étals se renversaient, des gens se jetaient à l’eau. Kyle se dirigea vers une grand’mère et sa petite fille, devant un étal d’épices dont le propriétaire avait déguerpi.

« Chocolat, saute! Cria la vieille femme.

-Mais grand’mère… protesta en vain la gamine, car l’aïeule l’avait poussée à l’eau. Kyle saisit brutalement le poignet de la vieille femme, qui se débattait vainement sous les cris mêlés de pleurs de sa petite fille. Un homme s’interposa, armé d’une épée ramassée au stand de l’armurier, arme dont il ne savait visiblement pas se servir.

« Papa! hurla Chocolat.

-Imbécile de beau-fils, sauvez-vous avec votre fille! cria la vieille femme.

-Jamais, Marble! répondit l’homme, en criant, mais sa voix tremblait.

-Dégage, humain. » Lança Kyle, tout e n fouettant l’homme au visage. Le désian avait une exsphère, l’homme n’en avait pas. Il succomba sous les coups, devant sa fille et sa belle mère. Kyle trouvait qu’il ressemblait à un homme qu’il avait particulièrement détesté. Kyle emmena sa prise en la tirant par le bras, car des marins accouraient, prêts à en découdre. Il ramena la prisonnière à un des chariots qui attendaient à l’extérieur de la ville. Là, il mit des menottes à la vieille femme et la mit dans un chariot où étaient déjà attachés trois hommes.

Dalta de son côté avait quitté le port pour rejoindre le capitaine Hurley sur la place. Il trébucha sur un enfant. Il lui fila une taloche, et après tout, les enfants humains pouvaient aussi nourrir les exsphères. Le capitaine était plus occupé à surveiller ses hommes qu’à terroriser ou capturer le peuple. Les désians ne devaient surtout pas dépasser les quotas fixés par le Cardinal. Ils avaient déjà capturé cinq personnes, Hurley leur ordonna de se replier. Il rappela au passage ceux qui étaient encore au marché.

De retour aux chariots, Dalta posa les fers à l’enfant, qui pleurait toutes les larmes de son petit corps. Puis il le jeta dans un chariot où se trouvaient déjà trois hommes et une vieille femme.

« Brute! Lui lança Marble.

-Fais le plutôt taire! » ordonna le demi-elfe.

Il rejoignit Kyle et le reste de la troupe, afin de s’octroyer sa part de ce qu’avaient rapporté certains: potion de palma et autres qu’il fallait de toute façon faire disparaître avant le retour à la ferme humaine. C’était la première rafle à laquelle Kyle participait, et cette activité ne lui déplaisait pas. Bien au contraire, cela concrétisait un peu la vengeance qu’il s’était promis d’accomplir contre les humains et les elfes.

Lorsque le convoi reprit la route, le soleil tapait sur les casques et la majorité des désians avaient choisi de le retirer, tout comme Kyle et Dalta. Ils marchaient en queue du convoi, au niveau des chariots tirés par des animaux à poils longs, robustes et courts sur pattes. Il faisait de plus en plus chaud, si bien que l’un des prisonniers finit par gémir:

« J’ai soif! Par pitié, donnez-moi à boire!

-Tais toi et bois, sale chien! » Cracha Dalta en jetant une gourde à moitié vide au prisonnier. Il est vrai qu’il lui en voulait pour avoir interrompu la conversation qu’il tenait avec Kyle sur la rafle. Il se sentit exaspéré lorsque ce fut la vieille qui les interrompit pour dire:

« Comment pouvez-vous prendre plaisir à tant de cruauté?

- Tais-toi. ordonna Kyle.

-Ce ne sont que des bâtards, ils sont comme les chiens, prêts à mordre leur chienne de mère! »

Kyle aurait immédiatement tué l’homme qui venait de proférer ces insultes, si cela n’avait pas été synonyme de désobéissance aux ordres du Cardinal. Mais il n’y avait rien de mal à les maltraiter un peu. Le semi-elfe tira sur la chaîne pour ramener l’homme vers lui. Il l’attrapa au col et lui envoya un regard meurtrier, avant de dire:

« Demande-toi qui a mordu l’autre en premier! » cracha-t-il, avant de renvoyer l’homme a sa place avec un coup de boule rageur.

« Bordel, j’me suis fait mal à cause de ce connard!

-T’auras l’occasion de te venger, pendant nos deux cycles de surveillance… Lui souffla Dalta.

-Ouais… » Kyle commençait à entrevoir ce qu’il ferait subir aux prisonniers qui ne le respecteraient pas…

Exaspérés par cet incident diplomatique, les deux désians remontèrent le convoi vers l’avant, délaissant leur charge aux premiers rencontrés. Vers la fin de l’après midi, les lourdes portes de la ferme s’ouvrirent, et accueillirent tristement les nouveaux arrivants avec un de leurs grincements les plus sinistres. Kyle eut un sourire carnassier caché par son heaume, alors qu’il regardait les chariots de détenus engloutis dans le hangar sombre de la ferme, qui menait au site d’implantation.

