Tous les jours,la jeune fille aux cheveux roses se levait à l'aube.Elle était toujours la première à être levée,exceptés ceux qui faisaient des nuits blanches.Elle aimait entendre le chant des oiseaux la réveiller,l'inciter à se lever de bonne heure.Ensuite,elle allait dehors pour saluer son défunt père,remplacer les fleurs séchées sur sa tombes par des fraîches qu'elle ceuillait dès qu'elle avait finit de prier.Puis,elle s'assayait sur un tronc d'arbre encore humide,regardait le ciel où,au loin,on voyait le soleil se lever,et elle s'extasiait de la rosée du matin qui embaumait l'air frais et doux.

En attendant que Régal venait la chercher pour partir travailler,Préséa parlait amicalement avec les rares personnes de son village qui se levaient si tôt; et lorsque l'amant d'Alicia arrivait enfin pour repartir de suite avec la gamine,certaines personnes leurs souhaitèrent,à tous les deux,une bonne journée de travail.

Les deux compagnons prenaient toujours leur petit déjeuner ensemble,dans une excellente cafétéria à Altamira. Régal tenait toujours à ce qu'elle soit dans le plus haut confort possible.

 

 Mais cette fois-ci,lorsque le directeur de l'entreprise Lézaréno entra à Ozette,cette entrée qui donnait sur la place où se trouvait la maison de Préséa,il ne vit personne qui l'attendait bien sagement sur un tronc d'arbre,ou qui discutait avec quelqu'un.Et seules deux personnes,sur la place principale du village,étaient en train de parler.Régal décida alors de frapper à la porte de la maison de la jeune absente.Personne ne vint lui ouvrir.Il toqua une seconde fois.Rien.

«-Préséa?» il haussa la voix «Préséa,c'est moi!c'est Régal!» pas une réponse.Il essaya donc d'ouvrir la porte mais celle-ci fut fermée à clé.

Inquiet,il demanda aux deux personnes présentes dans ce village si elle était partie,ce qui était pratiquement impossible:

«-Non,nous ne l'avons pas vu sortir de chez elle monsieur.Et il est vrai que c'est bizarre qu'elle ne soit pas déjà sortie de sa maison...Nous étions justement en train de parler d'...» répondit une jeune femme sans qu'elle ne put finir sa phrase.

«-C'est elle qui est bizarre oui!non mais,tu ne vois pas comment elle se comporte ces derniers temps!?Elle ne daigne même plus à nous regarder!Pour te dire si elle me fout la trouille cette gamine!!» s'emporta un homme qui semblait être son mari.

«-Oh Henric!calme-toi enfin!je ne sais pas ce qui te prend en ce moment,mais je te trouve très injuste envers cette pauvre enfant!» lui cria-t-elle «...Oh!je vous prie de nous excuser monsieur Bryant!nous devrions avoir honte de nous comporter ainsi devant vous!!» s'empressa-t-elle d'ajouter en voyant la gêne de Régal «Tenez,je vais vous aidez à appeler Préséa.»

Et elle s'aprocha,avec le créateur du Grand Pont de ce qu'était autrefois Thesséha'lla,de la maison, monsieur Henric ne voulant pas leur prêter main forte.

«-A ce propos,je m'appelle Murielle.Murielle Bardic.Enchantée!Et lui c'est mon mari:Henric» et elle désigna du menton l'homme barbu qui grommelait,tout seul dans son coin. «Veuillez l'excuser,il est un peu grincheux.»

«-Oui,je vous reconnaît.Je vous voyais très souvent avec...Préséa.Vous avez l'air de bien vous entendre. Enchanté de vous rencontrer également.» lui répondit l'homme aux cheuveux bleus en lui esquissant un sourire forcé.

Elle frappa à la porte,appela la petite fille à plusieurs reprises,mais en vain.C'est alors que Régal eut une idée que la jeune femme agréa.Elle recula un peu et se boucha les oreilles,il se tenait dans une position,prêt à frapper.C'est alors qu'un ''CRAAAAC'' sonore se fit entendre dans tout le village,ses habitants sortant de leur maison pour voir de plus près ce qu'il se passait en bas.Plusieurs pairs d'yeux écarquillés regardèrent d'abord une porte en bois de sapin en mille morceaux,puis,sur le responsable de cette tragédie.

