15 septembre 2008

Chapitre 07: Triste fin- par Coco13

L'aube s'était levée sur le campement de la joyeuse troupe, Raine qui était comme d'habitude la première levée s'était donnée un malin plaisir à réveiller le gros dormeur de ce groupe d'une manière pas très gentille. Elle avait grand ouvert l'ouverture de sa tente laissant passé ainsi le soleil du matin et elle avait crié dans l'oreille de ce dernier. Celui-ci s'était réveillé en un sursaut imminent ne savant ce qui se passait. Une fois que tout ce petit monde fut habillé et nourri, ils reprirent la route vers Heimdall. Leurs idées un peu plus claires et objectives que la journée précédente. Encore un long chemin les attendait avant le jugement final. Ils se doutaient qu'une nouvelle aventure allait leur être confiée.

La jeune Préséa était enfin parvenue un fin fond du temple des ténèbres pour trouver la paix qu'elle recherchait tant. Ces armes maudites ne la laisseraient jamais tranquille? Elle en avait vraiment assez mais quand elle réussit à venir au cœur du temple, chargée de toutes ces satanées armes, elle aperçut une personne qu'elle ne s'attendait pas à revoir un jour. En effet il s'agissait de l'abominable Nébilim sous sa vraie forme. Celui-ci semblait l'attendre, il lui fit signe de laisser les armes au sol en montrant que son intention était différente de celle qu'elle connaissait si bien.

-Préséa, je t'attendais. Ne te soucis pas de ma présence. Pour une raison qui m'est inconnu mes armes t'ont choisi pour rétablir l'équilibre d'un monde sur le point de disparaître. Il est communément appelé Ignorias si te ne m'obéis pas ton corps restera ainsi et tu seras à jamais harcelée par les armes maudites, expliqua-t-il. Préséa n'en revenait pas, l'ennemi lui proposait de rattraper le temps qui lui avait été volé. Pourquoi un être maléfique et réputé pour être impitoyable lui donnerait une seconde chance? Elle se ressaisit puis elle parvint à une conclusion : Cette opportunité ne se reproduira pas avant un certain temps et elle était prête désormais à accepter toutes les conditions demandées.
- Vous y gagnerez quoi? Les personnes comme vous ne servent que leurs propres intérêts vous n'êtes pas une exception, répondit-elle sèchement en déposant au sol ce qu'il réclamait.
-Ma chère petite tu as tellement de choses à apprendre ! Il me semble qu’une mise au point s’impose, pff ! Déclara-t-il en s’approchant dangereusement de la gamine surprise de stupeur voyant comment il lui parlait. Comme s’il la connaissait depuis plus longtemps que n’importe qui d’autre. Mais qu’est-ce qu’il cachait? Elle aurait bien voulu le savoir!

Non loin de là, sur le même continent un homme mystérieux déambulait dans les dizaines de rues que possédait Méltokio. Ces rues étaient pleines à craquer de bourgeois et bourgeoises pressés de régler leurs petites affaires sans rien demander à personne. Le monde autour de lui l’ignorait ce qui le choqua, comment cela pouvait être possible! Enfin quoi, il était quand même revenu à la vie et personne ne le voyait, ne s’occupait de lui. Il ne disait rien mais il en avait plus que marre de passer inaperçu, son ancienne vie était tout le contraire de se qu’il vivait à présent. Impatient, il leva son petit doigt dans le but d’inciter la foule à le regarder, mais rien ne se produisit quand soudain une des paroles de son soi disant guide lui revint. «Tu es un fantôme pourquoi crois tu qu’ils t’on laissés tranquille? » C’était ce quelle avait dit à quelques détailles près pour être exacte.
-Alors c’était donc ça! Ma sœur est passée juste à côté de moi ce soir ci et pourtant elle ne m’a pas remarquée! Je… Je me souviens maintenant, mais… Pourquoi Sheena me voit? C’est étrange… Songeait il croyant que personne ne pouvait l’entendre mais une forme sortie de l’obscurité que produisait l’ombre d’une grande bâtisse et elle lui répondit.
-L’élue de Nebilim voit son choisi c’est tout à fait normal. Ca se voit que vous ne savez pas les règles du jeu. Donc je reprends, aucune forme de vie humaine ou elfique ne peut vous apercevoir.

 

Elle s’était exprimée en faisant des grands gestes de désespoir face au manque d’intelligence de Zélos.
-A ouais ? Alors pourquoi Lloyd et les autres m’ont vus? S’hasarda à dire Zélos.
-Pfff vous n’êtes vraiment pas futé, je me demande ce qu’elle a aimé en vous… Heu… Je veux dire, vous n’avez pas remarqué que leur comportement était plus ou moins étrange? Devant aucune réponse elle continua son récit. Tous ça n’était qu’une mise en scène pour que l’élue sacré soi convaincu de votre retour, ils ont exactement dit ce que vous vouliez qu’ils disent. Assez bavardé, vous avez pris une décision sur le seigneur Nébilim? Allez vous abandonnez notre monde mettant ainsi le votre en péril? Demanda-t-elle.
-Non, bien sur que non! j’y vais de ce pas voir celui qui veut la faire souffrir et mourir il va entendre parler de moi! Dites moi, vous ne lui direz rien? Elle partirait à ma recherche si elle savait ce que j’ai en tête et je ne veux surtout pas qu’elle mette sa vie en danger.

Sans attendre de réponses il se mit en route vers le temple des ténèbres là où se trouvait Préséa mais ça il ne le savait pas…
-Ho, mais j’y compte bien… Qu’elle vienne mon cher neveu… Reprit elle, rien ne devait contrecarrer ses plans surtout pas lui. Elle ne pouvait se dire que son amie lui en voudrait mais quelqu’un de plus précieux était en jeu…

Un autre plan se mettait en ordre mais en attendant Lloyd et sa troupe allaient arriver à Heimdall. A leur grande surprise les gardes les attendaient postés devant le village, ils patientaient, Les voyageurs se faisaient désirer depuis un bon bout de temps apparemment. Colette et Lloyd le suivirent sans rien demander ils savaient qu’une lourde tâche allait leur être confié mais laquelle ? Raine et Génis purent conclure que les demis elfes n’étaient pas encore considérés comme des êtres vivants avec des sentiments, ils durent malgré les prostrations de Lloyd et Colette rester hors du village, décidément le monde prendrait du temps à changer. Ils s’assirent donc sur le sol recouvert de pâquerettes et encore froid du matin, les oiseaux de la forêt commençaient à peine leur choral quand Génis se leva subitement. Cette pression qu’il sentait dans son cœur n’était pas le fait d’être rejeté, non ce devait être… Le jeune garçon se mit à courir sous l’air surpris de sa sœur qui l’appelait en courant derrière lui pour le rattraper.
-Mais où vas tu ? Génis ! Attends moi ! S’il te plait Génis ! Dit-elle à bout de souffle de cette course un peu longue pour elle.
-On a pas le temps Raine ! Préséa… Jamais je n’aurais dû la laisser seul ! Maintenant elle… Vite ! Dit il en s’arrêtant tout en pressant sa sœur.
-Qu’est ce que tu racontes ? Tu te fais des idées comment peux-tu savoir qu’elle va mal? Répliqua-t-elle.
-Je le sais c’est tout! Vite il faut aller dans le temple des ténèbres ! Elle a besoin de moi, dépêche toi. S’empressa-t-il de dire avant de reprendre sa lutte acharnée. Dans son esprit tout était embrouillé mais une chose était sure quelque chose d’énorme se passait et Préséa avait un quelconque rapport avec ça.


Sur un autre espace une rose avait peu à peu sentie les rayons du soleil lui caresser son beau visage endormit. Le vent faisait des allez et retours dans la chambre. Dans ces mêmes couloirs aérés, la lumière se transformait en jolis rayons orangés par les rideaux d’une couleur princière. Les murs tapissés de fleures des champs laissaient pensée à de vastes prairies. Les oiseaux continuaient leurs chorals angéliques sans penser qu’ils dérangeaient une demoiselle qui n’avait pas aussi bien dormis qu’elle le devait. Le grand lit rouge en baldaquin renforçait l’espoir d’un doux rêve, d’une vie bien remplie. Les cheveux noires de la nouvelle habitante de se palais s’étalaient sur l’édredon, comme des centaines de plumes sur une terre lointaine. Enroulée dans les draps de soie rouge, décorés une fois encore de pétales de fleures voilettes. Doucement, lentement la dormeuse ouvrit ses blanches paupières. S’étirant de bon matin, levant les bras si haut qu’elle toucha du bout de ses doigts glacés le tissu lisse qui enrobait le lit. Tranquillement elle prit sont courage à deux mains et se leva, elle se dirigea vers la salle de bain tourna la poignée de la porte qui se situait du côté droit du lit, juste à proximité un bureau étrangement bien disposé, des innombrables feuilles blanches étaient sur ce meuble blanc indispensable  à tous nobles qui se respectaient. Sheena entra dans la salle dite, alluma les lumières, puis elle ouvrit les robinets du lavabo essayant de se rappeler où elle était et surtout ce qu’elle avait fait. Un grand mystère était survenu dans l’esprit de la jeune femme. Elle découvrit avec horreur que ses cheveux menaient une bataille libre comme l’air. Mon Dieu, par la Déesse qu’avait elle fait? Avec qui avait elle passée la nuit? Prise de panique elle marcha de long en large à fin de trouver certaines réponses à ses multiples interrogations. Retournant dans la petite pièce où elle était à son réveille, elle s’assit sur le lit en baldaquin rouge écarlate et remarqua le détaille insignifiant qui allait révéler les choses importantes de sa soirée mouvementée. Sur le bureau du rouquin était placer certes des feuilles blanche et des craillons de papier mais un ruban rose dépassait de l’unique tiroir. Attirée par ce tissu qu’elle passait habituellement dans ses cheveux, Sheena s’empressa d’ouvrir la boîte de ses réponses, elle s’agenouilla donc et elle commença à trier les dessins qu’elle découvrait peu à peu. A sa grande surprise, la majorité des images la représentait dans sa tenue de tous les jours, dans divers paysages et dans plusieurs contextes. Dans chaque cas des écrits au dos des feuilles prouvaient que l’auteur n’était autre que Zélos en personne. Dans cette révélation, la brunette saisit son ruban et se recoiffa. Cependant un autre parchemin tomba en même temps. Il n’était pas question de portrait mais plutôt d’une confession lisez plutôt:

Ma princesse, une nouvelle fois je suis obligé de m’adresser à toi indirectement. Des choses terribles vont se passer si jamais dans notre fuite Abysson ou Carolaine nous retrouvaient, je n’ose imaginer leur colère et les conséquences. De plus de mon vivant j’ai toujours et tu ne saurais le nier pensé qu’à ma propre petite personne et je t’ai dit que je changerais. C’est donc dans se but que je te désobéis, offrant m’a vie au maléfique Nébilim pour épargner ton existence et dans le but de sauver l’équilibre déjà instable de notre univers. Pardonne-moi, Sheena. Je t’aime et tu le sais, et je te demanderais de ne jamais m’oublier.

 

Zélos, Wilder

 

La sanction ne se fit pas attendre sous des doigts fins, une Sheena colère et énervée, chiffonna la lettre de son ami. Il lui avait menti, et il allait se sacrifier! Non il fallait qu’elle fasse quelque chose. Ce qui lui provoqua une prise de conscience, elle savait dorénavant où elle était et pourquoi elle y était. Comprenant ce que ce beau parleur était, elle prit son élan fin prête de lui mettre une racler maison dont il se souviendrait! Elle était vraiment en rage, la haine qu’elle accumulait au fils des jours avait enfin vu la lumière du jour. Elle sorti du bâtiment et vit avec surprise dans une flaque d’eau son accoutrement, ses vêtement étaient noircis et déchirés mais elle s’en fichait tout ce qui comptait pour l’heure était de retrouver Zélos au temple obscure avant la catastrophe. Pour aller le plus vite possible la jeune femme dévoila sa véritable apparence, personne n’aurait pu la reconnaître sous cet angle ci…

Pendant que tout ceci se tramait. Colette et Lloyd marchaient en direction de la maison, reconstruite de l’Ancien. Ils purent en chemin admirer les travaux en cours, tout était rénové et développé avec la fabuleuse magie des elfes. Toute les résidences telles qu’elles soient reluisaient de mille feus, leur couleur variaient de temps à autre selon le vent et la température semblait il. Les habitants de ce fabuleux village, admiraient eux aussi le merveilleux travail qu’ils avaient produit depuis le chute de la tour du salut. Toutes les boutiques portaient de nouveau l’insigne qui leur correspondait. Les douces mélodies d’une des elfes attirèrent l’attention des deux voyageurs, la femme qui faisait ces sons majestueux était entièrement vêtue de bleu, sa modeste robe en synthétique reflétait les lueurs de l’aube, ses cheveux mauve s’accordaient parfaitement aux paysage mystique de Heimdall. Sa flûte traversière en argent enchantait les plus haut responsable de se village. Mais qui était elle? Comme si les moindres notes se transformaient en une redoutable armes qui vous ferait oublier en un seul air le goût de la vie. Quand ces visiteurs parvinrent dans la maison du chef, leur esprit se concentra sur le moment présent. Le doyen du village se faisait vieux et il était obligé de rester assit pendant que les travaux avançaient, contraint de faire confiance aux siens. De sa voix roque il commença son récit.

