Disclamer: Tales of Symphonia est à Namco tout comme le cheval blanc d'Henry IV est à Henry IV.

 

 Chapitre 4: Grosse frayeur et préparatifs

 

Cela faisait deux mois que Yuan et Kratos vivaient ensemble et près de quatre mois que le petit était en route. Un soir, avant d'aller se coucher, le demi-elfe s'était senti assez mal. Il crut que c'était la fatigue. Le lendemain matin, en se réveillant, il sentait différentes sources de chaleur. Kratos bien sûr, qui commençait lui aussi à émerger. Les draps. Mais autre chose. C'était chaud et douloureux à la fois. Discrètement, il souleva ses draps et il se retint de crier. Il essaya de ne pas trembler, de ne pas avoir peur. Peine perdue, Kratos sentait que quelque chose perturbait l'ancien chef des Renégats. Le couple s'était réveillé dans le sang ce matin là. Intérieurement, les deux hommes paniquaient. Que faire? Ce n'étaient certainement pas les médecins qui pouvaient faire quelque chose. Yuan avait eu l'excellente idée de ne pas trop s'agiter. Kratos, de son côté, essayait de réparer les dégâts. La vague de douleur était passée, le saignement s'était arrêté mais ils n'avaient aucun moyen de savoir si le bébé était toujours là. Par mesure de prudence, Yuan resta allongé toute la journée tandis que Kratos essayait de trouver des informations qui auraient pu les aider.

La journée leur parut longue et affreuse. La délivrance vint le lendemain, quand le métis eut ses habituelles nausées matinales. Pour la toute première fois, il était heureux de vomir depuis qu'il était dans cet état. Une fois sa crise passée, il avait fondu en larmes. Littéralement et de soulagement.

-Nous avons failli le perdre...Il aurait très bien pu mourir et moi, je ne l'ai même pas senti...

Il s'en voulait. Il s'en voulait tellement! Kratos essaya de le calmer un peu, même si lui aussi était très ému. Lui aussi avait eu peur. Pour le petit bien sûr, mais pour Yuan en premier.

-Tout va bien, ça va aller. Il est là.

-Oui...

Le demi-elfe tentait de se calmer tant bien que mal. La journée fut comme celle de la veille, la peur et l'angoisse en moins. Yuan passa la plus grande partie de sa journée à dormir. Cependant, quand il était réveillé, il pensait à cet enfant. Leur enfant. Son enfant. Toujours sans qu'il ne s'en rende compte, il posa sa main sur son ventre qui ne changerait jamais malgré le temps qui passait, malgré l'avancement de son état. Il avait failli le perdre. Il le savait, une partie de lui le savait. Il avait honte. Ce petit aurait très bien pu partir sans qu'il ne le sente et même s'il l'avait senti, qu'aurait-il pu faire pour le retenir? Qu'avait-il fait pour déclencher cette crise? Et lui, avait-il eu mal? Il ferma les yeux et intérieurement, il lui présenta ses excuses.

Il devait être treize heures quand Kratos trouva enfin quelque chose. Il alla faire part de sa découverte à Yuan. Il s'avéra que, parfois, il y avait des incidents comme ceux-là dans les « grossesses » des hommes de Mana. Le seul remède était de se reposer au maximum.

-Je refuse de devenir un paresseux pour autant. Si je peux t'aider, je le ferai.

-Yuan...

-Plutôt mourir que devenir un assisté. Ce n'est certainement pas le fait de te passer un tournevis qui va tuer notre enfant.

-D'accord, mais ne force pas trop.

L'humain l'embrassa avec tendresse.

-Tout de même, je me demande ce qui a pu provoquer cela.

-Tu as fait quelque chose de spécial?

-Je ne m'en souviens pas.

-Tu as bu quelque chose?

-Je n'aurai jamais bu de l'alcool dans mon état. Espérons juste que cela ne se reproduise jamais, j'ai eu suffisamment peur et toi aussi, je pense.

Une bonne semaine passa et l'incident ne se reproduisit jamais. Yuan remarqua que Kratos était assez rêveur depuis un moment.

-J'essaye juste d'imaginer notre enfant une fois qu'il sera là. Tu as une idée pour les prénoms?

Les prénoms? Yuan n'y avait même pas pensé, c'est vous dire...Il l'avoua. Ce n'était pas très grave, ils avaient près de cinq mois pour y penser.

-Je me demande de quel sexe est ce bébé.

-Malheureusement, je n'ai aucun moyen de le savoir. Je ne saurai même pas te dire si j'en attends un ou plusieurs.

Kratos eut un rire qui étonna Yuan. Quand il lui demanda pourquoi il riait, son amant lui répondit qu'il imaginait des « minis Yuan » courir dans le jardin.

-Et pourquoi pas des petits Kratos, hein?

-Parce que des petits Yuan, c'est beaucoup plus mignon.

-Flatteur.

-Non. Sincère. Cependant, c'est ennuyeux de ne pas savoir combien nous allons en avoir. Pour préparer la chambre, ça va être coton.

Préparer la chambre? Ah ouais, pas bête.

-Écoute, au pire, s'il y en a plusieurs, on arrangera le tout après leur naissance. Ne t'embête pas avec tout ça.

Plus facile à dire qu'à faire et Yuan savait que Kratos avait raison, il leur fallait préparer la venue du petit. Alors ensemble, ils avaient commencé à regarder dans les magasins spécialisés. Tout le monde croyait que c'était Yuan ou Kratos qui allait être père et que l'autre était un ami qui accompagnait pour aider. Grossière erreur. La conscience de Yuan éclatait de rire. Ils choisirent des choses simples, pas besoin de chichis. De retour au bercail, l'humain s'était mis en tête de monter le berceau. Son amant le regardait avec amusement se dépatouiller.

-Mais pourquoi cela ne veut pas rentrer? S'énervait Kratos

-Peut-être parce que ce n'est pas la bonne pièce mon amour. Répliqua Yuan, un sourire aux lèvres et lui donnant une pièce.

L'humain essaya et cela s'emboîta à merveille.

-Tu vois la jolie feuille de papier pliée à côté de toi? Cela s'appelle un mode d'emploi, mon chéri.

-Quelle chance j'ai de t'avoir pour assistant! Intelligent en plus d'être beau et sexy.

Le demi-elfe se sentit rougir. Il se contenta de l'embrasser sur la joue pour le remercier. Il aida ensuite Kratos à monter le meuble. Oh certes, il ne faisait pas grand chose, il passait un instrument ou une pièce mais au moins, il n'avait pas l'impression de fainéanter et puis, à vrai dire, c'était presque amusant. Mais au bout d'un moment, il finit par s'endormir, la tête posée sur l'épaule de Kratos. C'était l'heure de la pause. Il l'allongea avec douceur sur leur lit et attendit son réveil. Hors de question de finir sans lui! Une petite heure plus tard, le métis émergeait des profondeurs du sommeil. Il eut une légère altercations avec ses fidèles nausées et un magnifique vertige. Avant de retourner à son occupation d'avant sieste. Le soir venu, la chambre était prête. Il ne manquait plus que le propriétaire des lieux.

 

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