(1ère partie) Sans Colette

 

Lloyd se réveilla avec une forte envie de se soulager. Tout était sombre autour de lui. Il se sentait mort. Il ne voyait rien, ne touchait rien, n’entendait rien, et il avait un goût fade dans la bouche. C’était comme si ses cinq sens s’étaient éteints.

Il ne supporta plus cela et se débattit. Il ne pouvait pas être mort. La preuve, son cœur battait encore. Et il avait une forte envie pressante. Il continua de se secouer comme une tortue retournée sur le dos jusqu’à ce qu’il bascule soudain dans une sorte de vide, pas si vide que ça au final puisque quelques secondes après il heurta un sol dur et froid, et se fit mal en se cognant la tête. Ses cinq sens étaient revenus, quel soulagement. Il ouvrit les yeux, et rencontra l’obscurité. Le temps que sa vue s’accoutume au noir environnant, il se releva en se frottant le dos. Lorsqu’il fut debout, il se courba pour éviter de s’uriner dessus et se rassit sur une sorte de banc en métal dur. Pas très confortable.

Lorsqu’il put voir suffisamment dans l’ombre, il détailla chaque recoin de l’endroit où il se trouvait. C’était une sorte de cellule, à voir les barreaux de métal qui interdisait de sortir.

« Qu’est-ce que j’ai pu faire pour me retrouver en prison ? » se demanda t-il à voix haute.

Il frôla les barreaux de ses doigts et une décharge violente traversa son corps et le renvoya au fond de la cellule. Sa vessie ne put se retenir plus longtemps et il se relâcha.

Il se remit debout avec une grimace à cause de son pantalon mouillé et commença à se plaindre.

« C’est pas vrai, dites-moi que c’est un cauchemar !

-Malheureusement non. »

Lloyd releva la tête, surpris. Il ne s’attendait pas à ce qu’on vienne lui parler ici.

« Qui est là ?

-Personne, ça ne se voit pas ? »

Une silhouette se dessina dans l’obscurité de la cellule voisine.

« Mon pauvre, tu te retrouves dans un sale état…

-Non, ça se voit tant que ça ? fit le jeune homme, énervé. Et puis, t’es qui d’abord ? »

La personne à qui il s’adressait était un jeune garçon aux cheveux blonds clairs et vêtu d’une veste et d’un pantalon marron. Celui-ci sourit, tristement.

« Gilles, dit soudain une voix de femme, derrière le garçon, avec qui parles-tu ?

-Tu es réveillée, Rébecca ? Regarde, pendant que tu dormais ils ont amené quelqu’un d’autre, on n’est plus seuls maintenant.

-Vous vous appelez Gilles et Rébecca… ?

-C’est exact, quelle perspicacité mon cher ! »

Le babillage du garçon commençait à agacer Lloyd, et pourtant, ceci lui était familier. Cela lui rappelait quelque chose mais il ne s’en souvenait plus.

« Excusez-moi, on se connaît ? » demanda t-il.

Une jeune femme d’une vingtaine d’années environ apparut à côté du garçon. Celui-ci lui lança un regard surpris.

« Pas à ma connaissance non, pourquoi ? »

Le jeune homme se sentit bête, soudain. Evidemment, il n’avait jamais vu ce garçon, et puis d’ailleurs, lui et sa sœur avait un accent légèrement… français.

Puis soudain, il aperçut l’étoile jaune, sur leurs vestes marron sales.

« Eh mais vous êtes… juifs ? »

L’enfant baissa la tête, l’adulte au contraire la laissa bien haute.

« Ca te dérange ?

-N… non bien sûr, s’excusa l’adolescent. J’étais juste curieux c’est tout.

-Tu es anglais ? »

Il s’empressa de répondre :

« Oui. Et vous parlez bien ma langue d’ailleurs.

-Merci. Comment tu t’appelles ?

-Lloyd. »

Lloyd se laissait aller à l’interrogatoire. Il était heureux de ne pas se retrouver seul, dans cette obscurité oppressante.