 

Tout était sombre à l'intérieur.De la poussière et des toiles d'arraignés nous faisait supposer que cette maison n'avait pas été soigner depuis un bon bout de temps.Tout était en désordre,comme si il y avait eut une bagarre.Plusieurs objets étaient par terre,cassés.Combien de temps cela faisait que Régal n'était plus entré dans cette pièce?il ne le savait même plus lui-même.Lentement,il entra dans la maison,hésitant.Il avait peur devant un tel désordre.Peur qu'il ne soit arriver quelquechose de grave à son assitante,qu'il considérait comme sa fille.Et pourtant,Murielle,lui avait affirmée qu'elle se trouvait ici,dans cette maison.Il n'y avait que deux vastes pièces dans cette dernière.Il en franchissa une,suivit de près par cette femme.Ils posèrent leurs pieds sur le pas de l'entrée de la chambre sans porte,leurs respiration se fesant de plus en plus en forte.C'est alors qu'une vision d'horreur s'offrait à eux: le corps de Préséa était par terre,à côté de son lit,sur sa couverture en bataille,inerte.Elle était couverte de sueur,elle tremblait fiévreusement et respirait très irrégulièrement et mal.Un filet de sang coulait le long de sa bouche entrouverte.Elle était comme hâve,même pire.

«-Pr...Préséa!!!» s'exclamèrent-ils,en même temps.Et Régal accourut vers elle pour la remettre dans son lit,enlevant le bout de la couverture qui cachait ses jambes frêles.Mais lorsqu'il vit ce que cachait ce bout,il eut un haut-le-coeur qui lui fit faire un bon en arrière.Sur ses cuisses,de grosses tâches brillantes vertes turquoise et blanches, qui lui rendaient la peau aussi solide que de la pierre,semblaient s'imprégnier dans le corps de l'enfant.La jeune femme n'en crut pas ses yeux.Qu'étaient-ce donc que ces grosses tâches visqueuses?Elle les regardait,une main plaquée contre sa bouche ouverte,horrifiée.De toute sa vie,elle n'avait jamais vue de pareille horreur!Elle tremblait d'effroie.Elle ne savait peut-être pas ce que c'était,mais une chose était sûre:ces éspèces de plaques lumineuses étaient loin de faire du bien à la pauvre petite.Puis,elle vit le regard que fit le noble sur ces étranges tâches et compris que c'était plus que très grave.Son regard avait quelquechose d'effrayant,mais en même temps de mystérieux.Il restait immobile,hébété,les yeux remplis de stupeur.Il semblait fronçer les sourcils,comme si un doute s'était soudainement enfouis en lui.Il prit ensuite la jeune fille dans ses bras et la posa délicatement sur le lit.Il prit deux couvertures qu'il étala sur tout le long du corps de la jeune fille,jusqu'à son cou.Il regarda alors l'exsphère rouge incrusté dans un beau serti-clé en or qui le ornait.Il était plus sombre qu'avant.Lui et Murielle,qui était au bord des larmes voyant l'état de la pauvre enfant,observèrent celle-ci un moment,en silence,plus qu'inquiets.

«-P...pauvre petite!m-mais enfin... qu'est-ce que c'est bon sang? qu'est-ce que c'est?Que s'est-il donc passé?»

«-Il faut que j'aille voir Sheena...» murmura l'utilisateur de graives. «Pourriez-vous rester et vous occuper d'elle le temps que j'aille voir quelqu'un?» elle aquiesça «Je vous remercie...»

Lorsqu'il sorti de la maison,un public curieux regardait ce qu'il se passait,sans vraiment bien comprendre. Murielle,essayant de retrouver son calme,les fit partir au plus grand soulagement de Régal.Il ne voulait pas qu'ils aggravent le cas de sa petite protégée,elle avait besoin de repos et de calme.Une personne pour s'en occuper suffisait amplement, et cette femme était qualifiée pour ça.Il rejoignit prestement la sortit et se mit en route pour Mizuho.Madame Bardic le regarda partir,puis elle retourna voir la jeune souffrante.Elle lui carressa son front brûlant d'une main légèrement tremblante,la rassura en lui soufflant des mots doux,et alla chercher de l'eau froide et une serviette qu'elle poserait,une fois mouillé,sur la tête de Préséa.Celle-ci était inconsciente,mais cela ne l'empêchait pas de respirer aussi mal et bruyamment.A force de l'entendre respirer comme si elle était sur le point de rendre son dernier souffle,la jeune femme s'était adossée contre le mur,se laissant glisser jusqu'au sol, et pleurait maintenant à chaude larme.Elle tenait tant à cette petite fille.Tout comme Régal,elle la considérait comme sa fille,et elle ne se lassait jamais non plus d'entendre ses histoires magnifiques.Mais contrairement à lui,elle ne savait pas qu'elle avait en réalité vingt-huit ans.D'ailleurs,personne à Ozette ne le savait.