 

-Humains, une nouvelle tragédie se prépare. Et c’est de ce fait que nous vous demandons de l’aide, je vous pris de m’écouter attentivement car cela peut être confus dans vos idées. En premier lieux, notre monde est le résulta d’un équilibre parfait entre le bien et le mal mais aussi de la logique et de l’incohérence. Il existe au tour de nous des connexions avec ces dimensions, s’il advenait que ces contrés produisent plus d’énergies qu’ils en devraient ce pouvoir prendrait ce monde à jamais. En ce moment précis les quatre éléments luttent pour prendre le pouvoir. C’est pourquoi chaque pays a choisi son sauveur en sachant que ses personnes vont êtres guider par un individu qui à échoué dans cette mission auparavant.

-Attendez, Heu, es ce que vous dites que Colette et moi avons été choisis, pour cette quête? Demanda Lloyd confus par ces propos.

-Il semblerait, nous, elfes avons le devoir de préserver ce qui reste du pouvoir de la paix. Dans cette dimension, tout n’est que bonheurs, même les crimes les plus horribles sont considérés comme une source de joie. Et ce depuis que le souverain Nathan, Luniar a été assassiné par son propre fils qui est devenu un prédateur de pouvoir et de vengeance. Il a fait ceci pour recevoir son héritage plus rapidement provoquant ainsi une surdose d’obscurité pour Niblaibinne, le monde des ténèbres. Nous redoutons qu’il tente de devenir le maître des peines perdues également par des fins qui nous ignorons. Continuait il usant le peut de forces qu’il lui restait.

-Mm… Ancien, vous allez bien ? Demanda Colette réceptive aux signes de fatigue que laissait le doyen du village des elfes.

-Que j’aille bien importe peu, l’important c’est que vous sauviez Luminariess de la crise où il se trouve. Humain notre conversation s’achève, allez vous oui ou non sauver ce pays ?

-Nous ne pouvons refusez si le monde est de nouveau en danger je jure et promet que je le sauverais au péril de ma vie ! Annonça Lloyd enthousiaste par cette aventure périlleuse. Mais qui sera notre guide ?

-J’y arrive jeune impatient. Pour m’assurer de votre réussite ma fille vous accompagnera jusqu’à la porte de lumière, elle vous expliquera la suite de votre mission. Sur ce, au revoir, notre prochaine rencontre sera lors de votre réussite.

 

Le vieil homme termina lentement sa phrase et regagna sa chambre en s’appuyant sur toutes sortes de meuble renouvelés après l’accident. Lloyd et Colette prirent le temps de résumer les choses. Touts ce qu’ils venaient tendre bouleversaient ce qu’ils croyaient. Ces histoires, l’équilibre, le bien qui serait contre tout le mal mais avec un large sourire tout ceci les dépassaient complètement, avec un peu de chance, la fille de l’Ancien leur donnerait plus d’informations. Après une petite mise au point, ils sortirent dans la maison en bois. La petite Colette emprunta l’escalier, devancée par Lloyd qui restait passif. Il était vraiment étrange ces derniers temps, il n’était plus impulsif comme par le passé. Depuis que son père était repartit il n’était plus le même, jamais il ne serait douté qu’il tenait à lui comme ça. Il avait petit à petit perdu tout espoir d’un retour probable et le petit ange voulait tant lui dire que son père était là qu’il se souciait de lui, qu’il veillait consciencieusement à son bien être. Mais elle n’en avait pas le droit pas tout de suite mais ce soir… Alors qu’elle entreprit l’avant dernière marche, une petite latte dépassait entre les autre planches qui constituaient l’escalier, l’ange dans toute sa grâce trébucha et glissa, ce fut sur les fesses qu’elle finit de descendre les marches. Elle était restée là un instant et quand elle daigna lever la tête, elle vit Lloyd à genou inquiet pour elle.

-Colette ! Tu vas bien ? S’inquiéta-t-il. Tu as mal quelque part ?

-Je vais bien, je suis désolée Lloyd. S’empressa-t-elle de répondre en souriant pour lui assurer qu’elle se sentait bien.

-Combien de fois t’ai-je dis de plus t’excuser ? Soupira-t-il.

-Des centaines de fois Lloyd, je suis désoleé. Dit elle avec de grand yeux bleus pleins de nouveaux espoirs, ils restèrent là à ce contempler l’un l’autre, pour une fois depuis la réunification le jeune homme avait oublié son père, pour l’heure seule la santé de son amie d’enfance le préoccupait. Soudain une douce voie féminine interrompit cette situation. Et se fut avec surprise que Lloyd en se relevant reconnu presque immédiatement la flûtiste. Cette belle demoiselle aida Colette à se relever pas sans un sourire, c’était avec délicatesse qu’elle la prit par la main et la releva.

-Bonjour, je suis votre guide. Je m’appelle Emillia et je suis la détentrice du pouvoir lumineux. Vous devez être les héros du monde uni ? Si vous le voulez bien vous mettre en route pour le chemin de « l’ascension ». Allons y !

Colette, Lloyd et Emilla partirent pour l’aventure au péril de leur vie !

-Je suis sure que l’on va bien s’entendre ! S’écria-t-elle en prenant un air enjoué.

Se tournant et montrant du doigt le portique dans l’entré de village elle ajouta.

-Et c’est parti pour le sommet des monts fogjie !

-Elle me rappelle une personne… Soupira Lloyd. Ma foi ce serais bien qu’il soit là parmi nous…

-Lloyd… Avait glisser Colette ayant deviné qu’il s’agissait de leur compagnon décédé.

-Vous parlez de Zélos Wilder n’est ce pas ! Dans ce patelin tout le monde raconte que s’était mon frère jumeaux, bien sûr ce n’est qu’une rumeur. Allez c’est parti pour une longue quête sur lequel ma musique servira de clef qui libéra le monde des voleurs et des malfaiteurs qui sont de vrais plaies ! Lança Emillia en empoignant ses deux camarades de jeu. Ho et j’allais oublier ! Vos amis sont déjà parti en courant ils devaient être pressés ou je ne sais quoi. Ne vous inquiétez pas pour eux et en route !

 

Dans le bureau d’Altamira, le duc Bryan s’occupait des derniers dossiers en cour, le travail abondait et il n’allait pas se faire tout seul. Maintenant qu’il était revenu il allait tout reprendre en main. C’était vrai que George remplissait cette tâche avec merveille. Cependant il avait rejoint Alicia depuis un certain moment déjà, cette perte avait causé un grand vide dans l’entreprise et la cité balnéaire devait tourner. C’était dans ce but  que Régal comptait demander à Raine de l’assister mais elle était occuper avec la discrimination qui l’opprimait, il n’osait donc le lui demander. Il relisait des contrats quand il entendit le cliquement de l’ascenseur indiquant qu’une personne montait dans le bureau. Les escarpins d’une femme résonnaient dans la cage de l’ascenseur elle devait sans doute venir sous ses ordres, mais le dirigent avait tellement de travail qu’il ne se rappelait plus l’avoir convoquée.

-Bonjour, monsieur Régal je suis la nouvelle employer que me voulez vous ? Demanda la nouvelle arrivante, cette demoiselle ressemblait à Hilda en plus modeste, son visage et ses yeux bleus laissaient sans voix. Ses cheveux lisses tombaient sur ses épaules, sa coiffure restait  contre toute attente simple. Cette même dame portait une tunique bleu marine compléter par de magnifiques dentelles sur les manches et sur les bords de sa jupette. Des souliers verts protégeaient ses petits pieds.

-Je vous en pris mademoiselle, garder votre calme. Dit il pour la rassurer. Vous êtes ici en temps que sculptrice vous n’avez pas à avoir peur. D’après votre lettre de motivation, vous avez les qualités requises pour faire partie de notre grande famille. Vous vouliez du travail nous en avons pour vous, mademoiselle…

-Xhantra. Xhantra Kéler pour vous servir, avec plaisir et un sourire. S’exprima-t-elle.

-Hé, bien Xhantra, je vous souhaite la bienvenue parmi nous, je suis certain que vous vous plairez. Nous avons mis à votre disposition la boutique dans l’hôtel, pas très loin de votre chambre. Ajouta-t-il c’est tout vous pouvez retourner à votre travail, je passerais vous voir dans l’après midi. Au revoir… Xhantra.

Quand la jeune femme fut partie. Régal se sentait en parfaite confiance, cela faisait longtemps qu’il ne s’était senti aussi détendu. Il avait beau avoir des amis il ne cessait de se demander quand il pourrait redevenir lui même. La compagnie de Préséa le rassurait mais elle n’était qu’une amie de plus il la considérait comme sa propre sœur, après tout c’était la sœur d’Alicia, son Alicia à qui il pensait constamment.

 

Toute la journée, Zélos avait couru en direction du temple ténébreux. Plus il avançait plus il éprouvait la terrible sensation de trahison. Depuis qu’il était revenu on ne sait comment il avait éprouvé ce vide immense, aucun goût ne lui survenait, les douleurs étaient maigres par rapport à ses souvenirs. Seule Sheena avait pu le voir et lui faire du mal véritablement il n’avait pas comprit les paroles de sa guide au début mais maintenant tout était clair. Il fallait que sa princesse croit qu’il était revenu comme un être vivant normal mais la réalité était tel que personne ne le voyaient, son entourage n’était que les réactions auquel il s’attendait juste ce qu’il fallait pour que Sheena n’y prête pas attention au manque de réaction de ses amis. Lloyd et les autres, si ils l’avaient vraiment vu ils auraient sans aucun doute sautés de joie ou encore Colette aurait pleurée de bonheur ce n’est pas tout les jours que les morts reviennent à la vie. Il était enfin arrivé au temple, il n’avait pas changé du tout, il était resté froid, humide et lugubre. Il descendit au plus profond c’est à dire jusqu’au sceau de Shadow. Aucune trace de Nébilim, n’y de Abysson d’ailleurs. Il se promenait en attendant quand il remarqua une petite encoche dans le sol noir de la pièce. Il glissa sa main à l’intérieur et souleva se qui semblait être une trappe. Cette trappe donna sur un escalier qui était relié à une immense pièce entièrement peinte de violette. Seul un tapis immense, imprimé de tache de rouge habitait la pièce. Une chose attira l’attention du jeune homme. Sur les murs de cette chambre secrète étaient accrochés des centaines de feuilles, images et documents en tout genres. Toutes ces feuilles dessinaient un grand chemin reliant plusieurs personnes. Tout commençait par Abysson, les documents retraçaient son histoire. Le rouquin s’en fichait éperdument, il passa donc à la suite.

-Alors, alors, voyons ce que nous avons là. Marmonnait il. Carolaine, Niblainne descendance indirecte… Seigneur du mal… Bla bla bla. Bon je m’en fiche la suite.

Zélos Wilder, tiens ça devient intéressant tout ça. Fils de Milène, détentrice élémentaire du pouvoir, qu’elle donnera à son fils le jour de sa naissance. Hein ? Le sacrifier, c’est le choisi ainsi que le nouveau roi de mal à cause d’un amour ou d’un choix. Hé mais ça veut dire quoi ça ? N’importe quoi, non mais ils me prennent pour quoi ? Un objet que l’on déplace quand on veut. S’énerva-t-il mais il n’est était pas au bout de ses surprises. Bon passons. Sheena Fujibayashi. Quoi elle aussi si il prévoit de la faire souffrir je le ferais rôtir ! Sœur pure de Carolaine, elle porte en elle mes pouvoirs suprême c’est elle la futur reine de mon village, elle doit passer l’ultime épreuve pour sauver ce qu’elle à de plus précieux. Pour ce faire l’ange démoniste doit se dévoiler devant son véritable amour le dégoûtant de ce qu’elle est véritablement. Et comme cela elle prendra la tête de mon armée et reconquérir le monde sacré abondonnant toute vie heureuse, telle est la prophétie des invocatrices. Quoi ?! Mais il n’en n’est pas question ! Jamais je laisserais ça arrivé ! Jamais elle ne mettra les pieds sur Niblaibinne ! Zélos prit le temps de se calmer tout ce remue ménage ne changera pas la situation mais il n’en resterait pas là il avait bien l’attention d’en terminer pour de bon pourquoi Sheena devrait subir les conséquences de la mi-résurrection de Zélos. Ce n’était pas juste. Il remonta les escaliers et se retrouva face à face de l’ignoble Nébilim. Cet homme il le détestait dans les moindres détails. De quel droit faisait il tout ça ? Non il n’avait pas le droit ni le pouvoir.

-Alors comme ça on s’amuse à fouiner dans l’antre du démon. Tu es pathétique ! S’écria-t-il à l’insu de Zélos. Bon puisque tu es là, je vais me faire un plaisir de te torturer. Tu n’es plus d’aucune utilité pour mon plan ! Il fallait juste que tu viennes avec ta fiancé et toi que fais tu ? Tu te sacrifies pour une humaine ! Ho mais non, ce n’est même pas une humaine c’est…

-La ferme ! Hurla dès lors le combattant. De quel droit tu fais cela et de plus nous ne sommes pas fiancé ! Que ce que tu t’imagines, ce n’est pas parce qu’elle m’a dit une ou deux fois qu’elle m’aimait qu’elle veut forcément m’épouser. Vous les démons êtes si arrogants !

-Non mais quel idiot ! Dire que c’est toi l’enfant de Milène… La tradition de Mizuho débile ! Lorsqu’elle a détachée ses cheveux, elle t’a demandé en mariage ! Bref ça n’a servit à rien puisque tu vas mourir.

Et sur ce le seigneur du mal leva son bras et l’épée de Zélos disparue dans l’obscurité, à sa stupéfaction il ne pouvait rien y faire à peine s’en était il rendu compte qu’il fut projeté contre un arbre qui poussait ici, il était noir c’est pour cela qu’il ne l’avait pas remarqué avant. Immédiatement des ronces vinrent le faire prisonnier. Il était pris au piège mais cette fois il ne regrettait rien, s’il mourait Sheena trouverait un moyen de le détruire. Quand le malfrat s’aperçu qu’il ne faisait rien pour ce débattre il décida de jouer un peu avec ses sentiments.