« Où sommes-nous ?

-Je ne sais pas, je viens d’arriver. »

Soudain, la lumière s’alluma, dans les cellules, ainsi que dans les couloirs. Surpris à un point, les trois prisonniers fermèrent les yeux, peu habitués à la forte lumière.

Une porte s’ouvrit automatiquement et plusieurs personnes s’avancèrent. Ils étaient habillés de noir pour certains, casqués pour d’autres et d’autres encore étaient tatoués.

« Eh bien, comment se portent nos chers prisonniers aujourd’hui ? » dit la première personne, un homme de grande taille plutôt musclé.

Les trois compagnons ne répondirent pas.

« Eh bien, pas bavard les petits oiseaux. Je m’attendais à les entendre chanter.

-Ta blague tombe comme d’habitude à plat, Bastian. »

C’était un autre homme, plus mince, avec quelques poils de barbe au menton, un foulard sur la tête et un regard moqueur qui ne présageait rien de bon. Lloyd l’aurait volontiers surnommé « le renard », à cause de son air rusé et de la forme de son visage, quasi triangulaire.

« Vous allez bien aujourd’hui les enfants ? Parfait. C’est que le chef s’inquiète pour votre santé mes petits moineaux.

-Que faisons-nous ici ? Qu’attendez-vous de nous ? » demanda Rébecca.

Le renard se tourna vers elle avec un regard de convoitise, ce qui la fit reculer.

Il s’approcha des barreaux en prenant soin de la regarder dans les yeux.

« Là-dessus, ma mésange, les deux questions se rejoignent. Vous allez nous servir à beaucoup de choses. Vous serez les jouets, les pions de notre partie de jeu de société. C’est bien comme ça qu’on appelle chez vous ? J’en frissonne déjà d’excitation. En attendant, on s’était dit que ce n’était pas très sympa de vous avoir capturé alors que vous ne nous connaissez pas. Alors si ça ne vous dérange pas nous pouvons faire les présentations.

-Tu es très imprudent, Link, de parler à des prisonniers. S’ils s’enfuient, on aura vite fait d’être localisés et capturés.

-Mais après tout, qui les croira ? »

Le renard continua :

« Je suis Link, le commandant de cette petite bande. Et voici Bastian, mon lieutenant, nos soldats, Emi, Lucinda, Maléagon, Karim, et notre mesmérienne, Thorû.

« Mesmérienne ? » se demanda Gilles.

« C’est quoi une mesmérienne ? demanda Lloyd, niaisement.

-T’es pas très futé, petit moineau. Tu n’as jamais entendu parler d’hypnotisme ?

-Euh… Si, je sais ce que c’est.

-Ca facilite les choses, et bien c’est quelque chose dans ce genre là.

-J’ai rien compris, grommela l’adolescent, tout bas.

-Un mesmérien est une personne qui pratique le mesmérisme, d’où le nom d’un certain docteur Mesmer. C’est le synonyme de l’hypnotisme, qui consiste à manipuler les gens sans qu’ils n’en aient conscience, et contre leur volonté, expliqua Gilles.

-Merci j’avais compris, lui répondit Lloyd, gêné par le fait que le garçon en savait plus que lui malgré leur différence d’âge, car l’enfant ne semblait pas dépasser la douzaine.

-Parfait, fit Link, satisfait. Et vous, aurions nous l’honneur de connaître vos noms ? Nous aurons plutôt du mal à les retenir car ici nous utilisons des noms très différents de chez vous.

«Déjà que j’arrive pas à retenir les leurs, »pensa Lloyd, passablement agacé par l’attitude de ces gens bizarres. Il avait atterri dans un monde de fous, c’était inévitable.

« Laisse, Link, retentit soudain une voix féminine, n’insiste pas, de toute évidence ils ne nous diront rien, as-tu vu comment ils nous dévisagent ? »

C’était une jeune femme brune aux yeux sombres, dénués d’expression. Elle avait la peau pâle comme celui d’un fantôme, et elle était vêtue d’un tee-shirt bourré de poches et d’un pantacourt noirs. Elle faisait peur à voir. Mais Gilles la reconnut immédiatement.