« On se reverra …» murmura-t-il.

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[OS] Quelqu'un qui vous veut du mal - par Kratos_traitre

Quelqu'un qui vous veut du mal

 

Nous sommes à une époque presque oubliée. Presque, oui, car on ne sait pas vraiment comment tout ça a commencé. Moi-même je suis incapable de vous en dire plus. Dans cette époque presque oubliée, le monde vit sa vie. Elfes et Humains n'aiment pas trop se côtoyer, je les comprends, moi je n'aime côtoyer ni les uns ni les autres.

Moi, je suis la Clé. Je n'aime personne, je crois même pouvoir dire que je déteste pas mal de choses. Et malheureusement pour vous, j'ouvre des coffres. Sans mentir, vous n'aimeriez vraiment pas savoir ce qu'il y a dans ces coffres. Si je me souviens bien, après avoir été forgée, j'ai été refroidie dans le sang d'un démon, ainsi je peux sceller spirituellement le contenu des coffres, et ça vaut mieux pour les choses vivantes. Tout ça s'est passé il y a longtemps, à l'heure où je vous parle, ma position ne me permet pas d'ouvrir quoi que ce soit.

J'aimerais vous convaincre que je suis une clé vraiment sensationnelle. Si je vous parlais de mon don de prescience? Par exemple, je sais que les coffres seront bientôt déverrouillés. Je sais également que le monde va vivre une période pas très sympa, en partie à cause de ça, si vous n'aviez pas encore compris.

 

En attendant mon heure j'observe le monde. Il n'a pas beaucoup changé depuis ses débuts, d'ailleurs c'est à l'humanité que je dois mon existence. A la part d'ombre que chaque humain porte en lui, pour être exact. Il y a très longtemps -je n'étais pas encore là mais on m'a raconté figurez-vous- cette part d'ombre se matérialisa sur terre. Je lis dans vos pensées (je peux faire ça aussi car je suis une clé sensationnelle, rappelez-vous): « Mais comment est-ce possible? ». Réfléchissons un peu ensemble, voulez-vous?

Je vais partir d'une base simple: changer l'eau en glace est impossible a un être humain par les voies naturelles. Si l'un d'eux y arrive, on parlera soit de miracle, soit de... magie! Bon passons sur les miracles, je ne suis pas trop à l'aise avec tout ça. La magie donc, rend possible des choses impossibles. Et je vous le donne en mille, c'est le mana qui a matérialisé la part d'ombre de l'humanité! Le démon qui m'a apprit ça m'a confié que c'était une époque d'enfer, la terre en était gorgée de sang, et nous (les démons, pas les clés) avons mené notre règne d'une main de fer. Je pouvais encore sentir ses pensées orgasmiques à ce propos quand j'ai dévoré son âme.

Mais on vous l'a sans douté déjà dit, l'humanité est capable du pire aussi bien que du meilleur. Et donc un rabat-joie est venu mettre fin à tout ça. Il a réussi, je ne sais comment, à enfermer les enfers dans un livre, un misérable livre. Mais il ne pouvait pas bannir comme ça la noirceur de l'âme humaine, même si vous auriez bien voulu le croire. Déjà le livre en lui-même est un concentré de malice. Et il restait en outre neuf rémanences infernales sous formes physique, et leur instabilité pouvait causer le retour des démons pour un oui ou pour un non.

Le Rabat-Joie scella les neuf rémanences infernales. Dans des coffres. Coffres qu'il ferma avec une clé. Une clé forgée dans un métal très spécial refroidi dans le sang d'un démon. Vous me suivez? Je me souviens comment ça a commencé, finalement. Faites souvent travailler votre mémoire, on est toujours étonné de quoi elle est capable.

 

Comme l'heure approche, je vais vous révéler qu'il existe un homme, qui est marié, sans enfants, il travaille la terre depuis une bonne paire d'années, et les affaires ne tournent pas très bien. Il a des cheveux d'une couleur sale, roux sale. Il a le menton carré, le nez cassé, une moustache sale, il aurait pu être beau sans les aléas de sa vie. A son maintient, son dos droit et fort qui ne manquera pas de se courber sous le poids des ans et du travail, on pouvait voir qu'il était un homme qui cultivait ses navets.

Sa femme était jolie comme un bouton de fleur. Elle aussi travaillait dur, mais savait se préserver, et elle aimait fortement son mari, qui pourtant ne lui offrait guerre plus qu'un regard coquin lancé par des yeux délavés.

Oubliez sa femme. Cet homme et moi avons de grands desseins. L'un sans l'autre, nous n'aurions jamais effleuré le destin qui nous attendait. C'est quand il me retrouva dans son champ, en retournant la terre, que la paire la mieux assortie de l'enfer vit le jour: Nébilim et la Clé de Nébilim. Croyez-le ou pas, le côté sombre est aussi une épine dans son propre pied. Si l'homme n'avait pas une telle propension à laisser traîner n'importe quoi, je ne me serais pas retrouvé perdu dans ce champ des siècles auparavant, et un cultiste dépravé adorateur de l'enfer m'aurait bien gentiment retrouvé dans la Tombe du Rabat-Joie et nous aurions semé la terreur bien comme il faut. Au moins le livre des enfers a atterri dans une bibliothèque.