-Dis moi, quel effet ça fait de faire souffrir la femme que l’on aime le plus au monde ? Lui susurra-t-il dans l’oreille. Et si je la forçais à te tuer. On dit que les fantômes reviennent parce qu’ils ont des remords et que si on détruis l’objet de ses remords il brûle en enfer. J’ai envie de voir si c’est vrai. Comme il ne répondait rien, le bandit le gifla. Mmm apparemment ça te fait rien, tu n’éprouves pas de remords ? Tu t’es fichu d’elle n’est ce pas ? Sache mon futur souverain que je ne permets pas que tu séduises à ta guise les femmes qui doivent me suivre. Elle va être tellement heureuse de ta mort. Ne ressens tu pas la peine que tu lui infliges ? Si tu n’étais pas né, ses parents n’auraient pas été assassinés. Si Mylène ne t’avait pas protégé, cette demi elfe ne se serait pas aperçu que des honnêtes personnes, se baladaient avec leur fille dans ce coin. Et elle ne les aurait pas pourchassés. Tout est de ta faute tu a tué tout ce qu’elle avait de précieux. Alors tu ne dis rien ?

Déboussolé par le manque de réaction de Zélos il décida de passer à l’action pour sa faire il lui tira sa magnifique chevelure vers le bas.

-Je vais abréger tes souffrances.

-Aïe ! Mais que veux-tu à la fin. D’abord tu veux mon corps, ensuite tu veux te débarrasser de moi. Et maintenant tu veux t’en prendre à Sheena ! Tu n’es qu’un monstre, elle te tuera ! Tu peux en être sûr ! Cria-t-il.

-Comme c’est bizarre je n’ai jamais prononcé ce nom là. Mais tu m’énerves puisque tu n’es pas coopératif, je vais commencer tout de suite. Préséa ! Mon couteau runique dépêche toi ! Notre torturé fut désemparée pas ces mots la petite Préséa avait elle un rôle à jouer dans cette histoire ? Mais quand il l’aperçu, il ne se demandait plus rien elle était tout simplement possédée par un esprit. Ses yeux scintillaient comme des saphirs ils laissaient clairement penser à cette possibilité. Aussitôt qu’elle eut donné ce que voulait à Nébilim, elle partit dans un immense nuage de fumée noire. Le malfrat profita de l’instant d’inattention de Zélos pour graver à la pointe de son canif des cercles, des images, il le vidait comme cela peu à peu de ses forces, il le saignait profondément. Zélos voyait des flashes, de grandes traînées blanches dans son esprit. Quand soudain plus rien. Juste des cris dans sa tête qui  lui disaient : Tu as tout perdu, t’a mère, ton honneur, tes amis, ta tante et pour finir ton amour, ne crois tu pas qu’il serait temps pour toi de mourir ? Le principal choisi relava sa tête dans la lumière blanche. Il était prêt pour rejoindre la lumière. Quand un bruit retentit violemment et que la chaleur maléfique partit. Cette voix il l’a connaissait si bien c’était… La plus belle voix qu’il avait entendu de sa vie de mortel.

-Zélos ! Pourquoi tu es venu je t’avait dis de rester avec moi ?! articula la femme.

-Sheena va t’en ! Si je meure tu n’auras plus à supporter tout ça ! Il avait raison. Je t’en pris vas t’en et te retourne pas. Lui lança-t-il.

-Non, mais tu ne crois pas que je vais fuir et te laisser mourir ! Tu n’es pas bien, si tu meurs je mourais aussi. Je l’ai déjà fait une fois, je ne ferais plus cette erreur. Lui répondit elle.

-Va t’en n’essaye pas de jouer les héros. Fais ce que je te dis ! Cria-t-il éclatant pour de bon en sanglots.

-Tu crois vraiment que je vais partir ? Mais tu te fiches de moi si je pars d’ici ce sera avec toi ! Dit elle en courant vers lui, elle caressait lentement ses plaies saignantes, elle passait ses doigts entre tout les détailles des symboles, sa peau était glaciale au contacte de sa peau. Si tu crois que je vais te laisser te faire dévorer par ce… Ce débile mental, tu te trompes. Aussi vrai que je t’aime, je ne te laisserai plus tout seul dans des cas comme ça. Zélos, tu es un abruti si tu crois que je vais partir sans toi. Ajouta, la femme perdue.

-Parts ! Parts, vite ! Si tu m’aimes va t’en. Supplia son amant.

-C’est parce que je t’aime que je suis là imbécile. Pendant que la romance jouait son rôle et que les deux amoureux s’aidaient mutuellement, le méchant de l’histoire riait à pleine joie. Il interrompit s’en rancune cette atmosphère.

-Ha, ha, ha ! Comme si vous pouviez lutter contre moi et Carolaine !! C’est tellement drôle. Des cet instant l’appelé sortit de l’ombre tête baissée. Tandit que Nébilim la saisissait par la taille sous les yeux ébahies des piégés.

-Carolaine ! Tu nous a trahie, comment ai je pu te faire confiance enfin tu a dis toi même que Sheena était ta sœur. Comment fait tu pour vivre avec ça ? Alors c’était lui ton êtres aimé maléfique ! Avait dit Zélos à bout de force.

-Trahie ? Voyons Zélos tu fais exactement la même chose que moi. C’est à cause de Sheena si j’ai abandonné mon peuple il m’a forcé à choisir entre elle et Abysson ! J’ai choisi ma famille. Et tu sais quoi j’ai perdu Abysson, mes parents et de tout ça le pire c’est que tu sois mêlé à tout ce cirque à cause de Mylène et de moi! Grogna-t-elle.

-Tu as trop parlé Carolaine, tais toi. Imposa Nébilim.

-Oui seigneur, légendaire. Fit-t-elle en se soumettant. Elle voulait se battre, elle voulait lutter contre lui mais les sentences seraient bien trop lourdes pour elle, et Abysson serait perdu à tout jamais.

-Non, mais, c’est à toi de la fermer ! Railla Sheena. Tu n’as pas le droit de vie ou de mort. Ca t’amuse peut-être de faire souffrir les autre mais pas moi. Enfin c’est quoi ton problème. T’a fiancée t’a lâché c’est ça. Ou alors…

-Arrêt, ça Sheena tu vas le mettre en colère. Et ce n’est pas mauvais conseille ! Intervient sa sœur. Mais rien ni faisait, mais Zélos fut surprit par cette attitude.

-Tu crois que je vais t’écouter ? Non mais tu me sous estimes, mais occupe toi de tes affaires et pas aux miennes ! Je n’ai aucune idée de qui tu es mais la prochaine fois que vous le touchez tous les deux vous le regretterez toute votre vie ! Pendant que le mal en personne boulonnait, Sheena continuait ses suppositions.

-Ho non je suis désolé. Nan ce n’est pas ça du tout t’a femme t’a trompé avec un autre homme et un jour pouf, elle n’était plus la ! Tu croyais que j’avais tout oublié que je ne m’en souvenais pas bah c’est perdu ! J’ai tout vu tout assisté et je suis heureuse qu’elle t’ai abondonné sans ça notre ligné aurais été complètement néfaste !. Elle ne cessait de répéter ses quelques phrases elle s’était placée juste devant le torturé et elle le lui avait donner un petit couteau typique de Mizuho sans que l’ennemis s’en aperçoive, l’intelligente femme l’avait caché dans sa manche et l’avait donné à Zélos tout en parlant. C’était une jolie stratégie.

-Et pour finir le tout elle a donnée naissance à une fille. Nébilim n’appréciait guère ses remarques désobligeantes. Ce qui l’énervait encore plus c’est qu’elle avait raison !

-Tu va te taire petite peste tu crois que toi et l’autre vous étiez un couple parfait ! Laisse moi rire ! S’exclama-t-il.

-Et… Etiez ?! Cria de suite Sheena. Le maléfique afficha un large sourire de satisfaction et leva sa main vers le jeune couple, un éclair jailli de ses mains. La puissance de ce coup aurait tué n’importe quel Homme. Le rayon violet arrivait à toute allure sur Sheena. Elle savait qu’elle n’y survivrait pas. Son heure approchait et elle restait statique. Il y avait tant de choses qu’elle aurait aimé vivre. Elle aurait voulu devenir la grande chef de Mizuho, elle aurait voulu revoir Kuchinnawa revenir dans son village, elle aurait dû dire à son grand père qui elle était. Et surtout elle aurait voulu se marier, se marier avec le seul homme qu’elle est jamais aimé et puis elle aurait voulu avoir des enfants, oui plein d’enfants elle les aimaient si fort, les voir avec leur père, passer des bons moments avec tout sa famille, organiser des anniversaires, les voir grandir, et maintenant tout ces projets d’avenir allaient être anéantis en un instant, en un éclair un seul axé de colère et tout c’était envoler. Elle ferma lentement les yeux attend la minute où elle mourait. Mais une chaleur commune la força à rouvrir les yeux. Ce fut une chevelure rouge vif qu’elle distingua avant tout. Zélos venait de se placer devant elle la sauvant du choc mortel. Sheena écarquilla grand les yeux. Non ce n’était pas possible pas lui pas pour elle non !

-Sheena, je t’avais dit de fuir, tu n’en n’as fait qu’à ta tête mais je t’aime comme ça tu sais. Lui dit il en tombant dans ses bras, il était couvert de sang, cette fois il la sentait la douleur. Alors que sa belle mis un pied à terre et commençait l’allonger sur le sol, Zélos souriait il réunit ses   toutes dernières forces qui lui restait et ajouta. Prend soin de toi ma princesse ne soit pas triste c’est la deuxième fois que je meure ce n’est plus douloureux… Je t’… Ai…m…e. Et la flamme  qui brûlait en lui s’éteignit.

-Non Zélos je t’interdis de me dire un truc pareil ! Tu ne vas pas mourir ! Pas pour moi, je t’en pris ouvre les yeux ! Disait elle entre ses multiples larmes abondantes qui coulaient le long de ses joues. Tu n’as pas fini de vivre ! Non reste avec moi ! On a rien fait encore, je veux que nous nous mariions, Zélos répond moi, je t’en prie. Disait elle sous ses mains froides et tremblantes de peur. Pas encore, non, ne meure pas… Je t’en pris  C’était l’histoire d’un couple qui s’aimait infiniment mais qui ne se l’était dis que trop tard. Mais es la fin ? Tout est fini ? Ca c’est encore à voir...

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Posté par _martel_ à 15:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Chapitre 01: Une guerre qui n'en finit pas- par Alienor

Octobre 1942-Londres

Le matin se levait sur la ville encore silencieuse et la jeune fille regardait depuis la fenêtre de sa chambre les rues sombres et vides à cette heure-ci. Cela faisait maintenait trois ans (ou du moins c’est ce qu’elle pensait car elle avait perdu la notion du temps) que la guerre avait commencé et les gens étaient de plus en plus inquiets sur la tournure que prenait les évènements. Depuis le grand bombardement qui avait ravagé une bonne partie du pays, tout le monde vivait dans la peur et la crainte des envahisseurs.La jeune fille soupira et explora le paysage du regard. Tout ce qu’elle voyait c’était une ville désolante et ruinée qui s’offrait à son regard. « Vivement que tout cela finisse !!! » pensa t-elle.
Puis soudain, elle entendit la voix d’une vieille femme qui l’appelait :
« Colette, descends s’il te plaît. »

C’était Philipa, sa grand-mère chez qui elle habitait depuis que le conflit avait commencé. C’était une vieille femme généreuse qui priait chaque jour pour que tout redevienne comme avant et que la vie reprenne son cours normal. « Un jour nous vivrons dans un monde libre, j’en suis persuadée… »  avait-elle dit, et Colette l’avait cru.
Elle descendit et vint à la rencontre de sa grand-mère qui l’attendait au rez-de-chaussé. La vieille femme lui dit :
« Peux-tu aller chercher de l’eau s’il te plaît ? »
Elle toussa et sa petite fille dut lui donner deux tapes dans le dos. Cela faisait un mois que sa grand-mère était tombée malade et elle s’inquiétait pour sa santé qui s’aggravait au fil des semaines. Philipa lui fit un signe apaisant de la main pour lui dire qu’elle allait mieux. La jeune fille sortit donc pour aller chercher de quoi boire pour la journée. En effet, l’eau potable se faisait rare et l’on avait dû par mesure d’économie la faire circuler tous les matins entre quatre et six heures. Il fallait donc se presser car il était à peu près cinq heures et demi. C’était sa grand-mère qui le lui avait dit car en réalité personne ne connaissait l’heure. La vieille femme possédait une sorte de montre qui lui indiquait la période de la journée. Elle avait promis à Colette qu’elle la lui lèguerai à sa mort. Pour l’instant, elle la gardait précieusement dans sa poche et ne la montrait à aucune autre personne qu’elle ne pensait pas digne de confiance.

Ses cheveux blonds et longs attachés soigneusement en nattes dans son dos volèrent lorsqu’elle arriva au puit contenant l’eau pure et elle s’empressa d’installer et de tenir solidement le seau sous le robinet. Le liquide s’écoula dans le récipient avec un doux bruit qui la fit frémir. Elle resta ainsi jusqu’à ce que le seau fût plein, arrêta le robinet et prit le chemin du retour.
Colette était une belle jeune fille blonde aux yeux bleus de seize ans. Elle portait une jupe et une veste marron sale comme vêtements car c’était tout ce qu’elle avait. Et elle avait un regard doux qui lui donnait un air généreux et sympathique. Mais à cette période là, son visage tendre n’offrait que tristesse et compassion. Suite au fait qu’elle se retrouvait orpheline, sa mère étant morte quand elle était très jeune et son père contraint de partir à la guerre pour résister contre les allemands. Il était encore heureux que l’Angleterre ne soit pas encore envahi par les nazis, et c’était d’ailleurs le seul pays d’Europe à ne pas avoir été conquit.
Il ne lui restait plus que sa grand-mère, qui était désormais sa seule famille. Si elle mourait, l’adolescente se retrouverait seule et sans-abri. « Il ne manquerait plus que ça ! » pensa t-elle.
Tant qu’elle était là pour la soutenir encore un peu, la vieille dame ne mourait pas ! En tout cas c’était ce qu’elle avait décidé.

