Yuan attendit patiemment ses missionnaires dans la salle de réunion. Il avait un dernier travail à leur confier, et c’était très important.

Les missionnaires en question ne semblaient pas très pressés. Le chef des renégats n’était pas du genre à attendre et s’énerva très vite du retard du groupe qu’il attendait. Il leur avait envoyé un signal il y a dix minutes et ils auraient dû être ici depuis seulement cinq ! Il se promit de les réprimander lorsqu’ils seraient enfin présents.

En attendant, il se dit qu’il avait largement le temps d’accomplir une dernière chose.

Il s’avança vers une sorte de grand ordinateur à écran plat et appuya sur une touche. L’écran s’alluma et chargea. Yuan abrégea le chargement en appuyant sur une autre touche. Cette fois, il arriva au menu et choisit une icône qui venait de s’afficher. Une nouvelle fenêtre s’alluma et il débarqua sur une sorte de caméra qui filmait un endroit. D’habitude, c’était le travail de ses soldats de veiller sur les caméras de surveillance. Mais cette fois, c’était autre chose qu’un écran de surveillance. Oh oui, c’était autre chose.

L’image qui s’affichait montrait une sorte de salle, semblable à celle-ci, avec quelques différences près. Il n’y avait personne dans cette salle en question. Mais bientôt, la porte dans un recoin de la pièce s’ouvrit et un homme entra. Il semblait soucieux. Fatigué et soucieux. L’homme ne pouvait pas savoir qu’on l’espionnait, mais après tout, c’était mieux ainsi.

Il s’assit sur une chaise et se tint le visage entre les mains. Il était brun, les cheveux longs, plutôt beau, mai ça, ce n’était pas l’important. Il réfléchissait. Yuan savait à quoi il pensait.

« Où sont-ils passés ? Mon Dieu, ce n’est pas possible… »

Le chef des renégats s’amusa beaucoup à entendre parler l’homme. Cette évocation « mon Dieu », ça sonnait bizarre chez lui. Les croyances religieuses là-bas devaient être très différentes d’ici. En tout cas, il aimait beaucoup ce qualificatif. Est-ce qu’il aurait appelé Martel « ma Déesse ? », de son côté ? Non, sûrement pas.

Il zooma plus près et il put voir l’homme de plus près. La ressemblance était frappante, à part la couleur des cheveux et des yeux. Normal, là-bas, il n’y avait pas de demi elfes, et les cheveux n’étaient forcément pas verts ou bleus.

Il avait l’impression de se regarder dans le miroir. Il est vrai que voir quelqu’un qui vous ressemble vous aurait un peu déstabilisé, n’est ce pas ?

Néanmoins, l’homme enleva les mains de son visage pour regarder, alerté, la caméra où Yuan l’observait.

Là encore, c’était son sosie tout craché. Même forme de visage, mêmes yeux, même format de cheveux, et enfin, même façon de réagir à quelque chose.

« Qui est là ? » demanda t-il.

Yuan sursauta. Cet humain faisait preuve d’intuition à tel point que c’en était frappant. Plusieurs fois, il avait failli le surprendre en train de l’espionner. L’homme s’avançait à pas précipité vers la caméra lorsque Yuan la désactiva et éteignit l’écran, qui redevint noir.

A ce moment-là, ceux qu’il attendait entrèrent dans la pièce.

« Hey, salut, chef ! s’exclama l’homme qui était à leur tête.

-Vous en avez mis du temps ! les réprimanda le chef, en essayant de cacher son trouble, qui disparut bien vite. Cela fait un quart d’heure que je vous ai appelé il me semble ! »

Le type rit d’un rire qui déplut à Yuan. Il se demandait s’il avait bien fait de leur demander leur participation à son projet.

Mais bon, il fallait faire avec. Il posa ses mains sur son bureau et fit signe à tous de s’asseoir. Certains ne se gênèrent pas pour se caler sur la table où encore à utiliser les chaises dos au ventre. Là encore, leurs manières l’énerva beaucoup.