 

Je peux lire dans les pensées, voir l'avenir, mais il m'est plus difficile de posséder les gens. Nébilim me ramena chez lui, et sans me vanter, nous avons couché ensemble dès le premier soir. Chaque jour ses pensées tournaient de plus en plus autour de moi. Sa femme pensait « Il y a du bon en lui. ». Leur ami le plus proche n'osait pas avouer le fond de sa pensée à la femme de Nébilim, mais il sentait bien que leur couple battait de l'aile.

 

Nébilim et moi n'arrivions cependant pas à entrer en contact. Ce qui posait quelques problèmes: par exemple il ne s'inquiétait pas du tout pour ce que j'étais sensé ouvrir, il passait juste des heures à m'observer, les fesses dans la terre, en se demandant pourquoi je l’intéressais autant. C'est un des travers de la possession démoniaque indirecte, il faut savoir être patient.

Un soir, alors que l'atmosphère se faisait lourde, étouffante, que le ciel s'assombrissait, annonçant un orage violent, Nébilim retrouva sa femme non moins menaçante à son retour au foyer. L'ami du couple avait finalement exposé ses inquiétudes à la douce épouse de Nébilim, et se faisait sévèrement remettre à sa place. Il était également venu leur faire ses adieux, il était sur le départ, à la recherche d'un vieux druide avec qui vivre en ermite pour le restant de ses jours.

Ce soir là je parvins à parler à Nébilim. Il accepta tout ce que je lui racontai ans broncher, ni paraître surpris. Son âme avait soif de pouvoir. Il quitta tout le soir même, laissant femme, biens et fœtus derrière lui. Quelque part au fond de lui, il n'aimait pas ce qu'il faisait. Il se dit que lorsqu'il aurait le pouvoir suprême il reviendrait vers sa femme et... il ne savait pas trop quoi, mais il reviendrait et elle le pardonnerait forcément. J'ai décidé de ne pas casser cette illusion tout de suite, préférant me délecter de la scène si jamais elle devait vraiment avoir lieu.

 

La route qui nous attendait était longue, les coffres étaient disséminés au quatre coins du monde. L'avantage, c'est que je pouvais sentir leur position exacte. Le problème c'était que Nébilim avait du mal à comprendre quand je lui parlais de lieux qu'il ne connaissait pas.

Au début de notre voyage il vécut sur ses réserves d'argent et de l'assistance de ceux qui le voulaient bien. Sauf que l'hiver approchait et que cela inquiétait Nébilim. Je le pressai donc vers le coffre le plus proche de nous. Nébilim fouilla frénétiquement la forêt dans laquelle devait se trouver la relique des enfers. Une chance viciée nous évita toute mauvaise rencontre.

Enfin il trouva le coffre, mais de nous deux c'était moi le plus excité. En toute honnêteté je n'ai fait que fermer les coffres, et en tant que clé, l'ouverture d'un d'eux m'inspirait les plus grands des plaisirs. Mais j'avais le trac, également. Je glissai par trois fois des mains de Nébilim, moites, avant qu'il ne parvînt à m'insérer dans la serrure. Mes doutes s'envolèrent pour laisser place au plaisir et à la volupté. Tout tourna sans accroc, la serrure n'était pas rouillée pour le moins du monde. Le son des clinches et des ressorts se détendant sous la pression de mes dentelures était des plus exquis.

Le sceau magique se brisa, déversant des flots d'ombre qui engloutirent tout autour de nous, la moindre trace de vie était masquée par les ténèbres, les odeurs devinrent âcres et le sol se flétrit. Dans le coffre brillaient d'une non-lumière deux épées. Leurs formes baroques semblaient se trémousser, elles ne paraissaient pas tranchantes pour deux sous. Mais rien qu'a les regarder on sentait une partie de son âme s'en aller, comme découpée de son tout.

 

Avant de s'en saisir, Nébilim voulut donner un nom à ces abominations. Il les nomma Nébilim car finalement, c'était le nom qui leur allait le mieux. Si seulement il m'avait demandé mon avis. Bref il les ramassa et le jour reprit ses droits. Nébilim commença à faire des grands moulinets, cognant les troncs au hasard. Il ne coupait rien, mais les troncs suffisamment touchés montrèrent des lors des signes de flétrissure autour de l'impact.