Elle porta péniblement le seau en prenant soin de ne pas faire déborder le contenu. Elle entra dans la maison, mit le récipient par terre et ferma précipitamment la porte. Puis elle souleva le seau et le porta à la cuisine. Elle installa un couvercle dessus pour éviter que les bactéries ne rendent la boisson imbuvable, et rentra dans le salon où sa grand-mère avait l’habitude de s’asseoir et de regarder le paysage par la minuscule fenêtre.
« Tu as fait ce que je t’ai demandé ? demanda la vieille dame entre deux toussotements.
-Oui. Acquiesça t-elle en lui tapotant le dos pour faire passer la toux.
-C’est bien ma fille. Lui dit-elle, simplement.
Puis elle se tourna vers la lucarne et soupira :
-J’aurais aimé que tout cela se passe autrement…
Nouveau soupir.
-Je ne vais pas tarder à quitter ce monde…
Cette déclaration fit tiquer sa petite-fille et cette dernière se leva brusquement et cria, rouge de frustration :
-Ne dis pas ça ! Moi je veux que tu restes en vie ! Tu as compris ? Tant que je serais là…
Puis elle se détendit et poursuivit d’un air grave :
-…Reste près de moi…
Elle retint ses larmes pour ne pas pleurer.
La vieille femme la regarda d’un air surpris, puis éclata de rire, ce qui lui valut deux nouveaux toussotements.
-Tu es vraiment comme ta mère mon enfant !
Calmée, la jeune fille la contempla fixement en entendant parler de sa mère.
-C’était une personne charmante et adorable. J’ai été si heureuse que Franck l’ait demandé en mariage… Et encore plus lorsque tu es née.
L’adolescente resta silencieuse.
-Malheureusement, elle est tombée malade et… tu sais le reste…
La jeune fille acquiesça.
Une larme coula sur la joue de sa grand-mère.
-Et en plus cette guerre va peut-être me faire perdre mon Franck !
Elle s’adressa de nouveau à sa petite-fille.
-Toi, tu as la vie devant toi, et je souhaite que tu la vives longuement.
-Oui, d’accord… fit-elle.
S’ensuivit alors un long silence, qui fut interrompu par Philipa :
-Peux-tu aller chercher à manger s’il te plaît pour ce midi ?
-Bien sûr. Souffla t-elle. »
Elle partit à la cuisine, prit un sac rempli de nourriture qu’elles tentaient de préserver pour pouvoir manger à leur faim. C’était peu mais suffisant pour que deux personnes puissent tenir.
La matinée se passa sans incidents où problèmes quelconques. Mais ce fut lors du déjeuner que tout se mit à basculer.

S’installant à table avec sa grand-mère pour manger, elle servit le repas, pria comme chaque midi avant d’avaler quoi que ce soit, puis se mit à table. Jusque là tout se passa bien. Mais alors qu’elle allait avaler une bouchée, Philipa porta soudain la main à son cou comme si elle allait s’étouffer, et tomba de sa chaise. Alarmée, Colette se précipita pour la relever. La vieille femme se tenait le cou avec ses deux mains, elle avait du mal à respirer. La jeune fille essaya toutes les techniques de secours qu’elle connaissait, mais aucune n’eut l’effet escompté. Alors elle tenta le tout pour le tout. Elle partit de la cuisine et se dirigea vers la porte en courant. Elle l’ouvrit en trombe et sortit. Même si sa grand-mère lui disait souvent de ne jamais parler aux voisins qui pouvaient quelquefois être louches même s’il ne s’en donnait pas l’air, elle frappa violemment à la porte d’à côté en criant qu’on l’aide. Elle s’ouvrit sur une jeune femme qui lui demanda ce qui se passait. Sans répondre, la fille blonde la tira par la main et l’entraîna chez elle. Lorsqu’elle vit le corps inerte de la vieille femme dans la cuisine, la femme se précipita sur elle et pressa violemment la poitrine. Aussitôt, Philipa arrêta de s’agiter, mais elle resta inanimée. Craignant le pire, Colette fondit en larmes, mais la jeune femme la rassura. Sa grand-mère allait bien. Elle lui proposa alors de l’emmener dans sa maison pour qu’elle s’y remette. Après un instant d’hésitation sur les risques qu’il pouvait y avoir, la jeune fille accepta. Sa voisine repartit donc chez elle et revint quelques minutes plus tard avec un homme grand et robuste qui prit la vieille dame dans ses bras et l’emmena hors de la maison pour l’installer dans la leur. Colette les suivit avec inquiétude. Mais tout se passa très bien. On installa Philipa dans une chambre et l’on sortit pour la laisser au calme. La femme se présenta :
« Je m’appelle Chloé, et voici mon mari, Pierre. Tu peux rester ici tant que tu le veux. »
Elle rit.
« Tu as frappé à la bonne porte, ma fille, je m’y connais en secourisme ! »
Sa réplique tira un pâle sourire sur le visage décomposé de la jeune fille.
« Me… Merci…
-Allez, ne pleure plus. Tout est arrangé maintenant ! »
Elle rit de nouveau. A ce moment là, une petite tête apparut dans l’encadrement d’une porte.
« Ah, Andréa ! Viens ici ma petite ! »
La petite fille s’avança timidement.
« Je te présente Andréa, ma nièce de quatre ans.
-En…enchantée ! fit Colette, encore gênée de s’être introduite sans crier gare dans la maison. Je suis Colette.
-Bonjour, répondit la fillette.
-Sois la bienvenue chez nous, dit Chloé, rassure-toi, tu ne nous déranges pas. Au contraire, ça fait plaisir de voir une nouvelle tête ! »
Colette sourit, rassérénée.
« Cette aventure a du te couper l’appétit. Ne t’en fais pas, ta grand-mère n’est pas la seule malade : Beaucoup de gens ici font des crises cardiaques, notamment les personnes âgées. Elle est la seule à avoir résisté une première fois à ça. Si tu ne nous avais pas prévenu, elle y aurait passé.
-Sa grand-mère est malade ? » fit Andréa, s’adressant à sa tante.
Colette acquiesça pour répondre.
« Attends un peu avant de voir Philipa, elle est en train de se remettre pour l’instant. Déclara la jeune femme.
-D’accord. » Répondit la jeune fille.

Andréa invita Colette à visiter la maison, un peu plus grande que celle qu’elle partageait avec sa grand-mère. Elle s’y plut beaucoup.
« Tu peux venir ici autant que tu veux !lui dit la petite, Il y a assez de place pour tout le monde ! »
Cette petite visite guidée dura une bonne partie de l’après-midi.
Enfin, Chloé et Pierre vinrent à elle pour lui dire que sa grand-mère voulait la voir.
« Ne sois pas trop brusque, lui conseillèrent-ils, elle est encore un peu fragilisée. »
Colette les rassura et entra dans la chambre où la vieille femme se reposait.
« Colette… souffla cette dernière.
-Je suis là grand-mère… lui dit la jeune fille.
-Viens près de moi, j’ai à te parler…
L’adolescente s’approcha près du lit et s’assit sur le petit tabouret qui se trouvait à son chevet.
-Colette…Tu dois… partir…
La jeune fille ne put cacher sa surprise.
-Que…Mais pourquoi ?
-Tout cela… est trop dangereux… Il faut que tu t’en ailles…fit la vieille dame, d’une voix saccadée.
-Pas question ! fit la blondinette, je reste ici. Il faut que quelqu’un veille sur toi !
-Chloé… est là pour ça… sourit Philipa. S’il te plaît…quitte cet endroit…et rends-toi…à Bristol… Là-bas se trouve…une de tes tantes…S’il te plaît, pars là-bas ! Tu y seras…en sécurité…
-Bon…D’accord… céda finalement Colette.
Puis soudain, d’un mouvement faible du bras, Philipa tata sa poche.
-Ma montre est là-dedans… Prends-là… Je te la donne…
-Mais…Grand-mère… Elle est à toi… Tu ne peux pas t’en séparer…
-Elle ne me sert plus à rien…maintenant…l’interrompit Phaidra. C’est toi qui en as besoin…
-Grand-mère…souffla Colette.
-Prends-là… et pars … sans tarder…C’est devenu trop dangereux ici pour toi…
-D’accord… fit la jeune fille, en se levant de son tabouret, la montre précieusement serrée dans une main.
Elle tourna le dos, atteignit la porte, et se retourna vers le lit.
-Au revoir… grand-mère… »
Puis elle sortit.
Quand elle se prépara à sortir de la maison, Chloé se précipita vers elle.
« Où vas-tu ?
La jeune fille hésita un instant, puis dit :
« Je m’en vais. »
La femme tiqua, incertaine d’avoir bien compris.
« Que…Comment ? Mais…mais on vient à peine de se rencontrer !
-Je pars. Se contenta de répéter l’adolescente.
-Mais enfin…Sois raisonnable… C’est dangereux dehors…
-C’est ma grand-mère qui m’a dit de partir ! Alors je pars, et…merci pour tout… »
La jeune femme ouvrit la bouche, puis la referma, incapable de dire un mot. Colette en profita pour s’esquiver.

Quand elle entra dans la petite maison déserte, Colette partit vers les escaliers en direction de sa chambre. Elle prépara le minimum nécessaire et installa le tout dans un petit sac, la montre y compris. Colette la contempla un instant, et ouvrit le boîtier. Elle vit un cercle tracé sur l’écran, pourvu de différentes couleurs signifiant les périodes de la journée, et deux aiguilles qui indiquaient la date et l’heure. Elle vit qu’on était le soir. Elle fourra l’objet dans le sac et hissa le sac lui-même sur son épaule. Elle descendit et se dirigea vers la porte sans prêter attention aux meubles qu’elle avait toujours connu depuis le début de la guerre. Mais en ouvrant la porte, elle aperçut Chloé qui se tenait sur le palier. Celle-ci lui tendit un sac rempli de provisions.
« Me…merci…balbutia Colette.
-De rien… répliqua sèchement la jeune femme. Tiens, c’est pour le voyage… »
Colette sentit une larme couler sur sa joue. Elle avait beau ne pas avoir beaucoup connu cette femme, elle ne l’oublierait pas.
« C’est gentil… »
Chloé sourit.
« Nous prendrons soin de ta grand-mère, promis. »
La jeune fille la remercia d’un signe de tête, émue, puis contourna sa voisine et partit.
« Bonne chance ! » entendit-elle dans son dos. Elle lui fit un signe de la main.

Elle marcha un bout de temps, avant de s’égarer dans des rues sales et nauséabondes. Elle se retourna pour faire demi-tour, mais se figea. Elle venait d’apercevoir des types à la mine patibulaire. Se doutant de quelque chose, elle fit comme si de rien n’était et dût s’aventurer dans les ruelles sombres en retenant sa respiration. L’odeur était insupportable. Elle se pressa pour trouver une issue. Mais elle entendit des pas derrière elle. Elle jeta un coup d’œil dans son dos. Elle vit les gars qui la suivaient avec la visible intention de l’attraper. Son instinct l’avertissait d’un danger. Elle accéléra le pas. Derrière elle, les types accélérèrent à leur tour.
Cette fois, il n’y avait plus de doute à avoir : c’était elle leur cible. Elle se mit alors à courir, sa natte décoiffée volant derrière elle. Eux aussi, maintenant, couraient.
On lui avait pourtant dit qu’il y avait beaucoup de voyous et de bandits depuis le grand bombardement qui avait frappé toute l’Angleterre ou presque. Elle aurait dû écouter Chloé et rester tranquillement chez eux en attendant que tout passe.
Mais il n’était plus temps de s’apitoyer sur son sort, elle devait trouver une cachette et vite !
Enfin, elle aperçut une sortie. Elle prit ce virage.
Mais elle s’arrêta brusquement face à un obstacle inattendu. Un cul-de-sac ! Elle s’était jetée dans la gueule du loup ! Elle pesta intérieurement. C’est alors qu’elle sentit une présence derrière elle. Elle se retourna donc… et aperçut les gars de tout à l’heure, qui la regardait d’un air mauvais.
Le plus grand d’entre eux, un gros balafré qui devait être le chef, s’avança.
« Et bah, ma jolie ! On essaie de nous échapper ? fit-il, d’un air ironique qui le rendait hideux et effrayant.
-Je… balbutia-t-elle, mais elle se tut.
-C’est bien, ma jolie, tu sais qu’il faut se taire en présence de plus grand que toi ! »sourit t-il méchamment.
Il s’avança encore. Morte de peur, Colette recula, et croisa le mur derrière elle.
A ce moment là, quelque chose percuta la tête du gros balafré. Celui-ci, surpris, regarda dans tous les sens, et se baissa pour ramasser quelque chose. Il se releva avec un caillou dans les mains.
-Ah ah ah ! Comme si un vulgaire caillou allait m’arrêter ! cracha t-il, d’un ton hargneux. »
Et il s’avança encore.
Un nouveau projectile le frappa au crâne et l’arrêta dans sa course. Il leva la tête avec colère à l’endroit d’où venait la pierre.
«Ca va pas se passer comme ça alors ! Vous là ! fit-il, en désignant deux grandes brutes, prenez la fille ! Moi je m’occupe du chenapan qui lance ces pierres ! »
A cet instant là, une silhouette se dessina en haut du mur et fit un bond prodigieux.
Il atterrit entre Colette et le gros type, qui parut impressionné. Mais il se reprit et toisa l’adolescent qui venait de s’interposer entre lui et sa proie.
« Bah alors chenapan, on veut protéger sa princesse ? lança t-il, ironique.
-Il ne faut pas se fier aux apparences ! » lui dit tout simplement le « chenapan » en question.
Et alors sans crier gare, il donna un coup de genoux dans les côtes du voyou.
Celui-ci se contorsionna de douleur. Le garçon se tourna alors vers Colette et lui dit :
« Allons-nous en ! »
Il lui prit la main et l’obligea à le suivre. La blondinette se laissa faire. Ils sortirent de la ruelle en courant sous les yeux des bandits qui mirent du temps à comprendre ce qui se passait.
Ils coururent aussi vite qu’ils le pouvaient et entendirent les cris et les insultes des voyous qui leur coururent après. Mais étant plus rapides, ils arrivèrent à les distancer.
Colette se dit alors qu’elle était en train de vivre les moments les plus dingues de sa vie.