« Miracle ! Ta première longue phrase de la journée ! D’habitude tu es muette comme une carpe ! lança l’homme, hilare.

-C’est bien la première fois que tu prononces le nom d’un autre animal qu’un oiseau.

-Ha Ha, tu me fais rire, Thorû. »

La jeune femme s’approcha de lui et il se recula précipitamment.

« Si tu comptes poser un seul de tes doigts sur ma peau, je ne donnerais pas cher de la tienne à mon réveil.

-Tu aurais de toute façon été paralysée et incapable de bouger. Et puis, je n’avais pas l’intention de te toucher… »

La femme passa à côté de lui et vint s’asseoir sur une sorte de coffre de bois rare.

« Fais attention, si le chef s’aperçoit que tu t’assoies sur un de ses coffres, il fera en sorte que tu…

-Je n’ai pas d’ordre à recevoir du chef, le coupa la mesmérienne, en posant gracieusement une main sur ses genoux et une autre nonchalamment sur le bois dur.

-Elle est têtue, laisse tomber, dit une autre femme, casquée cette fois, et je crois que nous nous détournons du sujet principal, ne pensez-vous pas ? »

Elle retira son casque et une courte chevelure blonde lui descendit jusqu’aux épaules. Ses yeux étaient vert pâles, son teint clair. Un joli brin de fille. La trentaine environ, peut-être moins.

Elle se tourna vers les jeunes gens.

« Laissez-moi deviner… Alors toi, tu es Lloyd ! s’exclama t-elle en désignant le garçon aux cheveux châtains.

-V…Vous connaissez mon nom ?

-Naturellement, et vous deux, êtes… Génis et Raine !

-Génis et Raine ? C’est quoi ces noms ? s’exclamèrent le frère et la sœur, les yeux ronds.

-Oh, excusez-moi, je confondais avec vos doubles. Vous êtes bizarres, vous les passeurs, à donner des noms abracadabrants comme… Gilles et Rébecca !

-Eh !

-C’est ça ? Super, je suis une véritable devineresse !

-De premier niveau seulement, oui, railla Bastian, j’en connais qui sont mieux que toi.

-Ferme-là, gros tas de muscles, j’en connais moi aussi qui sont plus beaux que toi. »

Bastian resta de marbre, mais on sentait une lueur d’amusement dans son regard.

Soudain, une sonnerie retentit, venue de nulle part.

« Ah, on nous appelle, fit un homme, qui n’avait pas encore parlé, et qui, devina Lloyd, devait être Karim, à voir sa peau brune.

-Oh, encore une conférence ! râla la femme blonde. Je m’ennuie à mourir lors des réunions !

« Faut faire avec, ma petite Lucine, fit Bastian.

-Combien de fois t’ai-je dit de ne jamais m’appeler comme ça ?

-Pardonne-lui, Lucinda, lança une autre fille, plus jeune, qui devait être Emi, il est incorrigible.

-Nous allons vous laisser, petits oiseaux, dit Link, aux trois prisonniers. On reviendra vous chercher plus tard…

-Vous allez nous sortir d’ici ? » se risqua Lloyd.

Mais le groupe s’en allait déjà. La porte s’ouvrit lorsqu’ils passèrent et ils les laissèrent bientôt seuls. Seule Thorû, la fille brune, se retourna pour les regarder sans une trace d’émotion. Puis elle partit elle aussi.

Link revint soudain, et lança à Lloyd :

« Quant à toi on s’arrangera pour te repasser des vêtements propres. »

Le garçon devint rouge cramoisi, et se tassa sur lui-même, tandis que leurs ravisseurs s’esclaffaient de l’autre côté. Mais Gilles et Rébecca n’avaient pas le cœur à rire, eux. Le renard repartit rejoindre ses compagnons.