 

C'est là que j'eus très peur, pour la première fois de mon existence. J'ai cru que, ivre de son pouvoir et aveuglé par lui, Nébilim allait m'oublier dans cette serrure. Son absence dura plusieurs jours, et jamais il ne me laissa voir ce qu'il avait fait durant ces jours. Toutefois il avait sur lui des traces de sang, sans doute pas le sien, et il se plaignit du manque de tranchant des armes, mais comme elles tuaient quand même leur cible, ça restait convenable. Alors que je guidais Nébilim vers la prochaine arme, il tuait sans hésitation les voyageurs isolés qui croisaient notre route. Quand nous traversions une ville ou un village, il se faisait plutôt discret. Les extases et les meurtres se succédèrent, ce qui ne fut pas pour me déplaire. Retrouver un petit goût d'enfer, c'est ce qui vous fait prendre conscience que cela vous manquait.

Nous ouvrîmes d'autres coffres, et Nébilim excellait dans le maniement des armes qu'il y découvrait. Quand il s'agissait de massacrer des pécores. Mine de rien, à force de réduire des villages en cendres, on acquiert une certaine renommée, et de temps à autre un champion, un chevalier ou un groupe d'aventuriers, tous trop aventureux, venaient réclamer la tête de Nébilim dans l'espoir de réclamer une récompense quelque part.

Ce furent des coups durs pour Nébilim. Il parvint à survivre à leurs assauts, mais il se rendait compte qu'il n'était pas franchement à la hauteur, il perdit au cours des combat un doigt et une oreille, ce qui le fit réfléchir longuement. Ça faisait longtemps qu'il ne m'écoutait guère plus que pour prendre connaissance de sa prochaine destination. Nous étions en possession de cinq des neuf armes. Je lui répétai, une fois de plus, que son pouvoir suprême ne pouvait être complet que lorsqu'il aurait les neuf en sa possession.

 

Nébilim reconsidéra alors sa position vis-à-vis du bilboquet maléfique, abandonné la veille sous la table d'un cabaret. Il reconnut avec mauvaise foi qu'il en aurait besoin, même sans s'en servir vraiment, encore que les pluies de météorites étaient dotées d'un charme certain. Une fois l'artefact récupéré, je fis l'inventaire de nos possessions: Nébilim, le Mauvais Œil, Fafnir, Diablos, Apocalypse, et enfin Désastre. Il ne nous en manquait plus que trois. Cependant, un mauvais pressentiment me taraudait, au fil des jours cette sensation ne fit que grandir sans jamais s'expliquer, et quand enfin nous arrivâmes en vue du coffre maudit, situé dans un canyon profond, sur une corniche de pierre en surplomb d'un abîme aux profondeurs indiscernables, ce sentiment se dissipa.

 

Euphoriques comme à notre habitude, nous ouvrîmes le coffre et Nébilim s'empara de son contenu, une carte maudite: les Portes de l'Enfer. Il s'était habitué aux armes inutiles, n'ayant soif que de pouvoir. C'est alors que mon mauvais pressentiment se justifia. Nébilim se retourna, un sourire goguenard collé sur les lèvres, à peine discernable entre sa barbe et sa moustache sales. Il fixa l'homme qui marchait vers lui, qui semblait aussi déplacé qu'un nouveau né dans une étable.

L'homme portait une étrange couronne dorée, posée sur une capuche et un voile blancs qui lui cachaient le visage. Il portait également une robe d'un blanc crème, et marchait avec d'humbles sandales de paille. Négligemment posé sur ses épaules, un châle bleu-vert menaçait de s'envoler à la moindre bise. Sa main droite tenait une longue perche, terminée par un anneau dans lequel étaient passés quatre anneaux plus petits, qui l'aidait à marcher. Deux objets complétaient sa livrée de manière improbable: un bâton noir aux formes torturées coiffé d'un globe sanglant accroché dans son dos, et une épée dont la garde gigotait, qui pendait à son flanc. Le sourire de Nébilim se crispa quand il reconnut deux armes maudites.

 

« T'es une sorte de bonze ou quoi? » héla le guerrier maudit. L'interpellé ne répondit pas. J'insistai pour que Nébilim dégaine, parce que là je le sentais vraiment mal. Avec précaution, il choisit Diablos, il avait apprécié le carnage que cette arme pouvait occasionner. Les dents de la hache maudite cliquetaient d'impatience.

« T'as perdu ta langue? » relança Nébilim.

La réaction de l'homme en blanc fut aussi légère que le soupir d'une concubine:

« Mon cher monsieur, je suis effectivement un saint homme. Puis-je connaître votre nom? »

 

Nébilim hésita avant de répondre, en se demandant s’il ne devrait pas plutôt lui délivrer son patronyme juste avant de l'achever, pour conclure l'entretient de manière distinguée. Mais il opta finalement pour:

 

« Je te dirai mon nom en échange du tien.

-Je suis venu exorciser le Mal qui vous possède, je suis le bonze Emon! » répondit le moine blanc en brandissant sa canne avec une grandiloquence soudaine.

« M'exorciser, moi, Nébilim? répéta-t-il en haussant un sourcil. Laissez-moi plutôt vous exciser. »

C'est après ce trait d'esprit dont il aurait été incapable sans mon éminente suggestion que Nébilim chargea, accompagné d'un rugissement rauque émis par Diablos.