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16 septembre 2008

Chapitre 05: Libération- par Ange de Cristal

5

« Mais c’est impossible ! »

Le cri avait fusé, tel quelque chose venant du cœur qu’il fallait absolument faire sortir. Génis, le jeune mage, c’était levé brusquement de sa chaise. L’incompréhension et la menace pouvaient se lire dans son regard.
«  Personne ne connaît un tel pouvoir, et je ne voie pas comment ma sœur et moi pouvons...
- Si, c’est possible Génis. »
La voix de Raine était glaciale, mais son ton avait tout ce qu’il y avait de plus sérieux.
«  Il existe des méthodes qui permettraient de voyager à travers les âges, mais nous n’avons pas, à cette époque, les technologies nécessaires… Seulement, elles viennent du futur… 1000 ans sont largement suffisants pour développer une telle technique… Mais… »

Elle fit une pause, et croisa le regard des deux jeunes filles. Ewina, impressionnée, baissa le sien, mais Ange ne réagit pas plus que ça, et se contenta de répondre.
«  Nous connaissons les risques… Si nous modifions quoique se soit ici, notre futur peut changer totalement… Nous avons déjà fait une belle gaffe en arrivant, mais pas irréparable ! Aussi, si vous refusez de nous aider, le mieux serait que vous oubliez tout cela, si nous ne voulons pas que tout se modifie…
- Dans un sens, c’est déjà trop tard. Votre arrivée a suffit à chambouler le court du temps… »
Le grand gars musclé venait de prendre pour la première fois la parole. Ensuite, il désigna Sheena, puis Ewina du regard.
«  Avec une telle révélation, comment voulez-vous qu’on oublie… Il aurait peut-être été mieux de réfléchir à tout ça avant de venir…
- Peut-être ! Répondit alors Ewina. Mais nous n’avions plus le choix… Et je vous rappelle quand même que nous sommes ici grâce à deux d’entres vous ! Pensez-vous qu’ils auraient acceptés si vous ne pouviez pas nous aider ? »
Bel argument Ewina ! Pensa Ange. En effet, les têtes étaient tournées vers elle, une drôle d’impression dans le regard, mais cela semblait dans un sens, les rassurer…
« Hum, vous avez peut-être raison, dit alors l’autre personne avec qui Raine parlait à leur arrivée. Mais quoiqu’il en soit, je pense que nous pouvons faire quelque chose pour vous… »

Son regard alla alors vers Lloyd. Depuis toujours, le groupe s’en était remis à ses décisions, sans aucuns regrets par la suite, alors pourquoi changer ça ?
« Moi… J’ai envie de les aider ! Régénérer le monde est une chose, mais savoir que ça n’a pas marché comme il le fallait me met mal à l’aise… J’ai l’impression d’avoir échoué du coup, alors, je veux corriger ça ! »
Colette, la jeune Elue, c’était elle aussi levée de sa chaise, et regardait les deux Elues avec bienveillance et compassion.
«  Lloyd, accepte ! Je sais que nous pouvons le faire, après tout, nous sommes tous ensembles non ?
- Tu as toujours le chic pour penser aux autres Colette… Bien, si c’est ce que tu veux… Qu’en pensez-vous vous autres ? »
Une levée d’acclamations positives se leva alors au niveau du groupe.
« Au fait, nous nous sommes même pas présentés…
- En réalité, nous connaissons déjà 5 d’entres vous… Précisa Ange. L’Elue Colette et ton nom, Lloyd, ont traversé les époques. Celui de Sheena aussi, et cela via Ewina. Génis et Raine existent toujours donc… (Elle regarda d’un air désolée les personnes restantes) Quand à vous, vous n’avez pas eu cette chance…
- Cela de fait rien, je me nomme Régal, Régal Bryant.
- Et moi, Préséa Combatir, annonça la jeune fille aux cheveux roses. C’était la première fois qu’elle parlait.
- Kratos Aurion pour ma part… (NDLR : Voir explications à la fin du chapitre pour comprendre pourquoi cuilà il est là au lieu d’être sur Derris ! XD) Et lui…
- Comment ça mon nom n’a pas traversé les siècles ? Ne me dites quand même pas que vous avez oublié le Grand et Beau Zélos Wilder, Elu de Tesséha’lla !
- C’est pas si étonnant si on réfléchis bien… Comment l’histoire pourrait-elle retenir le nom d’un tel type… Marmonna Génis dans son coin, mais assez fort pour être entendu.
- Répète ça le mioche ? Remarque, tu dois pas être mieux à leur époque, je te voie bien tout plein de rides !
- Quoi ? Attend un peu ! »

Cela aurait pu durer encore un petit moment, si quelqu’un n’était pas arrivé en trombe, alertant tout le monde dans le gigantesque hôtel. Dans la salle, personne ne pouvait entendre précisément de quoi il s’agissait, mais les cris lancés par les clients étaient proches de l’étonnement, l’inquiétude, et la colère !
« Qu’est ce qui se passe ? Demanda Ewina.
- Bonne question… Et vous deux, arrêtez de vous chamailler ! Hurla Sheena à l’attention de Génis et Zélos qui n’avaient pas l’air d’avoir tilté qu’il se passait quelque chose à l’extérieur.
- J’espère que ce n’est pas à cause de nous… S’inquiéta Ange. »
Le groupe décida alors de sortir pour vérifier. Lorsqu’ils ouvrirent la porte, le premier mot qu’ils entendirent clairement fut…
«  PONTIFE ! »
Tous se regardèrent étonnés, qu’est ce qu’il avait celui-là ? Il en avait marre de sa cellule ou quoi ? Ange et Ewina, en revanche, semblaient plutôt perplexes…
«  LE PONTIFE A ETE LIBERE ! »

Cette fois-ci, un cri d’indignation s’éleva du groupe. Comment un être comme lui, qui leur avait tant de fois mit des bâtons dans les roues, qui avait empoisonné le Roi de Meltokio afin de s’emparer de la ville, qui avait manigancé des choses horribles contre les demi elfes, pouvait de nouveau être libre ?
« Holà l’ami ! Demanda Zélos à un homme qui faisait passer la nouvelle. On peut savoir les raisons de tout cela ?
- Oh, Elu… En fait, nous n’en savons trop rien… Mais il semble que le roi l’a de nouveau dans ces bonnes grâces… »
Ange et Ewina, elles, ne se souvenaient de rien dans l’histoire faisant référence à cela… En un regard, tout fut clair : cela devait être une distorsion du temps dûe à leur venue…
Elles s’éclipsèrent dans un coin, mais le dénommé Régal les interpella.
- Même si nous savions, nous ne dirions rien… Dévoiler le futur est bien la première chose qui peut tout faire chambouler… Se risqua Ange.
- Donc, vous ne savez pas ? Demanda alors la jeune fille aux cheveux roses, Préséa.
- Rien du tout ! Renchérit Ewina. Il n’a jamais été question de ça dans notre histoire…
- Ce qui voudrait dire que c’est de votre faute ? Dit Kratos.
- Il semblerai que oui… Avoua Ange. »
Quitte à ne pas aggraver la situation, autant dire la vérité… Leur venue ici avait provoqué quelque chose dans le cours du temps, mais impossible de savoir pourquoi… A part le Léviathan, et encore, elles n’avaient rien fait pouvant engendrer une telle action…

«  Avons-nous raison de leur faire confiance et de nous embarquer là-dedans ? Chuchota Génis aux autres. Après tout ce qu’a fait le Pontife… Les Demi Elfes vont de nouveau être pris pour cible !
- Calme toi Génis, tenta de le rassurer Colette. Rien ne c’est encore vraiment passé… Nous pouvons peut-être remettre les choses dans l’ordre…
- Ce serait plus simple sans ces deux là alors ! S’entêta le jeune mage. »
Vu qu’il l’avait dit plus fort que le reste, cette remarque était parvenue aux oreilles des deux concernées. Ange passa au dessus, car il avait raison, mais Ewina n’apprécia pas du tout…
« Alors c’est comme ça hein ? Il se passe quelque chose, et c’est de notre faute ! Tout nous retombe sur le dos ! Si ça se trouve, c’est peut-être écrit dans notre histoire, mais croyez-vous que l’on connaisse tout par cœur ? Ca ne nous dit rien, certes, mais peut-être avons-nous oublié…
- Ewina, calme toi !
- Non Ange, je me calmerai pas ! A notre époque, ce gosse accepte de nous aider, et là, c’est le premier qui nous jette la pierre ! Bon sang, heureusement que l’on s’assagit avec l’âge !
- Non mais, tu te prends pour qui toi ? Contre-attaqua Génis. On vous connaît même pas, rien ne nous prouve que nous pouvons vraiment vous croire ! Vous surgissez de comme ça et…
- Ooooh, bah puisqu’on dérange… »

Sur ces mots, Ewina utilisa une de ses techniques de Ninja pour se téléporter ailleurs. Ange n’avait pas eu le temps de calmer quoique ce soit, et déjà, elle le regrettait… Génis n’était pas le seul à avoir des doutes… Elle sentait peser sur elle les regards des autres, hormis Raine et Colette peut-être, qui semblaient plus apte à l’écouter. Mais elle n’eu pas le temps de s’expliquer d’avantage, car quelqu’un hurlait dehors que la ville balnéaire était en situation critique. En effet, les chevaliers pontificaux étaient en train de mettre la ville en blocus, et apparemment, elle n’était pas la seule ville concernée… Les Effets négatifs commençaient à se faire sentir plus tôt que prévu…
Ange était vraiment mal à l’aise, et déjà, elle était en retrait pendant que tous les autres étaient partis, prêts à combattre. Tout était en partie de sa faute, mais elle ne savait pas comment réagir… Aider, ou se faire oublier ? En premier lieu, elle préféra observer ce qu’il se passait. En temps qu’Elue, elle avait elle aussi des pouvoirs d’ange, dont ses ailes. Elle ne les utilisait que très rarement, et à cette époque, elle devait être encore plus discrète… Heureusement pour elle, les vacanciers étaient plus occupés à fuir que de faire attention à elle.

Ange se précipita dans l’ascenseur afin d’atteindre le dernier étage. Une fois rendue, elle se faufila dans une des chambres restées ouvertes dans la panique, se dirigea vers le balcon, et regarda ce qu’il se passait. De là où elle était, elle pouvait voir le combat qui se livrait à l’entrée de la ville. Mais l’ennemi était en nombre bien plus important, et déjà, cela se gâtait pour les héros de la régénération…
Elle pouvait voir Raine soigner sans arrêt, Lloyd et Kratos frapper sans relâche, Génis utiliser des sorts plus puissants les un que les autres, accompagné par Colette et Zélos et leur pouvoir d’ange.
Même si l’avantage semblait être pour eux, cela ne dura pas longtemps, et déjà, les jets de magie bénéfiques et mortels diminuaient, alors que l’armée ennemie grandissait.
Le Pontife devait savoir que ses principaux ennemis se trouvaient à Altamira, car toutes ses forces étaient déployées ici même.
La jeune fille hésitait toujours, mais le fait de voir les seules personnes en qui elle pouvait avoir confiance pour l’aider fléchir, et cela par une distorsion temporelle sûrement due à sa venue, la culpabilité prit le dessus, tout comme le désir de se rattraper.
Elle joignit ses mains à son cœur, des plumes commencèrent à voler autour d’elle, puis de magnifiques ailes bleues, rappelant fortement celles de Kratos, sortirent de son dos.
Cela fait, la jeune fille s’envola discrètement au dessus du champ de bataille pour trouver une ouverture lui permettant d’agir. En dessous d’elle, Régal et Préséa était à bout de force, et Sheena préparait une invocation…
Hum, c’était une idée, mais est-ce que ça ne risquait pas de faire comme le Léviathan ?
Mais Ange n’avait pas vraiment le choix… Lancer une attaque magique, au vue de la situation, risquait fortement de blesser des innocents, alors qu’un esprit originel était bien plus précis. La jeune fille décida de tenter le coup.
Elle perdit un peu de hauteur, et dès qu’elle fut assez bas, fit disparaître ses ailes et tomba en plein milieu de la bataille.
Sa venue en déstabilisa plus d’un, ce qui lui permit de prendre l’initiative.
Elle se plaça à côté de Sheena et joignit sa magie à la sienne. La jeune Ninja comprit en un regard ce qu’elle devait faire, même si elle était un peu réticente envers Ange. Ce n’était pas le moment de refuser un peu d’aide.
Deux intonations s’élevèrent alors, pendant que deux cercles d’invocation apparurent aux pieds des deux invocatrices. De couleur orangée, ils laissaient prévoir l’apparition de l’esprit du feu, Efreet. Les soldats, pas fou, sentaient bien ce qui allait leur arriver, et commencèrent à détaler comme des lapins, mais trop tard.
Et quelle ne fut pas la surprise générale lorsque ce ne fut pas un seul esprit qui apparut, mais bien deux. En plus du gardien du sceau du feu se joignait un gigantesque dragon ailé blanc, en forme de serpent, orné de rubis rouges et d’une crinière de feu.
Le fait de joindre sa magie invocatrice à celle de Sheena avait permit à Ange d’appeler Tiamat, son esprit originel de feu, sans trop de soucis.
Cette fois-ci, le dragon obéit parfaitement aux ordres, et les deux esprits commencèrent leur petite grillade sur l’armée pontificale…
Ce qui n’empêchait pas que tout ceux ayant eu le courage de se battre étaient pour la plupart à terre.


chap5

Mais Ange ne comptait s’arrêter en si bon chemin… Elle rappela son dragon pour le faire disparaître, puis entama un nouveau sort.
Non pas pour finir les derniers chevaliers indemnes qui fuyaient à toutes jambes, mais bien soigner tout ceux qui étaient blessés.
C’était un sort plus puissant que le dénommé « Revitalisation », car il avait été amélioré par le temps. Mais le nom était le même.
Le cercle bénéfique s’étendit alors partout ou il était désiré, soignant ainsi la majeur partie des blessés (Non, pas les soldats laissés sur place, vous me prenez pour qui ? XD).
Suite à cela, Ange se retrouva face à Génis, puis au reste du groupe.
«  Euh, je suis désolé d’avoir parlé comme cela tout à l’heure… Merci de nous avoir aidé…
- Ce n’est rien… Tu n’avais pas vraiment tort, c’est quand même de notre faute… Mais je suis prête à vous aider ! »


Coin Blabla :

Lecteur : Oh, un chapitre long…

Ange : Ouai, j’au dû le modifier en route, et jme suis retrouvé avec plein de choses à mettre dedans ! XD

Lecteur : Et pour Kratos alors ?

