28 mars 2010

[OS] Ici et ailleurs - par Lady Colette

 Je cours. Je ne souhaite qu’une chose en cet instant être loin d’ici, ailleurs, là où je ne serai pas l’élue, celle sur qui tout repose. Je ne souhaite être que moi. C’est pour cela que j’ai décidé de partir, qu’un temps certes mais c’est déjà cela. J’ai besoin de prendre de la distance. Je laisse donc derrière moi le groupe. Il n’y a que Lloyd et Génis qui savent que je parte. Ils voulaient à tout prix m’accompagner forcément mais je les ai convaincu de ne pas me suivre. Je sais aussi que Zelos m’as vu partir. Je leur ai laissé un mot. Leur disant où me retrouver dans un mois.

Je chemine donc, seule avec moi-même sur le sentier du destin. Je ne sais pas ce que je cherche mais je sais que je le trouverai. Vers la tombée de la nuit j’arrive en vue d’un village. Je vais pouvoir me reposer. Le village est accueillant et chaleureux. Les passants me saluent comme une personne normale et non comme la grande Elue. Je me dirige vers l’auberge, à l’intérieur plein de gens heureux, riant aux éclats. J'y entre et me dirige vers l’aubergiste, une dame bedonnante mais avenante. Elle me donne une chambre et me propose de venir me restaurer. J’accepte gentiment, un peu timide. C’est la première fois que je suis aussi seule. Cela me change mais me fait du bien. M’asseyant à une table à part, je balaye la salle du regard. Il y a ici des personnes de tout âge et de tout milieu social. Je mange en silence avant d'aller me coucher. Alors que je m'apprête à monter, l’aubergiste me hèle, me disant que si je reste jusqu’à demain soir il y a la fête annuelle du village. Je décide donc de rester.

Pour une fois je ne me réveille pas aux aurores mais profite d’une bonne grasse matinée. Vers dix heures je daigne enfin me lever et aller prendre mon petit déjeuner. La salle est vide, je discute donc avec l’aubergiste. Puis je passe ma journée à me balader dans le coin et flâner dans le village. J’en profite aussi pour allez chez un couturier et faire réparer mes habits. Cela faisait quelques jours que j’avais un accro dans ma robe et rien pour la rapiécer.

Le soir venu je me dirige vers la place du village pour la fête. Je me suis achetée une robe pour l’occasion ce qui est rare. Sur la place est installée une grande rangé de tables, dans un coin, la partie cuisine, et au milieu une grande place de danse. La soirée commence doucement, le vent est frais dans la chaleur de la nuit. De ma place je vis un jeune homme m’observer. Qui est-ce je n’en sais rien. Lorsque la nuit tombe et que la fête bât son plein, je décide d’aller voir si quelqu’un veux danser avec moi. Ce n’est pas moi qui vais au « public » mais lui qui vient à moi. Le jeune homme en question me propose de danser. J’accepte. Il est… gentil. Mes cheveux valsent dans l’élan de la danse, mon cavalier est un très bon danseur. Un peu plus grand que moi, cheveux châtain foncés, ébouriffés, un sourire charmeur. Je sens ses mains sur mon dos, fermes mais douces. Je frissonne. Tout cela est nouveau pour moi. La chanson devient plus lente, mon charmant cavalier se rapproche de moi et me murmure à l’oreille :

«  Enchanté demoiselle, quel est votre nom ?

- Je m’appelle Colette, et vous ?

- Je m’appelle Lyam »

Son souffle effleure mon cou, je frissonne. Je ne sais pas à quels sentiments j’ai à faire. Sa peau effleure la mienne, je sens son visage tout prés du mien. A la fin de la chanson il me propose d’aller faire un petit tour hors du bruit ambiant pour être plus au calme. Nous discutons plus d’une heure, nous rapprochant à chaque fois. A la fin je suis presque dans ses bras, ce qui ne m’aurait pas déplu. Il fixe son regard dans le mien, et cette fois je ne résiste pas, je me blottis dans ses bras. Je me retiens d’en soupirer d’aise. Nous restons comme cela je ne sais combien de temps, ayant perdu la notion du temps. Mais il est l’heure de se quitter, il pose doucement ses lèvres sur les miennes, ce qui me fait légèrement sursauter et je sens mon visage s’embraser. Je ne résiste pas. Je ne peux pas.