 

Malgré son ample tunique le moine parait les coups pesants du Diablos avec une facilité déconcertante, sa frêle canne supportant très bien les chocs répétés. Nébilim cognait pourtant comme un sourd, chaque choc s'accompagnait de l'habituelle éructation de la hache, sans déstabiliser l'adversaire, qui reculait cependant. Déambulant sur les corniches et les à-pics, il entraîna peu à peu Nébilim hors de la gorge. La tactique d'Emon ne changea pas pourtant, il se contentait de parer les attaques, ce qui énerva Nébilim. Les flux de pouvoir des armes maudites commençaient à se répandre autour de lui. Il raccrocha Diablos pour se saisir de Nébilim, alors que Mauvais Œil se mettait à tourner en orbite autour de son propriétaire.

L'aura de Nébilim corrodait imperceptiblement toute chose autour de lui mais le moine n'en était pas affecté. Les premières passes de cette deuxième manche furent maladroites mais Nébilim se rattrapa rapidement. Le combat se poursuivit dans un silence époustouflant, le son du choc des armes était emporté par les rafales de vent qui balayaient le plateau désolé surplombant le canyon. La canne du bonze interceptait chaque coup d'épée, mais pour une raison inexpliquée, Mauvais Œil était toujours dévié un instant avant de heurter l'adversaire. Dans un habile mélange de coups venant de toutes parts, Nébilim camoufla un coup de pied qui heurta le ventre d'Emon et l'envoya rouler par terre. Apocalypse manqua de peu de déchirer ses chairs, mais le bonze s'en sortit indemne.

 

Le ciel s'assombrit de lourds nuages et le vent hurla de plus belle. Le saint homme se releva avec grâce, et sa robe s'épousseta d'elle même avant que Nébilim ne parvint à sa hauteur. L'orage se mit à gronder et chaque coup de tonnerre coïncidait à la rencontre de la canne et des épées maudites. Par une passe subtile, Emon passa l'anneau de sa canne autour d'une des épées de Nébilim et la lui fit sauter des mains. Désarmé mais pas désemparé, Nébilim plongea sa seconde épée dans le corps du moine et lança sa main libre vers l'épée pendant à la ceinture d'Emon. Cependant son poignet fut intercepté par la main gantée de cuir noir du moine, dont la poigne était aussi ferme et froide que celle d'une tenaille.

 

Il imposa une torsion au poignet et au bras de Nébilim qui lui arracha un cri de douleur. D'un coup de genou bien placé Emon repoussa violemment le guerrier maudit, ôtant par là même sa seconde épée qui n'avait rien pénétré d'autre que les plis de l'ample vêtement du saint. Nébilim atterrit sans douceur dans la poussière. La première épée de Nébilim se planta dans le sol en retombant. Le Mauvais Œil tomba lui aussi dans la poussière. Emon fit quelques pas vers l'épéiste, foulant l'épée de son pied en passant, mais il fut forcé de bondir pour éviter une boule de feu envoyée par Nébilim. Ce dernier s'était saisi du bilboquet maléfique qui pendait à sa ceinture et fit pleuvoir les sortilèges sur le sain homme. Il ne parvint qu'à déchirer les habits enchantés du bonze qui se raccommodaient peu de temps après, le corps du bonze semblait évanescent.

 

Enragé par ses assauts inutiles, Nébilim se rua vers Emon en tirant Fafnir de sa botte. Le guerrier maudit bondit dans les airs et abattit ses deux armes sur la canne du bonze. Il lâcha aussitôt Fafnir pour refermer sa main sur la canne qu'il réussit à arracher des mains d'Emon. Riant à gorge déployée, Nébilim recula en bondissant, ramassa sa première épée et Fafnir qu'il cala entre ses dents. Il brisa la canne qu'il trouvait ridicule et se rua dans un nouvel assaut. Accompagné par le fracas du tonnerre Nébilim frappa plusieurs coups qui furent bloquées par des mains gantées et dans sa véhémence il parvint toutefois à déchirer le voile qui couvrait le visage d'Emon. Nébilim se figea.

 

Derrière des mèches blondes désordonnées et des paupières à demi closes, des iris d'un vert étincelant dévisageaient le guerrier maudit. Ce regard accompagna une sensation des plus désagréables, celle d'une grosse goutte d'eau froide s'écrasant sur le sommet du crâne de Nébilim. Ajoutez à cela une épée enfoncée jusqu'à la garde dans son ventre et vous aurez un aperçu de l'inconfort dans lequel se trouvait Nébilim. Sans oublier que l'épée commençait à sucer goulument son âme.

Ce sourire, désinvolte et serein, est désagréable au possible pour qui ne souhaite que le chaos. Mais la dernière image qui se fixa dans l'esprit mourant de Nébilim fut celle de ces yeux, qui ressemblaient tant à ceux de sa femme.