Se ressaisissant une deuxième fois,elle se leva,prit la serviette déjà chaude sur le front de l'enfant,la trempa dans l'eau froide,et la reposa délicatement sur le visage de Préséa.Elle avait remarqué le sang maintenant séchée qui avait coulé de ses lèvres,alors elle eu le réflex de tirer un mouchoir propre de la poche de sa robe simple turquoise qu'elle portait,elle le mouilla et essuya la tâche rougeâtre,avec toute la délicatesse qu'une mère pourrait porter à son enfant.

«-Ne t'inquiète pas ma chérie,monsieur Bryant est parti chercher de l'aide.Tu vas guérir,on te le promet!» lui murmura-t-elle.

 

Il parcourut à grandes enjambés la plaine qui séparait Ozette de la forêt de Gaorachia.Ces deux endroits n'étaient plus aussi rapprochés depuis que les deux enciens mondes ont fusionnés, ce qui ne facilita pas la tâche du noble:

«-J'éspère que ce n'est pas ça ou sinon...tiens bon Préséa...tiens bon!» pensa l'aristocrate,en traversant à toute vitesse cette immense forêt qu'il connaissait,désormais,par coeur.Il courait plus vite qu'avant maintenant qu'il n'avait plus de quoi lier ses mains.Les bras pliés à quatre-vingt dix degrés,qu'il balançait régulièrement l'une après l'autre,l'aidaient à faire de plus grande enjambées.Il ne regrettait presque pas d'avoir enlevé ses menottes.Avoir les mains libres lui rendaient la vie beaucoup plus simple qu'il ne le pensait.

 

 

 

Auteur: Pff! Regardez-moi ce gâchis!! une sublimissime porte en sapin,réduite en mille morceaux! Nan mais tu pouvais pas faire attention?!!abrutis,va!tête de noeud! Elle m'a coûtée très chère en plus! C'est bien plus qu'une tragédie tiens!! SALE *bip*!!!

Régal: ...Excuse-moi mais...

Auteur: Et tu crois que de simples excuses vont arranger CA?!!! T'es bien le perso que je hais le plus tiens! Si j'te paye,c'est pas pour que tu t'amuses à tout me détruire!!

Régal: Tu nous paye même pas alors...

Auteur: Ah oui? Alors comment se fait-il que vous soyez tous là? Je doute fort que ce soit par votre ''bonne gentillesse''!

Régal: C'est parce que tu nous a tous foutus la trouille avec tes bananes explosives!

Auteur: ...hmm...c'est vrai qu'c'était une bonne idée...Alors rembourse-moi la porte ou j'te refais subir la même chose!

Régal: *soupir* Si je l'ai cassée,c'est parce que c'était écrit dans le scénario que TU as inventé! -il me tend une masse de feuille en papier-

Auteur: C'est ça,c'est ça...et toi,on te surnomme ''le grand coton-tige bleu'' hein? Non mais qu'est-ce qu'il n...heu...oh ooh...ah c'est vrai...

Régal fesant un geste de haut en bas avec ses mains: Cassée!

Auteur: Heu...hahem...ou...ouais mais moi au moins,j'ai un alibi!

Régal: C'est une excuse tu veux dire! J'exige d'être auprès de mon avocat pour discrimination et violence injustifiée envers moi et mes compagnons! Regarde,zé tout filmé! Niark,niark!Tu vas te retrouvé en prison-euh!

Auteur: *gasp* QUOI! T'AS OSE FILMER?!!! ... Bah,de toute façon,la police ne te croiras même pas,même avec un film, puisque je te dis que j'ai un alibi infaillible!

Régal: Vraiment?et lequel? Quel est ce si bon alibi qui justifierais ton comportement violent envers moi juste parce que je n'ai fais que suivre TON scénario?

Auteur: J'ai la maladie d'Alzheimer...

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