Ange : Ah bah lui, on va dire qu’il n’est jamais parti à la fin du jeu ! XD Je voulais que tous les persos soient dans la fic, donc ça aurait été compliqué sinon ! ^^ ‘

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Posté par _martel_ à 15:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chapitre 06: La louve bleue- par Ange de Cristal

6

Le reste de la journée c’était passé sans trop d’encombres… Le groupe de Lloyd avait décidé qu’ils iraient à Meltokio le lendemain pour tirer les choses au clair. Ange était quand même restée en retrait. Même si les autres commençaient à mieux la considérer après ce qu’il c’était passé. Génis avait même promis de retrouver Ewina pour lui faire des excuses. Mais ça en restait là. La jeune fille ne parlait pas à grand monde, de peur de changer autre chose dans le court de l’histoire…
L’invocation de Tiamat était déjà une nouvelle règle enfreinte…

Le soir était tombé sur la ville Balnéaire. Les gens avaient déserté la plage pour se rendre du côté du casino ou du théâtre, où les spectacles y étaient réguliers. Curieuse de voir ce que cela donnait 1000 ans plus tôt, Ange c’était laissée prendre au jeu. Le thème du soir n’était autre que moqueries et rumeurs sur le personnage libéré quelques heures plus tôt. Mais cela ne faisait pas rire la jeune fille… Elle était trop inquiète pour son amie qui s’était fourrée elle ne savait où, et les histoires sur le Pontife ne faisaient que resurgir cette inquiétude de plus belle !
Elle décida donc de tenter du côté du casino. Pour atteindre celui-ci, il fallait traverser une sorte de pont, curieusement désert. Intriguée, alors qu’il y avait tant de monde avant, Ange s’y engagea avec prudence. Et la raison fut vite dévoilée. Ce que ces gens évitaient, c’était une bande de roublards, qui traînaient dans le coin. Ce genre de personnage ne lui faisait pas peur, les Désians étant comme eux à son époque… Elle s’avança donc d’un air décidé sous leurs regards moqueurs. Au départ, elle pensait ne pas y faire attention, et s’ils la cherchaient, bah, ils la trouveraient ! Mais des couinements plaintifs retinrent son attention. Deux d’entres eux étaient occupés à martyriser un chiot… Enfin, une sorte de chiot, pensa Ange, car celui-ci avait du poil de couleur bleu, et des pattes qui ressemblaient plus à celle d’un ours…
Cela ne la détourna pas pour autant de ce sinistre spectacle. La jeune fille détestait que l’on maltraite les animaux. Elle s’apprêta à leur montrer de ce dont elle était capable, mais deux silhouettes connues voulaient également se mêler de l’affaire.

« Mais ? Qu’est ce que vous faites ? Vous êtes fous de vous en prendre à une bête sans défense ?
- Ne t’en occupe pas Colette, ces types n’ont que de l’air à la place du cerveau ! Laissez ce chien vous autres ! Ou sinon…
- Sinon quoi ma jolie ? Tu te croies impressionnante peut-être ? A part tes formes généreuses, il n’y a pas grand-chose à tirer de toi… »
Sheena (car c’était elle), se renforgna. A chaque fois, c’étaient tout ce que ces types du genre trouvaient à lui dire. A la même manière qu’Ewina, elle prit ses cartes et invoqua un esprit. Ange, à l’écart, regardait la scène. On ne semblait plus se préoccuper d’elle, ce qui l’arrangeait. Elle pourrait intervenir sans soucis en cas de problèmes. Ce dont elle ne douta pas, car elle sentait que ces types n’étaient pas ce qu’ils semblaient être au premier abord.

Le combat commença. Sheena prit très vite l’avantage sur ces gros balourds avec son agilité. L’esprit du vent infligeait des dégâts conséquents, mais contre toute attente, les roublards ne semblaient pas ciller… Comme si quelqu’un les soignait à distance… En tout cas, il était discret le soigneur… Ange tentait de le repérer, mais elle ne voyait personne. Et tout prit une autre tournure. Colette c’était à son tour engagée dans la bataille, son amie commençant à fatiguer sérieusement, la bataille contre les chevaliers pontificaux ne leur ayant pas vraiment laissé le temps de se reposer. L’esprit faiblissait aussi, et un coup fatal le fit disparaître. Privées d’un moyen d’attaque supplémentaire, les filles étaient mal parties…
Le « chien », lui, était assit, et regardait la scène. Il était très calme, et il n’avait plus aucune trace de blessures. En regardant mieux, Ange vit qu’il ressemblait plutôt à un loup… Un loup avec du poil bleu sur le dos, une corne dorée sur la tête, une aile à chaque patte avant et une sorte de collier de cristaux de glace. Cela rappelait vaguement quelque chose à la jeune fille… Une image… Mais où ?
L’heure n’était pas vraiment à la réflexion. Sheena était épuisée, et Colette ne tiendra plus très longtemps. Et personne aux alentours pouvant leur prêter main forte. Ange n’aurait aucun mal à se défaire de cette bande, mais si ils étaient soignés à distance, cela pourrait être aussi dangereux pour elle… A moins de frapper fort du premier coup, ce qu’elle ne voulait pas vraiment faire, au vue des conséquences à subir ! Mais elle n’avait pas le choix, et ils ne faisaient pas attention à elle…
« Alors les minettes, on fait moins les fières hein ? Voilà ce qui arrive lorsque l’on s’en prend à nous… J’espère que vous êtes prête à subir les conséquences !
- Pfff, bande de lâches ! Vous avez besoin de vous mettre à dix contre deux filles ! Leur répliqua Sheena.
- Lâchez-moi ! Hurlait Colette dans son coin.
- Allons allons, on veux juste rigoler un peu…
- Ca suffit ! »

Une lumière aveuglante… Un cercle magique… Une fille s’avançant… Un cristal brillant… Un hurlement… Un bruit d’aile…
«  Sheena à raison, vous n’êtes même pas foutu de vous battre deux contre deux ! Avoir besoin d’être à plusieurs sur une personne plus faible… Si le mot lâcheté ne fait pas parti de votre vocabulaire alors… Je vais vous montrer ce que c’est, de se faire vaincre par plus fort que vous ! »
Son ton était calme, son regard effrayant, mais serein, ses cheveux volaient sous la puissance magique que dégageait le cercle, son cristal bleu illuminait son visage, sa main s’abaissa, et le nom du sort fusa…
«  JUGEMENT DIVIN ! »
Les rayons lumineux frappèrent avec précision et sans pitié. Des cris de peur et de surprise jaillirent des bouches.
Mais Ange n’entendait plus rien, et déjà, c’était noir…


chap6

Elle ouvrit les yeux. Comme lorsqu’elle faisait ce genre de sort, elle se retrouvait là, dans ce néant, seule, le temps que ça passe. Elle le faisait rarement, mais telle était la conséquence de son puissant pouvoir… Mais cette fois-là, elle n’était pas seule… Le hurlement du loup et le bruissement d’aile l’accompagnaient encore… Et bientôt, la bête apparu devant elle. Pas comme le petit louveteau maltraité, mais comme un esprit originel féroce. Bien plus grande, plus intimidante… Tel l’esprit originel de la glace, 1000 ans après. Céleste, la louve ailée, Héritière de Celsius, se tenait fasse à l’Elue de Tesséha’lla. Le froid se répandit alors très vite, et c’était le seul auquel Ange était sensible. Ce froid pénétrant entrait en elle, et paradoxalement, lui réchauffait le cœur. Dans son monde, ce n’est pas elle qui passe les pactes avec les esprits, mais se sont les esprits qui choisissent leur maître !
Du coup, ça avait été plus rapide ! Ange se réveilla quelques minutes plus tard, le pacte avec Céleste lui ayant rendu ses forces.
Au dessus d’elle, Colette et Sheena la regardaient avec inquiétude.
« Ca va, ne vous en faites pas ! Les rassura-t’elle.
- Qu’est ce que… C’était ? Demanda Sheena.
- Mon vrai pourvoir ! Expliqua Ange. Pour faire simple, j’ai un pouvoir extrêmement puissant, mais lorsque je l’utilise à fond, ça m’épuise pendant plusieurs jours… C’est comme une sorte de prix à payer…
- Mais… Pourquoi as-tu utilisé un sort aussi puissant juste pour une bande de roublards ? Ils n’en valaient pas la peine…
- Quelqu’un utilisait des sorts de soins puissants sur eux… Si j’y étais allé doucement, je n’en serais pas venue à bout…
- Mais euh… Risqua Colette… Tu ne me sembles pas aussi épuisée que tu ne le disais à l’instant !
- Ah ça ? C’est parce que... »
Mais la suite des explications fut interrompue, car la bande venait de se remettre sur pied. Le mystérieux guérisseur se tenant devant eux.

C’était un jeune garçon, tout habillé de bleu foncé, avec des cheveux mi-longs noirs aux reflets violacés. Ange se releva également, et remarqua que Céleste, sous sa forme de louveteau, se frottait à ses jambes. Mais elle ne s’en occupa pas, pour le moment.
«  Bravo, tu as réussi à venir à bout de mes disciples ! Tu as en effet une très grande puissance, comme je l’espérais ! Lui adressa alors l’inconnu.
- Qui es-tu ?
- Ce n’est pas encore le moment pour ce genre de question, vous le saurez au moment venu… »
Puis, il écarta ses bras, et il disparut, entraînant avec lui la bande.

 

 

Coin Blabla :

Lecteur : Jugement Divin… Ca va, tranquille le pouvoir !

Ange : Ouai ! XD Mais faut voir après… u_u ‘ (C’est pas si pratique que ça XD)

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Posté par _martel_ à 15:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Chapitre 07: Une nouvelle amie - par Ange de Cristal

7

Les trois filles étaient restées sur place, étonnée de cette soudaine apparition. Qui donc était ce type ? Ange avait pu ressentir une aura maléfique s’en dégageant, même si c’était très faible… Ou alors, dissimulé. L’étonnement se dissipant peu à peu, elles prirent conscience de la réalité, et du fait qu’elles étaient entourées d’une bande de curieux, qui devaient se demander d’où était venue la gigantesque lumière blanche de l’attaque d’Ange, ce qu’était la sorte de louve bleue qui se frottait aux jambes de celle-ci, et pourquoi Colette et Sheena était dans un état pitoyable. Gênées, et ne voulant pas subir de questions supplémentaires, les trois filles se réfugièrent dans un coin plus calme pas loin du casino.
«  Ces saloperies de types ! Vociféra Sheena. Voyez dans quel état ils nous ont mis !
- On devrait aller voir Raine, proposa Colette. Elle soignera nos blessures !
- Attendez… »
Au lieu de se risquer de nouveau à aller dans un endroit fréquenté dans leur état actuel, Ange se chargea de soigner les blessures des deux autres, et d’ordonner à la petite louve de les accompagner en restant dans les airs, histoire de se faire moins remarquer…
« Maintenant, nous pouvons y all…
- Ah bah vous étiez là ! On vous cherchait partout ! »

Lloyd et Zélos venaient de se pointer. Apparemment, ils les cherchaient (du moins, Colette et Sheena) depuis un petit moment. Ange se mit de nouveau à l’écart, pour ne pas déranger. Elle se sentait toujours un peu mal à l’aise, puis ce qu’ils voulaient aux filles ne devait pas regarder plus que ça.
«  Ont était…
- Allons allons Sheena, te cherches pas d’excuses, on sait très bien que t’étais partie draguer les me… Coupa Zélos, qui n’eu pas le temps de terminer sa phrase.
- Parles pour toi abruti ! C’est pas moi qui passe mon temps à draguer toute les nanas qui passent ! Alors garde tes réflexions pour toi tu veux !
- Oh, ça va, t’énerves pas…
- Si je m’énerve ! On viens de se faire attaquer par un type louche, et toi, tu trouves encore le moyen de…
- Un type louche ? Cette fois, ce fut Lloyd qui coupa la parole à la Ninja. Quel genre de type ?
- Le genre à Shee…
- Zélos, la ferme !
- Bah, vous lui avez foutu la raclée non ? Vous ‘avez pas l’air mal en point alors je voie où est…
- Si on s’en est sorti et si on n’a pas, enfin plus de blessures, c’est grâce à Ange, sinon, on était cuites !
- Ange ? »

La jeune fille en question était toujours à l’écart, en train de caresser sa louve, à tel point qu’elle c’était faite oublier 5 minutes. En entendant son nom, elle se tourna vers le petit groupe, l’air interrogateur, genre comme-si-j’avais-rien-entendu…
« Oui, merci Ange, reprit Colette, on te doit une fière chandelle !
- Ah euh… C’est rien, c’est rien…
- Bah, au moins, elle, elle sait foutre une râclée à un seul type… Même à deux, vous y arrivez pas, t’es tombée bien bas Sheena...
- Mais tu vas te taire bordel ! Déjà, le type est arrivé qu’à la fin, c’est pas lui qu’on a combattu, mais sa bande, qu’il soignait à distance. Pas moyen de les affaiblir, et sans l’intervention d’Ange, on serait sûrement plus de se monde Colette et moi ! » Hurla Sheena exaspérée dans les oreilles de Zélos.