Franchement, quelle honte. Voilà qu'en plus Emon se mit à fouiller le corps de Nébilim. Il écarta précautionneusement les armes maudites, et finit par me débusquer. J'essayai de rester discret, de ressembler à une clé, pour une fois, pour pouvoir le corrompre plus tard. Cependant il décela ma conscience. Ce que je lus en lui ne me plut pas, mais alors vraiment pas. Sérieusement, comment un bonze comme lui peut se servir d'une telle épée, même pour le bien du monde? Allons posez ça mon ami, cessez incessamment cette mauvaise blague! Quelle... ironie!

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[OS] L'amour est un poison - par Marina Ka-Fai

Coucou les gens !

Cet OS m'a été commandé par une amie allemande. Je l'ai d'abord écrit en anglais pour elle et là, je vous le traduis.

Résumé: Pronyma ne peut que se demander pourquoi après la trahison de Yuan. Elle savait que la douleur qu'elle éprouvait était due à sa stupidité. Elle avait été suffisamment bête pour tomber amoureuse de lui.

Disclaimer: TOS appartient à Namco et les personnages du jeu en bénissent le ciel.

 

L'amour est un poison

 

- Lord Yggdrasill. Vos blessures ne sont pas encore guéries. Dit elle à son maître

La jeune métisse regarda autour d'elle. Elle avait tout entendu, tout vu. Kratos gisait inconscient sur le sol car il avait pris une attaque de Yuan pour sauver la vie de son bâtard. Le bâtard avait appris la nature de sa relation avec Kratos et cela l'avait laissé comme détruit. Les Elus étaient là aussi. Le nain qui s'était caché avait payé pour sa trahison. Il était blessé et vu son état, il était très peu probable qu'il survive. Tout cela ne l'avait pas surprise. Elle le savait. Elle savait que Kratos les aurait trahi en faveur de son fils. Les lois du sang sont plus fortes que n'importe quelles autres lois. Et puis, Kratos était humain. Et l'on ne devait pas faire confiance aux humains. Son cœur lui faisait mal pour une toute autre raison. Et cette raison gisait au sol également. Yggdrasill l'avait bien blessé, sa main était sur son flanc gauche, le serrant. Il avait très certainement quelques côtes cassées et les coups de pied d'Yggdrasill ne l'avait certainement pas aidé à avoir moins mal. Elle le regardait et elle ressentait différentes émotions.

D'abord, elle ressentait de l'incompréhension. De toutes les personnes sur Terre, elle pensait que Yuan Ka-Fai était celui qui souhaitait le plus la résurrection de Martel. Il était son fiancé. Il l'aimait tellement qu'il avait toujours à son annulaire gauche sa bague de fiançailles. Il n'avait pas d'amants, pas d'enfants illégitimes. Il était resté fidèle à Martel. Même si elle était morte quatre mille ans plus tôt. Alors pourquoi trahirait-il Yggdrasill ? Yggdrasill lui avait donné une chance de pouvoir être de nouveau aux côtés de sa bien-aimée Martel !

Puis, elle ressentit de la colère. Cet homme avait osé trahir Lord Yggdrasill ! Il était le chef de ces maudits renégats ! Il se battait contre l'avènement de l'âge des demi-elfes ! Elle avait envie de le tuer. Pour les traîtres, le seul châtiment possible était la mort.

Mais après sa vague de fureur, elle ressentit une peine profonde et une grande tristesse. Elle aussi, elle avait fait confiance à Yuan. Contrairement aux autres, il n'avait jamais insinué qu'elle avait obtenu sa place en couchant avec Yggdrasill. De toute façon, cela était faux. Mais Yuan avait été le tout premier à prendre sa défense quand elle était devenue le chef des cardinaux désians. Quand Kvar avait insinué qu'elle n'avait obtenu sa place qu'en écartant les jambes, Yuan la défendit.

- Ton opinion à propos de tes supérieurs et à propos des femmes est tout bonnement inacceptable.  Cette accusation est du niveau des humains. Tu ne devrais pas t'abaisser à cela Kvar. Si j'entends   une nouvelle insinuation de ce genre, je ferai en sorte d'avoir ta tête coupée sur mon bureau le lendemain du jour où tu auras ouvert la bouche.

Voyant que Yuan était sérieux, Kvar s'en alla. Pronyma regardait Yuan, très surprise. Mais au plus profond d'elle, elle était heureuse qu'un de ses supérieurs l'avait défendue. Elle parvint à le remercier en bégayant un peu.

- Pas besoin de me remercier.

Il la laissa et pendant toute la journée, elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il s'était passé. C'était la toute première fois dans sa vie que quelqu'un prenait sa défense. Très souvent, elle devait travailler avec lui. Et c'était à chaque fois un vrai plaisir. Yuan savait comment organiser des dossiers, de ce fait, ils ne perdaient jamais trop de temps à chercher une note en particulier. Il était toujours poli avec elle. Il était intelligent. Certes, il ne lui avait jamais montré une quelconque envie de devenir son ami. Mais elle se sentait respectée. Quand ils devaient travailler ensemble, quand elle arrivait, il avait toujours un très léger sourire en lui disant bonjour. Et avec le temps, elle devenait de plus en plus excitée à l'idée qu'elle allait travailler avec lui. Elle se surprit à compter les jours la séparant de ce moment.