Les lumières s’éteignirent de nouveau, lorsque la porte se referma d’elle-même.

 

 

 -(2ème partie) Sans Lloyd

 

 

 

Colette s’écroula sur le sable, désespérée. Une bonne heure s’était écoulée depuis leur fuite du terrier. La chaleur était insupportable. La jeune fille était rouge et assoiffée. Elle ne pouvait plus marcher tellement elle était épuisée. Ils n’avaient plus d’eau et l’oasis de Triet se trouvait à quelques kilomètres de l’endroit où ils se trouvaient. Ils ne pourraient jamais parcourir toute cette distance. Ils seraient morts avant.

« Colette, encore un effort… l’encouragea Anto, qui, elle, ne paraissait pas souffrir de la chaleur malgré son âge.

-Je ne peux plus faire d’efforts, répondit la blondinette, je suis à bout. »

Puis elle éclata en sanglots.

« C’est ma faute ! s’exclama t-elle.

-Et en quoi serais tu fautive ?

-C’est ma faute si nous nous retrouvons dans cette situation, c’est ma faute si nous allons mourir, c’est ma faute si Lloyd a été capturé, c’est ma faute si…

-Du calme, Colette. Tu n’es responsable en rien de tout cela.

-Oui, arrête de faire ta pessimiste, » lança Akim.

Il rajouta :

« Chochotte. »

C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. La jeune fille fut vers lui en quelques bonds. Elle lui cria dessus, le visage ruisselant de larmes :

« Tu ne comprends rien, toi ! Toi aussi, au fond, tu es responsable de tout ça ! Tu as abandonné Lloyd et qui sait ce qu’il subit en ce moment ?!

-Ce n’est pas ma faute si la petite étourdie que tu es n’avait pas oublié son bien si précieux. »

Il avait bien appuyé sur le « bien si précieux », faisant référence à la montre de Colette. La jeune fille serra le seul souvenir la rattachant à sa famille sur Terre. Plus que jamais elle se sentait désespérément loin d’elle.

« Et puis, s’il n’avait pas perdu son temps à discuter, il aurait eu une chance de s’en sortir. Mais non, monsieur a pensé que je n’étais qu’un gamin qui jouait avec le feu. Franchement, c’est d’une inconscience… »

Colette voulait à tout prix que quelqu’un ou quelque chose le fasse taire. Elle ne supportait plus de l’entendre. Tout ce qu’il disait la faisait souffrir à tel point qu’elle voulait mourir. Elle n’en pouvait plus.

« Et puis en même temps, il était stupide. Ce ne sera pas une grosse perte s’il succombe là où il est… »

Cette fois, elle en avait assez. Sa main partit sans qu’elle puisse la contrôler et atterrit sur la joue d’Akim en une claque retentissante. Elle ne put plus s’arrêter de pleurer par la suite.

L’adolescent resta un instant coi, incapable de réagir à ce qui venait de se dérouler, puis il porta une main à sa joue, rougie par la brûlure de la gifle. Un rictus amer se forma au coin de sa bouche et un grognement imperceptible sortit de sa gorge, qui ressemblait bizarrement à un rire. Il se retourna brusquement et s’éloigna, ne dévoilant aucun de ses sentiments.

Anto posa une main sur l’épaule de la jeune fille, mais celle-ci se déroba, et partit elle aussi dans son coin. La femme ne sut plus quoi faire. Elle comprenait la douleur de Colette. Lloyd venait lui aussi de la Terre, et sans lui, elle avait l’impression d’être la seule étrangère. Elle avait la sensation que son monde n’existait plus, mais qu’à la place elle était morte et dans un enfer dont elle ne sortirait jamais. Et pour elle, Akim et Anto étaient des diablotins venus la harceler. Et pourtant, la vieille femme le connaissait, Akim. Il avait été un adorable garçon jusqu’à la disparition de ses parents. Là, tout avait changé. Il avait fait de plus en plus souvent des escapades dans le désert. Il s’était renfermé sur lui-même, était devenu hargneux. Et pourtant, un jour qu’il errait dans Triet, il avait rencontré Arden. Un fennec blanc couleur sable clair. Il l’avait ainsi baptisé, car pour lui, l’animal avait été une porte vers le paradis, une évocation de cet Eden que le petit garçon avait tant et tant de fois recherché.