Je me réveille le lendemain dans mon lit à l’auberge. Je ne sais pas comment j’ai fait pour rentrer mais j’y suis parvenue. Je me prépare. Il est temps que je reprenne mon voyage. En me levant je vois sur la table de nuit une lettre. Elle est signée de Lyam. En repensant à cette soirée je m’empourpre. Alors comme ça je n’ai pas rêvé. Il m’a laissé son adresse, il espère que l’on se puisse se revoir. En descendant je laisse à l’aubergiste une mission. Remettre ma réponse à Lyam. Elle accepte. Je lui ai écrit que j’espérai le revoir mais que j’avais une mission. Je lui explique en détail, mettant à la fin que j’espère que mon statut d’Elue ne change en rien sa vision de moi.

Je chemine sur un chemin de terre en direction du point de rendez vous. Un mois s’est écoulé. Un mois où j’ai appris à me espère. Je vais enfin retrouver ceux qui m’ont manqué, mes compagnons de voyage même si Lyam me manque.

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[OS] Un toutou, deux toutous, trois toutous... - par Lady Colette

Bonjour, bonjour, c’est moi Colette Brunel. Approchez-vous, je vais vous raconter quelque chose. Saviez-vous que j’adore les chiens ? Oui ??? Comment avez-vous deviné !!!! Oh lalalalalalalalalalalalaaalalalala

( Lady colette  : *bâillonne Colette, se tourne vers les lecteurs* : Ne lui en voulez pas, ce n’est pas de sa faute. ^^ ; )

Suivons Colette dans une de ses journées :

 

Tout débute par un réveil quelques temps après que le jour soit levé. Le réveil est calme.

« Colette, debouuuuuuuuuuuuuut »

Quoi que… Voila Raine qui vient la réveiller en hurlant comme tous les matins. Clignant des yeux, elle se réveille doucement au son de la jolie voie de leur chère professeur.

Raine à Lady : Chère, chère… c’est vite dit, vu comment ils me traitent… *s’en va en maugréant*

La première chose que Colette fait en se levant c’est regarder la photo de chien au dessus de son lit. Lloyd lui a offert pour ces 10 ans. Souriant elle pense que la journée va bien commencer. Elle continue ensuite par aller se faire une légère toilette dans la salle de bain où trône, pendu à la douche un sublime rideau en imprimé chien. Souriant de plus belle elle s’habille et descend voir ses camarades. Dans la salle commune, le chien de l’aubergiste vient la saluer en frétillant dans tous les sens.

« Bonjour Luky, comment ça va ce matin ? Ohhh t’es beau mon toutou, oh oui »

Généralement, pendant qu’elle fait cela, Lloyd et les autres préfèrent la laisser tranquille. Ils ne veulent pas savoir ce que ça fait de subir le courroux de Colette quand on la dérange en train de s’occuper d’un chien. Pendant le petit déjeuné tout est normal, et pour une fois ce matin la jeune élue n’a rien casser. Petit dej expédier, notre chère blondinette sort sur la place du village, armée d’un grand sac d’où se dégage une odeur quelque peut désagréable. Et devinez ce qu’il y a dans ce sac ? Des croquettes à chiens !! Exactement, Colette va passez sa matinée à nourrir les chiens errants, les non errants aussi d’ailleurs, du village. Elle leur a tous donné un nom. Tous !! Ils sont plus de quinze. Si vous lui demandez elle vous dira tous leurs noms. Un jour Lloyd s’y est tenté. Il a failli mourir sous l’avalanche de noms débiles et choupinoux. Il y a par exemple : Chipie, Calin, Momi, Scouik (lui niaque tout le monde, d’où son nom), Lulu, Malice, Rondouillard, Blacky… ect comme cela jusqu’à ce qu’elle vous ait dit tous leurs noms et que vous ayez donné votre avis sur tous leurs noms.