Un jour, elle surprit un bout de conversation entre lui et Kratos. Elle se cacha. Elle savait que cela n'était pas bien mais après tout, c'était d'elle dont ils parlaient. Elle avait toujours vécu avec cet adage : « Surveille tes arrières sinon tu vas te faire poignarder ! ». Et s'ils complotaient contre le Cruxis, elle pourrait prévenir son cher Lord Yggdrasill. Cela semblait hautement improbable une telle situation mais bon... Au final, la conversation s'avéra très banale, avec des questions du genre «  Comment s'est passée ta journée ? » etc.

- Donc, tu travailles avec Pronyma aujourd'hui ? Demanda Kratos

- La Déesse en soit louée. J'aime vraiment travailler avec elle. Elle est comme un rayon de soleil. Elle est organisée, elle n'a pas peur de travailler dur, elle n'oublie pas quel est son rang mais la chose la plus importante est qu'elle sourit. Je pense que tu sais à quel point un sourire sincère peut illuminer une journée. Mithos a très bien choisi quand il l'a nommé Chef des Cardinaux.

Yuan faisait son éloge. Il avait du respect pour elle. Il avait de la considération pour elle. Et il aimait sa compagnie. Elle ignorait pourquoi mais son cœur lui semblait très très léger. Yuan Ka-Fai, Séraphin du Cruxis, fiancé de Lady Martel et futur beau-frère de Lord Yggdrasill, avait du respect pour elle. Mais quelques heures après, elle réalisa que son comportement était stupide. Ce n'était pas comme si il avait déclaré qu'il était amoureux d'elle. Et elle devait se contrôler. Elle agissait comme une adolescente énamourée du garçon le plus populaire de son bahut. Cela la dégoutait. C'était tellement contraire à ce qu'elle était ! Mais elle devait admettre que Yuan était différent de tous les autres. Et il était le seul à pouvoir la faire réagir ainsi. Au final, elle n'avait d'aure choix que d’accepter la vérité. Elle était attirée par lui.

Non.

Elle était amoureuse de lui.

Et elle sut immédiatement que cela était une très mauvaise chose. Tout d'abord, il allait se marier à Martel une fois celle-ci ramenée à la vie. Et combiner travail et amour était toujours très dangereux. C'était comme si on mettait une bûche dans un feu pour l'alimenter. Laissez le vivre trop longtemps et il vous brûlera.

Et ce jour-là, alors qu'elle regardait l'homme qu'elle avait aimé en secret pendant quatre ans, elle savait que, même si elle n'avait pas alimenté cet amour, qu'elle n'avait rien fait pour le maintenir en vie, elle avait été la victime des feux dévorants de l'amour. Ils avaient brûlé son cœur. Entre amour et loyauté, elle choisirait toujours la loyauté. Elle était un membre du Cruxis. Yuan était un renégat. Et maintenant, il était avéré qu'il était un ennemi. Elle savait que les jours où elle travaillerait en sa compagnie étaient finis. Elle aurait un jour à se battre contre lui. Mais quand Yggdrasill l'avait blessé, quand il l'avait frappé, elle dut regarder ailleurs. Et se contrôler pour ne pas courir vers Yuan pour l'aider. Cela était juste insupportable.

Il était un traître.

Elle le savait.

Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer.

Tout comme elle savait que seule la Mort pouvait la libérer de cette passion ardente.

 

 

FIN

 

Depuis le temps que je voulais écrire sur ce pairing ! Le pire, c'est que c'est à cause d'une des vidéos de mon amie allemande que j'ai commencé à les imaginer ensemble ! Elle m'a avoué avoir adoré.

En tout cas, je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne rentrée.

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[OS] Quelle vie de protozoaire! - par Marina Ka-Fai

Disclaimer: TOS ne m'appartient pas et les persos remercient Martel pour ça.

Résumé: La vie d'un protozoaire est toujours riche en rebondissement.

 

Quelle vie de protozoaire !

 

J'entends mon maître rentrer à la maison en compagnie de sa femme. Je lève la tête et jappe joyeusement, balançant ma longue queue touffue pour les accueillir. Je n'aimais pas rester seul trop longtemps. Ma maîtresse s'approche de moi pour me caresser gentiment la tête. J'en ronronne de contentement. J'aime beaucoup ma maîtresse. Elle rend mon maître heureux. Comme quand il était avec ses amis pendant la grande guerre de Kharlan. C'est mon maître qui m'a retrouvé. J'étais alors un tout petit bébé, ma maman avait été tuée par des vilains soldats et j'avais été blessé aussi. J'avais faim, j'avais froid, je croyais que j'allais mourir. Puis, mon maître est apparu. Il s'est approché doucement de moi puis a dit :

- Mon pauvre, qui a bien pu te faire ça ?