Lloyd sembla enfin se réveiller lorsqu’il entendit que sa chère Colette avait failli y passer.
«  Bon sang Colette, la prochaine fois, je sais pas moi, essaie de m’appeler ou…
- Oooh comme c’est mignon… »

 

Ce fut, comme on dirait, la remarque de trop. Un gros *SBAF* retentit bien fort. Bruit très reconnaissable d’une baffe donnée à un certain Zélos par une Sheena remontée à bloc, si remontée qu’elle se dirigea vers la plage, rouge de colère. Lloyd et Colette, se retenant de rire, décidèrent de s’éclipser discrètement afin de se lâcher ailleurs, sans risque de vexer qui que se soit… Ange elle, victime de la scène, ne savait pas comment réagir. Coincée entre l’amusement et la gêne (Nan parce que c’est vrai quoi, il avait été bien énervant avec ses remarque par rapport aux évènements passés), elle ne savait pas si elle devait aller lui parler à lui, ou alors suivre Sheena et tenter de la calmer (Ewina descendait d’elle, donc elle connaissait ce genre de caractère, et comment réagir), ou alors si elle devait elle aussi partir dans son coin et de se mêler de son c… euh, ses affaires. Mais la pensée envers Ewina fut la plus forte, et se rendant compte que son amie lui manquait, elle décida d’aller plutôt vers son ancêtre, histoire de la retrouver un peu, enfin, façon de parler. Ou de voir.

Suivit de sa louve s’amusant à faire des acrobaties aériennes, elle laissa elle aussi un Zélos étonné clouté sur place et se dirigea vers la plage. Elle ne mit que peu de temps à y retrouver Sheena qui calmait ses nerfs en tentant, sans succès, de faire des ricochets avec les galets qui traînaient sur le sable, ce qui avait le don de l’énerver encore plus…
« Tu devrais les lancer moins fort et plus à plat si tu veux qu’ils rebondissent sur l’eau ! »
La Ninja fit volte face, et voyant qui était son interlocuteur, sembla se calmer un peu.
«  Ah, c’est toi… Bah, je m’attend même pas à y arriver, je veux juste me calmer… Ce mec me soûle de plus en plus…
- C’est ton petit ami ? »
LA question à pas poser, car Sheena failli s’étrangler. Elle balança le galet qu’elle avait en main le plus fort possible dans l’eau, et se laissa tomber sur le sable frais, l’air boudeur. Céleste se posa et alla se blottir contre elle, ce qui sembla la calmer un peu plus.
«  Non, ça l’était ! C’est à cause de se comportement d’ailleurs que ça n’a pas marché… Ce m’exaspérait au plus haut point, puis môsieur pouvait pas s’empêcher de continuer de draguer toutes les filles du coin, et jalouse comme j’étais, je pouvais plus le supporter… »
Ange se senti encore plus gênée… Elle ne savait pas si c’était bon ou pas que Sheena se confie à elle de la sorte, alors qu’elle se connaissaient à peine… Il y avait déjà eu tant d’histoires et de doutes que ça risquerait d’en rajouter…
«  Euh, je suis désolée pour ça mais, tu n’es pas obligée de…
- De te parler de ça ? Bah, dans un sens, ça me fait du bien… Tu voies, je peux pas en parler aux autres garçons du groupe, ils comprennent rien… A part peut-être Régal mais il est toujours occupé… Génis est trop jeune, Lloyd pense trop à Colette, et Kratos s’entraîne tout le temps… Quand aux filles, Raine trouve toujours le moyen de s’extasier sur une pierre ancienne en pleine conversation, Colette ne tilte que sur la moitié des choses et Préséa parle quasi jamais… Alors tu voies, ça me fait du bien de pouvoir enfin… »

Elle se stoppa net. Zut, elle c’était encore laissée emportée, si ça se trouve, Ange se fichait royalement de tout cela. Elle avait ses soucis de son côté, alors pourquoi l’ennuyer avec des histoires de couple débiles supplémentaires ? Mais la jeune Elue était compréhensive, et en même temps heureuse de pouvoir se rapprocher de quelqu’un, alors elle continua sur le ton de la conversation :
«  Je comprend… Ca doit pas être évident tous les jours… Puis entre nous, moi aussi il m’a soûlé avec ses remarques tout à l’heure…
- Ca, c’est tous les jours comme ça… En général, je réplique gentiment, mais les derniers évènements font que… Enfin bref. Tout ça pour dire qu’au final, je préfère l’avoir en ami que…
- Euh, je me mêle peut-être de ce que me regarde pas mais… Tu trouves pas que c’est un peu bête de plaquer une relation par jalousie ou autre ?
- Oui et non… J’ai eu ma chance, et ça c’est mal passé. Tu sais, des fois, même si on s’entend bien avec une personne, quitte à avoir une relation plus proche, on est pas forcément fait pour être ensembles… Rester juste ami est ce qu’il y a de mieux, et je crois que c’est mon cas… (NDLR : là je parle de mon expérience perso avec un de mes potes ! XD Un ti clin d’œil quoi ! :p )
- Si tu le dis… »

Les deux jeunes filles restèrent une bonne partie de la soirée à discuter ainsi, de tout et de rien, avant de se rendre compte qu’il serait peut-être l’heure d’aller dormir pour les quatre heures et demies restantes si elles voulaient pas être trop crevée le matin pour aller vers la capitale…


chap7


Coin Blabla :

Lecteur : Tu modifierais pas les relations entres les persos comme ça t’arrange par hasard ?

Ange : Bah ouai, comme tous les auteurs ! XD

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Posté par _martel_ à 15:32 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


24 septembre 2008

Chapitre 02: De péripéties en péripéties- par Alienor

Il s’agissait d’un garçon assez jeune, quoique un peu plus âgé qu’elle, plutôt grand, les cheveux châtains en bataille, il arborait un regard déterminé mais soucieux. Colette le détaillait de la tête au pied, ne sachant comment engager la conversation avec lui. Il portait des vêtements que beaucoup d’enfants avaient à la campagne, et il était sale (du moins c’était ce qu’elle voyait, mais de toute façon il n’était sûrement pas le seul). Après avoir été sûrs d’avoir semé leurs poursuivants, ils s’étaient arrêtés pour se reposer un peu et avaient continué leur chemin en marchant, sans rien dire. Enfin, ils s’étaient arrêtés devant une bouche d’égout. « C’est inconfortable mais on y sera en sûreté pour la nuit ! » avait seulement dit le jeune homme, « Et puis c’est suffisamment grand pour que deux personnes s’y faufilent. »
Elle lui avait obéi et était entré dans un couloir où l’eau usé coulait tout droit. Il l’avait suivi peu après.
La jeune fille se tenait maintenant dans un coin et dévisageait le garçon d’un air perplexe. Il était en train de murmurer dans son coin et lui tournait le dos. C’est alors qu’elle sentit son estomac grogner. Avec tout ce qu’elle avait vécu, Colette avait complètement oublié qu’elle mourait de faim. Elle prit donc son petit sac qu’elle avait gardé sur elle pour l’avoir à l’œil et fourra la main à l’intérieur. Elle en ressortit une pomme et croqua le fruit dont le jus s’étalait sur sa bouche. Quand elle eut fini de manger, elle jeta la pomme et mit de nouveau sa main dans le sac pour chercher de quoi s’essuyer. Mais elle sentit quelque chose de dur et de froid sous sa paume. Elle s’en empara et la sortit.
C’était la petite montre en bronze que sa grand-mère lui avait donné. En repensant à elle, Colette se retint pour ne pas pleurer. De toute façon, elle ne pouvait pas revenir en arrière, au moment où la guerre n’avait pas encore eu lieu…

Elle ouvrit le boîtier, et vit le dessin représentant les moments de la journée et l’heure qu’il était. L’aiguille indiquait qu’on était encore le soir, mais elle avait avancé. Il était à peu près vingt et une heures. Elle regarda longuement l’objet quand une voix retentit derrière elle :
« Qu’est-ce que c’est ? »
Elle rentra précipitamment la montre dans le sac et se retourna vers le garçon qui avait arrêté sa méditation pour se rapprocher d’elle.
« Ce…ce n’est rien ! Seulement un bibelot sans importance… »
Le jeune homme fit la moue, puis changea de sujet :
« Tu l’as échappé belle, tout à l’heure ! Si je n’avais pas été dans le coin, tu y aurais passé… »
Puis il reprit :
« Je ne me suis pas présenté tout à l’heure dans la précipitation… Je m’appelle Lloyd !
-M…moi c’est Colette… souffla t-elle.
-C’est vraiment dommage qu’on se rencontre de cette manière là dis donc… Qu’est-ce que tu faisais dans les vieilles rues de Londres ? demanda t-il.
-Je m’étais égarée… répondit-elle, un peu honteuse.
-Eh bah… Tu dois faire partie de ces gens qui ne sortent de chez eux à aucun prix sauf pour aller chercher à boire ou à manger… »
Elle rougit et baissa la tête.
« Je ne te réprimande pas ! Je t’ai aperçu ce matin très tôt lorsque tu es allée chercher de l’eau. Je t’ai suivi à l’aller-retour. Quand tu es rentrée je me suis dit qu’il n’y avait plus rien à faire là. Alors je suis parti. »

La jeune fille resta silencieuse, puis soudain il lança :
« J’ai faim ! Je vois que tu as à manger. »
Sans rien dire, l’adolescente sortit un petit pain et le lui tendit. Il le prit et l’ingurgita aussitôt. Il ne devait pas avoir mangé depuis un bon moment lui non plus, pensa t-elle. Après avoir tout avalé et digéré, il lui dit :
« Bon, il faut dormir maintenant, il est tard et je suis fatiguée ! Demain va être une dure journée ! »
Elle ne lui posa aucune question sur ce qu’il voulait dire par « dure journée ». Elle, ce qu’elle voulait, c’était partir vers la ville la plus proche. Mais elle était épuisée et risquait de s’endormir d’une minute à l’autre. Elle s’allongea donc sur le sol dur. C’était inconfortable certes, mais même une planche à clous ne l’empêcherait pas de somnoler. Elle ferma les yeux et s’endormit, son sac précieusement serré contre elle.
De son côté, malgré ce qu’il avait dit, Lloyd ne pouvait pas dormir. Il resta donc éveillé jusqu’à ce que le sommeil le prenne tard dans la nuit…

Une main secoua Colette alors qu’elle était encore endormie. Elle se leva en se frottant les yeux et se demanda où elle se trouvait. Puis les évènements de la veille lui revinrent en mémoire et elle déglutit péniblement. Face à elle se trouvait un jeune homme qu’elle mit du temps à reconnaître, et se rappela que c’était celui qui l’avait aidé à se sortir du pétrin dans lequel elle s’était fourrée.
« C’est bon ? Tu es réveillée ? On doit partir !
-Où ça ? demanda t-elle, d’une voix encore un peu ensommeillée.
-On quitte Londres ! Je dois partir à Bristol ! Je suppose que tu n’as nulle part où aller, donc, suis–moi ! »
Le nom de la ville eut l’effet d’un déclic dans la tête de Colette.
« Bristol… C’est là-bas que je vais moi aussi !
-A la bonne heure ! lança t-il, on n’aura qu’à faire le chemin à deux ! »
L’adolescente n’avait pas envisagé cette perspective.
« Euh… d’accord… fit-elle, qui ne savait si elle devait être inquiète où rassurée d’être accompagnée.
-Ne t’inquiètes pas, lui dit Lloyd, qui avait deviné ses pensées, il vaut mieux être plusieurs que seul sur la route d’une ville à une autre, sinon, on risque de se faire prendre par les gars du coin ! C’est un peu ce qui s’est passé hier, avec les types. Ils ont vu que tu étais seule donc il fallait en profiter. Face à plusieurs personnes ils n’oseront jamais s’attaquer. Il n’y a donc rien à craindre ! »
Ces paroles réchauffèrent quelque peu la jeune fille qui se trouva plus détendue. Puis elle prit son sac et se leva.
« Allons-y alors ! » dit-elle.
Lloyd sourit et emprunta le long couloir qui traversait les égouts.
« Pourquoi empruntons-nous ce chemin là ?
-Ben à ton avis ? jeta t-il, On n’allait pas retourner dans les vieilles rues ! Imagine qu’on croise les types d’hier ! C’est sûr cette fois on passera un sale quart d’heure et il n’y aura personne pour nous sauver crois-moi ! Alors il n’y a pas d’autre alternative !
-Ah, oui c’est vrai, excuse moi il y a des fois je suis un peu bête ! » fit elle d’un air contrit.
Le garçon haussa les épaules et se retourna pour continuer à marcher. Elle le suivit.