Le midi généralement elle le passait avec le groupe, le seul moment de la journée où elle ne pensait pas à ces toutous. Les repas se passaient tranquillement, sauf quand Raine décidait de cuisiner. Généralement tous essayaient de l’en empêcher, tous sauf Colette. Colette était bien la seule « folle » à aimer ce que préparait Raine. Elle affirmait, Raine à ses côtés, que sa cuisine était un tout nouveau type, et que bientôt on ne ferait plus que de ça. Généralement dans ces moments là tous les autres les regardaient, horrifiés. Priant Martel pour que cela n’arriva jamais. Souvent, les repas qui se commençaient comme cela finissaient avec Lloyd qui volait au travers de la pièce. Pourquoi ? Car c’était le seul inconscient à oser émettre une remarque sur la manière de cuisiner de notre cher professeur. Il finissait donc, comme à chaque fois, à recevoir le pied de Raine dans son cher arrière-train. Dans ces moments là, l’atmosphère s’allégeait, oubliant le repas affreux, ne restait que le fou rire provoqué par la correction administrée par la demi elfe.

L’Après midi, elle et Lloyd sortaient s’entraîner un peu. Ils croisaient beaucoup de monstres sauvages. A chaque fois Lloyd paniquait tellement qu’on l’entendait hurler jusqu’à l’autre bout du pays. Hé vous savez pourquoi ? A cause de Colette ? Oh oui !!! Encore… Hé bien, l’élue n’étant pas une fille « normale », dès qu’elle voyait une créature qui ressemblait de prés ou de loin (la plupart du temps de tréééééééés loin) à un chien, elle courait vers elles et voulait les câliner. Elle a failli plusieurs fois se faire manger. Oh à chaque fois qu’elle était de dos et qu’un monstre commençait à vouloir en faire son repas Lloyd se précipitait vers elle pour la protéger, mais, Colette, ne se doutant de rien, avançait et finissait par se casser la figure ce qui lui évitait de finir en casse-croûte. Par contre c’était autre chose pour Lloyd car, se retrouvant à la place où se trouvait l’élue juste avant, il finissait généralement entre les mâchoires du monstre et, criant de douleur et de fureur, finissait généralement par le tuer et en ressortait avec les vêtements en loques que son meilleure ami, Génis, recousait en soupirant.

Le soir, Colette le passait, après manger, à câliner Luky. Au début, ses amis avaient essayé de la persuader de faire autre chose, mais Colette avait piqué une crise mémorable, qui s’était finie dans un mur. Oui c’est de là que viennent les trous en forme humaine dans les murs de l’auberge. Elle passait et repassait en gloussant :

« Lukyyyyyyyyyyyyyyy, Luky luky lukyyyy, mon chien chien d’amouuur, Oh oui tu est mignon !!! »

 

Lloyd : Vous comprenez maintenant notre douleur !!! Si quelqu’un avait une machine qui nous permet de lui effacer tous ces chiens de la mémoire cela nous serait très utile !!!

Lady colette : Pour une fo… arg *se fait virée par Colette*

Colette : *s’adressant aux lecteurs* Il est mignon Luky Heinnn !!!!

Lady colette : *regard noir, attrape Colette par le col et la ligote sur une chaise.* : Toi laisse-moi finir ! Je disais pour une fois je suis d’accord avec toi Lloyd !!

Voila, je vous ai fait vivre une des journées de Colette, rassurez-vous, depuis le temps Colette a « oublié » ces chiens, car lors d’une de ses chutes elle a perdu la mémoire. Elle l’a retrouvé mais maintenant ne fait plus que donner des noms loufoques et les papouiller de temps à autre. Je peux vous dire que le groupe est content.

Posté par _martel_ à 19:23 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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