Il a enlevé sa longue cape violette un peu bizarre et il m'a enroulé dedans. Il m'a mené au camp où était ses amis : un jeune garçon, un gentille dame en vert et un homme à la cape qui avait l'air très attrayante. Mon maître était parti dans l'idée que l'on me soignerait puis qu'on me relâcherait pour que je vive à l'état sauvage. Mais moi, bah, je m'étais attaché à mon maître et à son petit groupe. La dame était toujours partante pour me gratter derrière les oreilles. Ca fait un bien immense ! Moi, je n'arrive pas à atteindre cette zone avec mes pattes, alors quand ça me démange, bah, c'est assez difficile de me soulager. Le petit garçon jouait souvent avec moi. Et le monsieur à la cape, même s'il pestait un peu sur le fait que je m'amusais à essayer d'attraper ce morceau de tissu, je sentais bien qu'il m'aimait bien. De temps en temps, il me faisait une petite caresse gentille sur la tête entre les oreilles. Quant à mon maître, il s'assurait de mon bien-être. Il jouait aussi avec moi, il me parlait. Et de fil en aiguille, je suis devenu un membre de leur petit groupe.  Mais bon, le bonheur, ça ne dure jamais. La gentille dame en vert est morte. Ca a rendu le petit garçon maboul. Il ne voit plus que mon maître et l'homme à la cape que comme ses larbins, il leur a fait du mal même. Pas à mon maître, pas physiquement, pas encore mais il n'a pas intérêt à oser. Sinon, je le mordrai si fort qu'il aura la trace de mes crocs pendant un moment ! Personne ne touche à mon maître ou à ceux qu'il aime, ça, c'est clair ! Mais si mon maître a eu de la chance pour le moment,le monsieur à la cape, lui, bah il n'a pas eu cette chance. Le petit garçon ne l'aimait déjà pas beaucoup à la base. Après la mort de la dame en vert, ça a été pire. Un jour, il a fait exprès de le pousser en haut des escaliers. Le monsieur à la cape a eu des côtes cassées et un problème à la tête. Mon maître a eu très peur pour la vie du monsieur. Mais le monsieur, il faut croire que lui, il a bon cœur, il n'a jamais balancé le petit garçon.

Puis mon maître a rencontré une gentille jeune femme. Au début, elle me prenait pour un chien. Mon maître lui a dit que j'étais un protozoaire. La jeune femme ne me détesta pas pour autant. Elle est un peu comme la gentille dame en vert. Toujours souriante, toujours à aimer la vie, à me faire des câlins. Et mon maître est tombé amoureux de la gentille jeune femme. Ils se sont même mariés, aidés par le monsieur à la cape. Ils ne pouvaient pas le faire dans une église normale. Le petit garçon cherche la jeune femme pour la pierre qu'elle a à la base du cou, il contrôle le monde et les églises. La jeune femme est donc devenue ma maîtresse. Depuis quelques jours, ma maîtresse n'est pas bien. Elle vomit souvent le matin. Donc, mon maître l'a emmené voir le vétérinaire des humains. Ils ont l'air heureux. C'est que ma maîtresse n'est pas malade, tant mieux ! Mais je sens quelque chose de bizarre en elle. Son énergie a changé. Il y a quelque chose qui la ronge de l'intérieur, hormis cette petite pierre bleue. Je renifle son ventre, le problème vient de là. Je me mets à grogner et à « aboyer ». La chose aurait peur et partirait bite fait bien fait de ma maîtresse ! Non mais ! Vilaine chose ! On ne fait pas de mal à ma maîtresse !

- Mais qu'est-ce qu'il te prend Noishe ? Me demande ma maîtresse

Mais je te défends, je te sauve ! Voilà ce qu'il me prend. Je vois mon maître sourire un peu. Il a compris. Il comprend toujours ce que je veux lui communiquer. Il est très intelligent, c'est pour ça.

- Je pense avoir compris. Noishe arrive à sentir le mana des gens. Il doit sentir que le tien change. Je pense qu'il te croit en danger et veut te sauver.

Oui ! C'est exactement ça mon maître ! Heureusement que tu es là et que tu parles le protozoaire couramment !  Ma maîtresse me sourit.

- Merci Noishe, tu es adorable !

Pas besoin de me dire merci. C'est mon devoir que de protéger mon maître et son amoureuse !

- Ce que tu sens Noishe, ce n'est pas une vilaine maladie. Me dit-elle

- Anna va avoir un bébé, Noishe. Ajoute mon maître

Ma maîtresse va avoir un petit ? Mais c'est génial ça ! Ca fait une personne en plus à aimer ! Je renifle une nouvelle fois son ventre puis je lui lèche la main pour lui montrer que je suis content. Elle me gratte un peu la tête, très heureuse.

Décidément, la vie de protozaire est riche en rebondissements !

 

FIN

 

Ceci est un OS coup de tête. Je ne sais même plus comment il m'est venu. Mais je me suis bien amusée à l'écrire. J'espère que vous l'aimerez !

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Hey! Lloyd! - par Naikkoh

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Till the world's end - par Naikkoh

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