« Bien, commença t-il, maintenant que vous êtes tous là, nous allons pouvoir faire une mise au point… »

La blonde du groupe bâilla, et Yuan regretta presque de les avoir convoqués. Mais bon, il faut toujours supporter le pire pour arriver à ses fins.

« Nous avons ce que nous voulions, vous pensez peut-être obtenir votre part de la récompense, mais vous ne doutez pas que j’ai encore besoin de vous…

-Merci on le savait ! » tonna le chef du groupe.

Yuan lui jeta un regard lourd de sens. Voilà le problème. Link, le capitaine, semblait trop passif par rapport aux agissements de ses coéquipiers. Ils étaient tous aussi étranges les uns que les autres. Par exemple Bastian, le lieutenant quadragénaire, paraissant toujours aussi jeune pour son âge, normal puisque c’était un demi-elfe, avait un sombre passé que même Yuan pourrait comprendre. Ensuite, Lucinda, la femme du groupe. Blonde aux yeux vert pâles, plutôt jolie, qui ne se gênait pas pour se mettre en décolleté et mettre un court short qui dévoilait des cuisses costaudes, elle était humaine mais il y aurait des fois où l’on se demanderait si elle en était réellement une tellement elle était belle et insaisissable, car elle possédait le don de jouer avec le vent en courant avec, ce qui donnait l’impression qu’elle volait. Puis Karim, noir de peau et clair d’esprit. Il possédait une intelligence redoutable et calculatrice, et même s’il était frêle, ou plutôt s’il le paraissait, il pouvait porter quelque chose de très lourd et le trimbaler dix minutes sans se fatiguer. Puis Maléagon, qui ne savait pas parler. Il s’exprimait souvent en langage des signes. Et enfin Emi, qui n’avait même pas quinze ans. Elle avait des yeux légèrement bridés et une étonnante dextérité au combat. Les cheveux courts attachés en couettes derrières ses épaules, on l’aurait prise pour une pratiquante de l’art martial. Son regard affichait une telle détermination pour une fille si jeune… Et puis Thorû, la « mesmérienne » comme l’appelait ses amis. A une époque sur Terre elle aurait été envoyée au bûcher. Mais maintenant ce n’était plus le cas. Si elle n’était pas plus humaine qu’elfe, elle n’exprimait aucune émotion, si bien qu’on aurait dit un être sans vie. Si elle touchait la moindre matière vivante, celle-ci se trouvait comme anesthésiée et succombait à un coma profond, d’une durée de quelques jours ou de quelques mois, selon la solidité de la personne. C’était la plus mystérieuse du groupe. La plus dangereuse aussi. Mais de toute façon, ils étaient tous dangereux. D’une dangerosité inquiétante et efficace…

« Cette fois-ci, la mission que je vous confie ne devra pas être ratée. Il s’agit là d’une importance capitale.

-Laissez-moi deviner, le coupa Lucinda, il faut aller chercher cette fille qui manque à votre appel ?

-C’est à peu près ça, répondit le chef des renégats, un petit sourire légèrement ironique aux lèvres, mais en même temps, je ne m’inquiète plus trop pour le moment. La fille viendra à nous, de toute façon, un jour ou l’autre. C’est pourquoi je voudrais séparer votre groupe en trois parties. »

La surprise fut telle parmi les auditeurs, qu’un long silence s’abattit sur la salle de réunion. On entendrait une mouche voler, mais en ce moment, les insectes étaient absents, ce qui créait une sorte de calme gênant. Enfin, ce fut Link qui rompit le silence :

« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, nous sommes peu, et si nous venons à nous scinder en trois groupes, nous ne serons que deux par partie. Et encore nous sommes un nombre impair, ce qui constitue un groupe de trois. C’est dangereux et…

-Il faut savoir prendre des risques. Vous n’en prenez peut-être pas, vous ? »