Ils marchèrent un bon moment, et pendant ce temps-là, Colette s’embrouillait dans ses pensées. Qu’avait-elle pu bien faire pour se retrouver là ? Pourquoi s’était-elle fourrée dans un tel guêpier ? Dans une autre vie elle aurait bien pu maudire sa grand-mère qui était l’auteur de la cause de pourquoi elle était ici, mais elle ne le fit pas, par respect pour cette dernière.
De nouveau, elle détailla le jeune homme. La seule chose qu’elle n’avait pas eu le temps de voir était son visage. Il avait des yeux marron foncés qui le rendaient plutôt beau, son visage était ovale et respirait la liberté. Il devait avoir un rôle dans la sécurité du pays, songea t-elle. Cela la rendit encore plus détendue. Elle était protégée par quelqu’un qui ne se laisserait pas facilement marcher sur les pieds. Elle se surprit à en éprouver de la fierté.
Mais en même temps, il y avait quelque de bizarre chez cet adolescent. Ses gestes, ses mouvements, son physique et sa façon de parler… Tout cela lui était familier.C’était comme si je le connaissais ! se dit-elle, étonnée. Pourtant elle ne se souvenait pas l’avoir rencontré dans son enfance. Alors qu’est-ce que cela voulait dire ?
« On est arrivés ! » lança Lloyd, à la cantonade, mettant fin à ses pensées toutes aussi farfelues les unes que les autres.
Ils étaient arrivés auprès d’une échelle qui montait vers la terre ferme.
« C’est ici tu crois ? demanda la jeune fille surprise.
-Que crois-tu donc ? Je connais la ville comme ma poche ! Qu’est-ce qui se passerait si j’avais un mauvais sens de l’orientation et que l’on se perdait ? »
« Un vagabond » pensa Colette. Elle repoussa cette idée, elle n’était pas une personne de mauvaise foi tout de même !
« Je sais que ce n’est pas très respectueux de ma part mais je vais monter en premier ! Juste pour voir si la voix est libre…
-D’accord… » acquiesça-t-elle.
Il prit donc la barre de l’échelle et commença à monter. Arrivé en haut, il retira la bouche d’égout et faufila la tête à l’extérieur.
« C’est bon ! On peut y aller ! » cria t-il, vers le bas.
Elle prit donc son courage à deux mains et empoigna la barre. Elle commença à grimper vers la sortie.

Les premiers vents froids du mois d’octobre l’accueillirent en pleine figure. Cet air frais lui fit du bien. Durant sa promenade dans les égouts, elle avait dû supporter l’odeur des ordures et des eaux sales. Elle se remplit les poumons d’air pur et sortit. Lloyd ferma la bouche d’égout.
« Maintenant, en route ! »dit il.
Ils se trouvaient dans une rue plus propre que celle qu’ils avaient quittée la veille. Il n’y avait personne, bien entendu. Ils marchèrent côte à côte pendant un moment et arrivèrent finalement devant une sorte de tunnel qui empestait à dix mètres à la ronde!
« Oh non !!! » soupira Colette. Aujourd’hui n’était pas vraiment un jour très propre se dit-elle. Mais bon, elle n’avait pas trop le choix au fond…
« C’est une des seules sorties de la ville. déclara son compagnon, je préfère passer par là parce qu’on ne sait jamais. Il se peut que l’entrée de la cité soit bloquée ! Je n’en suis pas sûr mais déjà que peu de gens sortent de là… »
La jeune fille comprit qu’ils allaient devoir emprunter ce chemin. Elle poussa un nouveau soupir désespéré.
Lloyd s’effaça devant elle.
« Honneur aux dames ! » dit-il, pour rendre la situation plus joyeuse même si ce n’était pas vraiment le moment.
Cette tentative parvint à arracher un sourire à sa voisine, qui passa devant lui. Il redressa la tête avec fierté.
Les yeux de Colette, à force de voir du noir, commençaient à s’accoutumer à l’obscurité. Mais si ça continuait ainsi, elle finirait par croire qu’elle était devenue aveugle. Elle commençait à regretter l’atmosphère des égouts, qui était quand même plus supportable. Elle devait se pincer le nez pour éviter de sentir les effluves. Elle allait devenir comme les rats, à force d’avoir affaire à ce genre d’odeur !
Ils continuèrent d’avancer quand ils entendirent des pas qui semblaient venir dans leur direction. Lloyd fit un geste et la plaqua contre le mur. Les bruits de pas résonnèrent encore un moment, puis s’arrêtèrent. Il soupira d’aise, quand une voix se fit entendre :
« Lloyd, Lloyd Irving ! C’est toi ? »
Elle se répercutait en écho.
« Qui est là ? demanda l’adolescent.
-Un envoyé du patron ! Il m’ordonne de te conduire directement à lui !
-Entendu. » Lui répondit le garçon.
Il fit signe à Colette de le suivre et elle obéit. Après avoir marché à tâtons tant bien que mal, ils aperçurent enfin la lumière du jour au bout du tunnel. Elle respira l’air à grandes goulées lorsqu’ils sortirent, un peu essoufflés. La jeune fille, après s’être peu à peu accoutumée à la lumière, put discerner les traits de l’homme qui leur avait demandé de le suivre. C’était un grand brun d’une trentaine d’année, du moins c’était l’âge qu’elle lui donnait, parce que ses cheveux grisonnaient déjà. Ses petits yeux fatigués étaient gris foncés. Il ne semblait même pas la remarquer, son attention se reportait directement sur Lloyd.
« Où va-t-on ? » demanda t-elle.
L’homme l’ignora et son voisin lui fit signe de se taire. Un peu vexée, Colette ne dit plus rien.
« Quelle est la marche à suivre ? répéta t-il, car il semblait que l’homme avait reçu l’ordre de ne parler qu’à lui, qu’il soit accompagné ou non.
-La base n’est pas loin d’ici, et le maître désire te voir pour te faire part de quelque chose avant que tu ne partes pour la prochaine ville.
-Bien, alors qu’attends-tu pour m’amener jusqu’à lui ? »
Pour toute réponse, son interlocuteur tourna les talons, signe qu’il fallait le suivre.
Ils marchèrent de nouveau un bout de chemin. Colette, elle, commençait à en avoir assez de toujours marcher. Ses jambes lui faisaient mal et elle avait des ampoules aux pieds. Mais elle ne s’en plaint pas, alors que n’importe quelle autre fille de son âge aurait supplié pour pouvoir s’arrêter, peut-être même crié.

Ils arrivèrent à une rangée de maisons qui semblaient tout à fait normale pour les gens naïfs. Mais en regardant bien, Colette remarqua que quelque chose dans ces habitations clochait. Elle attendit d’en savoir plus.
En ouvrant la porte d’une des maisons à l’aide d’une clé, leur guide contempla pour la première fois la jeune fille d’un œil soupçonneux. Lloyd perçut ce regard.
« Ne t’en fais pas, elle n’est pas dangereuse, j’en suis sûre ! »
L’homme sembla se détendre et détourna son regard vers la porte. Mais il restait tout de même sur ses gardes, prêt à réagir si elle faisait le moindre faux-pas. L’adolescente, quant à elle, restait silencieuse.
Enfin la porte s’ouvrit et leur guide leur fit signe d’entrer. Lloyd fit ce qu’il lui demandait et Colette le suivit.
Ils entrèrent dans un grand hall, et le jeune homme et son camarade, qui semblaient bien connaître les lieux, se dirigèrent vers les escaliers. Se sentant de trop dans ce genre d’environnement, Colette les suivit en restant un peu en retrait. Le garçon et l’homme échangèrent quelques mots, puis quand il furent arrivés en haut, ils continuèrent tout droit. Jusque là tout avait l’air normal. Ce fut quand ils arrivèrent à un nouvel escalier qui descendait cette fois à la cave qu’elle commença à trouver cet endroit vraiment bizarre. Normalement, d’après elle, les escaliers menant aux réserves de nourriture étaient en bas !
Pourtant elle les suivit sans discuter, attendant d’en apprendre encore plus.

Quant ils arrivèrent à une porte un peu plus bas, l’homme voulut lui interdire d’entrer, mais Lloyd le raisonna :
« Si elle était la complice d’une quelconque personne désireuse de connaître notre cachette, il y aurait un bon moment qu’elle se serait enfuie pour rapporter l’information ! »
Il la laissa donc entrer, mais il continuait de la lorgner d’un œil de plus en plus méfiant. Elle préféra se tenir à carreaux pour ne pas l’alerter davantage.
La porte se referma derrière eux et leur guide les conduisit pièce par pièce. Des pièces où se trouvaient beaucoup de gens, hommes et femmes de toutes les origines semblait-il. Enfin, ils arrivèrent dans un bureau.
La porte se referma sur l’homme et Colette vit une autre personne qui se trouvait derrière le bureau. C’était un autre homme plus mince que celui qui les avait accompagnés mais qui semblait avoir un sacré pouvoir sur toutes les personnes qu’ils avaient vues.
« Alors, mon cher Lloyd, tout s’est très bien passé?
-Oui, très bien, » répondit le jeune homme, qui semblait avoir du respect pour cette personne.
L’homme jeta un bref coup d’œil sur la jeune fille.
« Qui est-ce ? demanda t-il.
-Une londonienne…Elle était en mauvaise posture… Fallait bien que je lui vienne en aide !lui répondit son jeune subordonné.
-C’est bien… On voit que tu as toujours une grande pitié pour les gens… Mais tu sais quelquefois ce qu’il en coûte de leur venir en aide… » lui reprocha son patron.
Le jeune homme baissa la tête, comme un gamin pris en faute. Il devait se rappeler de mauvais souvenirs, devina Colette. Cet homme qui devait être le chef s’adressa soudain à elle :
« Quant à vous jeune fille, vous avez peut-être atterri soi-disant par hasard chez nous, je vous conseille de vous faire toute petite et de vous soustraire à nos activités. Je vous en remercierai volontiers. »
Elle sentit une bouffée de colère monter en elle. Pour qui la prenait-il ? Pour une espionne sûrement. Elle y ressemblait tant que ça ?
Elle jeta un coup d’œil à Lloyd. Il ne disait rien. Cet homme devait les diriger d’une poigne de fer pour qu’il soit aussi soumis. Et dire qu’à l’extérieur il avait l’air tellement libre !
Lloyd se racla la gorge :
« Vous désirez me voir au fait chef ?
-Ah… oui ! C’est vrai ! Etant donné que tu es l’un de mes subordonnés les plus doués en travaux manuels et donc en technologie, je voudrais que tu vérifies quelque chose pour moi.
-Qu’est-ce que c’est ?
-Il faut que tu voies pour comprendre. »

Il lui fit signe de le suivre. L’adolescent lui emboîta le pas. Colette se demanda si elle devait les suivre ou non, puis, poussée par la curiosité, elle ne résista pas plus longtemps.
Mais alors qu’ils entraient dans une vaste salle, un garde lui bloqua le passage. Elle ne put donc pas aller plus loin.
Le grand homme, aux cheveux longs attachés en queue de cheval, ne lui prêta pas plus d’attention qu’à un insecte. Lloyd, lui, semblait occupé à détailler quelque chose.
De là où elle était, Colette entraperçut une sorte de machine qui semblait être tout droit sorti d’un film de sciences fictions (Oui bien sûr je ne sais pas si les films de sciences fictions existaient déjà à cette époque là, mais je n’avais rien d’autre à mettre !^^’’’) !
Une sorte d’ordinateur énorme qui semblait venir d’un futur proche ! Cette pensée l’excita.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Lloyd
-Justement, on n’en a aucune idée ! Un de nos membres a retrouvé ça par hasard alors qu’il était de garde cette nuit. Nous nous sommes dit que tu pourrais nous dire ce que ça pourrait bien être… Mais si tu n’en as aucune idée toi non plus…
C’est alors que la terre se mit à trembler. Colette trébucha et Lloyd et son chef détournèrent leur attention de la machine.
« Qu’est-ce que… » commença l’homme, mais un nouveau tremblement le fit taire.
Lloyd aida Colette à se relever et le garde sortit pour voir ce qu’il se passait.
« Lloyd, reste ici ! ordonna son supérieur. Je vais voir ce qui se passe ! Je reviens tout de suite.
Aussitôt il sortit.
Restés seuls, Lloyd étudia rapidement la machine tandis que Colette le regardait faire, effrayé.
Mais le tremblement de terre, car ça devait en être un, s’arrêta brusquement.
« Qu’est-ce qui se passe ? questionna Lloyd, étonné
-Je… je ne sais pas… » fit Colette, désemparée.
Il s’avança au milieu d’un grand cercle pour jeter un coup d’œil quand soudain la terre recommença à trembler. Le sol se fissura et il en sortit un trait de lumière éblouissant. Le jeune homme tomba.
« Lloyd ! » hurla Colette.
Elle courut vers lui mais elle trébucha et tomba. Un grand cercle lumineux se dessina autour d’eux et ils n’eurent pas le temps de crier au secours. Ils sentirent leur corps partir en fumée, comme s’ils étaient en train de se désintégrer! Puis la lumière disparut subitement et les fissures se refermèrent…

Le chef arriva en trombe dans la pièce et réussit à articuler quelques mots :
« Qu’est-ce… »
Mais il se tut. Dans la pièce, il n’y avait plus personne…

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25 septembre 2008

Sheena - par Yuen

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Raine - par Yuen

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Douceur - par Yuen

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Zélos et Sheena - par Yuen

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