Mais voilà, aujourd’hui, tout n’était plus comme avant. L’arrivée de Lloyd et Colette avait bouleversé le cours de leur existence. Ils avaient appris des choses que les plus célèbres scientifiques de Sybak et de Meltokio auraient donné cher d’apprendre. Mais il avait fallu que ça tombe sur eux, pauvres gens, comme s’ils n’avaient pas suffisamment de soucis comme ça…

Anto secoua la tête. L’atmosphère commençait à dégénérer sérieusement. Lloyd n’était plus là, Colette déprimait et Akim et elle-même ne faisaient rien pour arranger la chose. Elle s’en voulait.

Néanmoins, elle continua sa route, précédé de son petit-fils à l’avant et suivie de Colette à l’arrière. Son cœur de personne âgée aurait dû lâcher depuis longtemps sous cette chaleur d’enfer, mais en tant qu’habituée du désert, elle était solide et pouvait marcher une journée sans s’épuiser, à condition de boire. Et là, l’eau leur faisait sérieusement défaut. Et c’était pour ça qu’ils devaient à tout prix rejoindre Triet.

Il était midi passé lorsque la jeune fille blonde s’écroula à terre, évanouie. Son cœur battait si lentement qu’Anto comprit qu’elle ne tiendrait plus longtemps. Elle avait été très rapidement déshydratée, tellement qu’il ne restait plus une seule goutte d’eau dans son corps. Sa gorge était à sec, ses yeux gonflés, sa peau fiévreuse. Ses cheveux étaient mouillés et foncés par la transpiration. Elle suffoquait. Anto essaya d’utiliser toutes les techniques de secours possibles, elle ne pouvait plus la ranimer.

« Akim… appela t-elle. Akim ! »

Mais le garçon avait une fois de plus disparu.

La vieille femme s’écroula à son tour à terre. Cette fois c’était sûr, elle ne pouvait rien faire. De plus, elle aussi était fatiguée. Si fatiguée…

Elle chercha la main de la jeune fille et la serra.

« Pardonne-moi… » murmura t-elle.

Elle sombra dans l’inconscience sans remarquer l’ombre soudaine qui s’abattait sur elles…

 

 

 

Conversation entre les personnages :

 

Link : Hi Hi…

Lloyd bis : Qu’est-ce que tu as encore ?

Link : Nan c’est juste que j’aie beaucoup aimé la scène où tu t’es lâché dessus…

Lloyd bis : Oh ça va !

Link : On peut dire que j’ai bien fait de t’indiquer qu’on allait te rapporter des vêtements !

Lloyd bis : D’accord mais c’était pas la peine de le dire devant tout le monde !

Gilles : Mais de toute façon on n’avait pas réellement le cœur à rigoler, vu la situation dans laquelle on se trouve actuellement !

Rébecca : Je plussoie.

Colette bis : Et moi qui vais sûrement mourir de déshydratation dans le désert de Triet…

Lloyd bis: Mais non Colette, tu vas pas mourir !

Gilles : Enfin bon, on passe cette conversation sur écoute et on se revoit dans le prochain chapitre de cette fan fiction. Prenez votre mal en patience d’ici là !

Lloyd bis : Mais attends on peut déjà parler de notre prochaine libération héroïque et de notre fuite dans la base poursuivis par des types bizarres et sous l’emprise de l’alcool et puis…

Rébecca :*soupire* Pour l’instant il ne s’agit pas encore de ça… 

Gilles : Et puis ce n’est pas toi qui décides du scénario…

Lloyd bis : Ben si justement puisque je fais partie des héros principaux !

Voix off : *à part* Sur le coup il n’a peut-être pas totalement tort. Allez à toutes !

 
 

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