Pour la première fois, le chef du petit groupe semblait mal à l’aise, au plus grand plaisir de Yuan, car ça lui servait de leçon à son insolence, mais en même à sa plus grande inquiétude. Si les protagonistes refusaient sa proposition, il ne mettrait jamais son projet en œuvre…

Après une longue concertation, le groupe se tourna vers le demi-elfe et le chef prit la parole :

« Bon… C’est d’accord. Mais nous voudrions savoir ce que vous avez en tête, pour pouvoir nous informer. Quel est votre plan ? »

Yuan sentit un frisson de soulagement le parcourir, puis inspira un coup et se lança :

« La raison de ma proposition est simple : Je voudrais que deux d’entre vous parte à la recherche de la jeune fille. Elle doit être quelque part dans le désert, avec ses deux camarades qui l’ont caché. La seconde équipe partira à Meltokio pour régler une affaire avec l’élu de l’ancien monde de Tésséh’alla. Et enfin le troisième groupe restera ici, au cas où. Compris ?

-L’élu de Tésséh’alla ? Mais qu’a-t-il à faire là-dedans ? interrogea Bastian, avec surprise.

-Disons que j’ai un peu besoin de lui… » souffla le demi-elfe aux cheveux bleus.

Comme par le passé, songea t-il.

« Je vous laisse plusieurs minutes pour former vos groupes. Ensuite, vous vous préparerez et quatre d’entre vous partiront chacun dans une direction bien précise… »

 

L’entretien se termina bien vite. Les compagnons décidèrent ainsi : le groupe qui retrouverait Colette était composé d’Emi et Karim. Le second, celui chargé de voir Zélos, de Link et Lucinda, et enfin le troisième, qui resterait dans la base, de Bastian, Maléagon et Thorû.

Ainsi, deux groupes partirent, chacun sur un ptéroplan préparé pour leurs voyages.

D’ici là, on verrait bien ce qui se passerait…

 

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« Ca y est, elle se réveille ! »

Colette ouvrit les yeux difficilement, tellement ses paupières lui paraissaient lourdes. Elle regarda l’endroit où elle se trouvait. C’était une pièce assez sombre… Ou alors sa visibilité n’était pas au point. Mais en tout cas, il n’y avait aucun doute, elle se trouvait dans une chambre. Aux murs non tapissés. Et elle était allongée sur un lit sans drap. Et enfin, elle eut la sensation d’un liquide frais sur sa gorge, qui s’écoulait de sa bouche. Cela fit renaître un ravivant désir :

« J’ai soif… »

Elle se releva, la bouche sèche.

« Doucement, ça arrive. »

Elle sentit qu’on lui tenait le visage et qu’on l’incitait à porter quelque chose à ses lèvres. Elle ne se fit pas prier et un liquide doux s’écoula le long de sa gorge, mouillant sa langue craquelée. Elle soupira d’aise.

« Merci. »

Il faisait frais, dans cette pièce, mais dehors, on pouvait sentir le passage de la canicule récente.

« Où suis-je ?

-Dans l’auberge de Triet, nous errions dans le désert lorsqu’on nous a retrouvés. »

La jeune fille se tourna vers la femme qui lui avait répondu. Sans aucun doute, elle la connaissait. Il s’agissait d’Anto.

« Il s’en est fallu de peu, tu as bien failli y passer… Heureusement, Akim a trouvé des secours… Ne me demande pas par quel moyen… »

La jeune fille cligna légèrement des yeux, puis redemanda :

« Où est-il ? »

La vieille femme baissa la tête.

« Il flâne quelque part dans la ville, mais si tu veux le voir, je te conseille d’attendre un peu, tu dois récupérer… »

Le voir ? Akim ? Colette n’en avait aucunement l’intention. Qu’allait chercher Anto ?

« Ce n’est pas ça, je demandais juste… »

La jeune fille remarqua alors une femme au fond de la pièce, assise sur une sorte de tabouret. Les cheveux bruns attachés dans un turban enroulé sur sa tête, la peau mate et les yeux d’un bleu incroyable, elle restait un peu en retrait. Ses vêtements étaient pareils à ceux de la population locale. Lorsqu’elle sentit qu’on l’observait, la jeune femme se tourna vers elle et lui sourit, timidement.

« Voici Leïla, elle fait partie des gens venus nous porter secours, l’informa la grand-mère d’Akim.

-Enchantée, fit Colette. »

La femme se leva, marmonna quelque chose et fit un signe étrange de la main sur son front. Sur le coup, la jeune fille ne comprit pas.

« C’est un moyen de souhaiter la bienvenue. »

Anto sourit une nouvelle fois.

« Quand pourrais-je me remettre sur pied ?

-Dès que l’on jugera le moment venu. »

Colette se contenta de cette réponse, puis se prépara à rajouter quelque chose, mais se tut. Comprenant ce qu’elle désirait, la vieille dame fit un signe de tête à Leïla, qui, recevant le message, quitta la pièce en marmonnant. Puis Anto se retourna vers l’adolescente.

« Ne t’en fais pas, elle n’est pas bavarde, et est un peu étrange de temps en temps, mais elle n’est pas méchante non plus… »

Puis elle reprit :

« Tu voulais me dire quelque chose ?

-Oui… inspira Colette. Je suis désolée de vous avoir entraînés là-dedans. »

Anto ne dit rien, mais mit un poing sur une hanche.

« Encore une fois, tu n’y es pour rien. Après tout, au lieu de te faire des reproches, je préférerais encore te remercier !

-Hein ? fit la jeune fille, bouche ouverte avec une expression ahurie.

-Oui. Tu m’as appris des choses depuis ton arrivée. Avant, je pensais que nous étions tous des êtres inférieurs, comme voulaient nous le faire croire les riches nobles des terres de Tésséh’alla. Certains se battent pour prendre possession des terres de Sylvarant. Un jour où l’autre, nous allions devenir leurs serfs, puisque nous étions, d’après eux, voués à cela… »

Colette regarda son amie avec un éclair de compassion dans le regard.

« C’est la guerre depuis que ces mondes sont réunifiés. Les riches d’un côté, les pauvres de l’autre… Nous n’avions aucune chance… »

Anto regarda sa voisine dans les yeux.

« Mais toi, tu es là. Je vois comment tu es, je me rends compte comme tu es mature, comme ce qui arrive au monde, que ce soit le tien ou un autre, te préoccupe, et lorsque je te vois, je n’ai aucun doute sur le caractère de la Colette de ce monde… »

Elle reprit :

« Tu m’as redonné l’espoir, Colette. »

 

 

Il était tard ce soir et les étoiles scintillaient lorsque Colette partit s’asseoir près de l’enclos pour les animaux du voyage. Un vent frisquet secouait les branches des palmiers et s’envolait sur les toits terrasse des maisons. Il faisait doux malgré la fraîcheur nocturne, et la chair de la jeune fille frissonnait au contact de l’air froid.

Elle avait quitté sa chambre malgré les recommandations d’Anto et de l’hôtelière, qui les avait accueilli avec beaucoup d’inquiétude. Mais sentir le dehors sur sa peau l’avait trop tenté pour qu’elle reste au lit. Alors maintenant, elle se retrouvait ici.

Elle eut une pensée pour Lloyd, et une profonde mélancolie la traversa. Si au moins elle avait pu faire quelque chose pour le sauver. Mais elle avait été trop lâche pour réagir. Et Akim ne lui avait pas non plus laissé le choix…

En parlant du loup, elle entendait des pas sur le sable. Elle leva les yeux. C’était lui.

Que faisait-il ici ? Pourquoi venait-il à elle ? Ne comprenait-il pas qu’elle lui en voulait trop pour lui parler gentiment ?

Non, sûrement pas. Il s’assit à terre à ses côtés comme si de rien n’était et regarda les étoiles, comme elle.

« Derris… » murmura t-il.

Elle se tourna vers lui.

« Qu’est-ce que tu dis ? »

Elle ne voulait pas lui parler, et bien pourtant, elle le faisait…

« Derris, je disais ça comme ça… »

Ce mot disait quelque chose à Colette.

Il la regardait d’un drôle d’air maintenant. Cela avait le don de la mettre mal à l’aise.

« Dis-moi… commença t-il, soudain. T’es-tu souvent sentie mal sans aucune raison ? Enfin je voulais dire : as-tu déjà ressenti la douleur de quelqu’un d’autre sans savoir ce qui lui arrivait exactement, un peu comme si c’était empathique ?

-Pourquoi me demandes-tu cela ? »

Pour la première fois, le garçon semblait hésitant.

« Eh bien, j’ai eu l’impression à un moment donné que la souffrance que tu ressentais n’était pas la tienne, mais celle de quelqu’un d’autre. Quelqu’un que tu ne connais peut-être pas. »

Une lueur d’incompréhension brilla dans le regard de Colette.

« Eh bien… Ce que tu me dis est assez invraisemblable, mais il se peut que ça arrive quelquefois. Cela arrive à pas mal de personnes, non ?

-Non, justement. »

Il poursuivit :

« Non, cela n’arrive pas à tout le monde. C’est même rare. Cela n’arrive que si tu noues une réelle affection ou un lien avec quelqu’un à qui tu tiens beaucoup. S’il arrive quoi que ce soit de douloureux à cette personne, tu ressens sa souffrance…

-Tu en sais un rayon là-dessus, tu as déjà vécu cette expérience ? »

L’adolescent baissa la tête, puis souffla un « en quelque sorte » timide.

La conversation sembla s’arrêter pendant un moment. Un long silence s’ensuivit, puis Colette, un peu troublé par les paroles de son interlocuteur, changea de sujet :

« Mais Akim, dis-moi, je ne sais pas si je peux te demander ça mais l’autre jour, lorsque Lloyd s’est fait capturer, un… renégat, comme tu dis, t’a lancé quelque chose, comme quoi tu lui rappelais quelqu’un, et tout de suite après, il a dit que ce pouvait tout aussi bien être quelqu’un de ta connaissance. Sur le coup, je n’ai pas très bien compris, mais cela veut-il dire que tu avais un membre de ta famille qui avait des liens avec ces types !? »

Après un long silence gênant, où l’on put admirer le vol d’un oiseau habitué du désert, Akim lui répondit :

« Ce… je suis désolé, mais ce n’est pas quelque chose qui te concerne. Laisse-toi en dehors de ça, ce ne sont pas tes oignons ! »

Et il se leva brusquement, à la grande surprise de la jeune fille, qui tomba en arrière.

Il resta debout un instant, puis il marcha en direction de la place de la ville en lui lançant :

« Rentre à l’auberge, To s’inquiète pour toi. »

Et devant les yeux ronds de sa voisine, il rajouta en soupirant :

« Elle est insomniaque. »

Et il disparut dans la nuit sans qu’elle ait pu cligner de l’œil.

Colette resta là, et au lieu de suivre les conseils du garçon, elle se rassit sur son banc.

Ce soir-là, Akim avait dévoilé une phase de son caractère qui l’avait changé. Il n’était plus l’adolescent indifférent et mal élevé qu’ils avaient rencontré, Lloyd et elle, et il n’était pas non plus le lâche qu’elle avait cru voir à un certain moment. Il avait même dit « désolé » dans sa réponse à la question qu’elle avait posée, ce qui n’était pas dans ses habitudes, avant de se faire violence et de partir. Plus que jamais elle sentait que cet étrange adolescent de quatorze ans avait quelque chose à cacher… qu’il répugnait à avouer…

 

 

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