15 septembre 2008

Chapitre 07: Triste fin- par Coco13

L'aube s'était levée sur le campement de la joyeuse troupe, Raine qui était comme d'habitude la première levée s'était donnée un malin plaisir à réveiller le gros dormeur de ce groupe d'une manière pas très gentille. Elle avait grand ouvert l'ouverture de sa tente laissant passé ainsi le soleil du matin et elle avait crié dans l'oreille de ce dernier. Celui-ci s'était réveillé en un sursaut imminent ne savant ce qui se passait. Une fois que tout ce petit monde fut habillé et nourri, ils reprirent la route vers Heimdall. Leurs idées un peu plus claires et objectives que la journée précédente. Encore un long chemin les attendait avant le jugement final. Ils se doutaient qu'une nouvelle aventure allait leur être confiée.

La jeune Préséa était enfin parvenue un fin fond du temple des ténèbres pour trouver la paix qu'elle recherchait tant. Ces armes maudites ne la laisseraient jamais tranquille? Elle en avait vraiment assez mais quand elle réussit à venir au cœur du temple, chargée de toutes ces satanées armes, elle aperçut une personne qu'elle ne s'attendait pas à revoir un jour. En effet il s'agissait de l'abominable Nébilim sous sa vraie forme. Celui-ci semblait l'attendre, il lui fit signe de laisser les armes au sol en montrant que son intention était différente de celle qu'elle connaissait si bien.

-Préséa, je t'attendais. Ne te soucis pas de ma présence. Pour une raison qui m'est inconnu mes armes t'ont choisi pour rétablir l'équilibre d'un monde sur le point de disparaître. Il est communément appelé Ignorias si te ne m'obéis pas ton corps restera ainsi et tu seras à jamais harcelée par les armes maudites, expliqua-t-il. Préséa n'en revenait pas, l'ennemi lui proposait de rattraper le temps qui lui avait été volé. Pourquoi un être maléfique et réputé pour être impitoyable lui donnerait une seconde chance? Elle se ressaisit puis elle parvint à une conclusion : Cette opportunité ne se reproduira pas avant un certain temps et elle était prête désormais à accepter toutes les conditions demandées.
- Vous y gagnerez quoi? Les personnes comme vous ne servent que leurs propres intérêts vous n'êtes pas une exception, répondit-elle sèchement en déposant au sol ce qu'il réclamait.
-Ma chère petite tu as tellement de choses à apprendre ! Il me semble qu’une mise au point s’impose, pff ! Déclara-t-il en s’approchant dangereusement de la gamine surprise de stupeur voyant comment il lui parlait. Comme s’il la connaissait depuis plus longtemps que n’importe qui d’autre. Mais qu’est-ce qu’il cachait? Elle aurait bien voulu le savoir!

Non loin de là, sur le même continent un homme mystérieux déambulait dans les dizaines de rues que possédait Méltokio. Ces rues étaient pleines à craquer de bourgeois et bourgeoises pressés de régler leurs petites affaires sans rien demander à personne. Le monde autour de lui l’ignorait ce qui le choqua, comment cela pouvait être possible! Enfin quoi, il était quand même revenu à la vie et personne ne le voyait, ne s’occupait de lui. Il ne disait rien mais il en avait plus que marre de passer inaperçu, son ancienne vie était tout le contraire de se qu’il vivait à présent. Impatient, il leva son petit doigt dans le but d’inciter la foule à le regarder, mais rien ne se produisit quand soudain une des paroles de son soi disant guide lui revint. «Tu es un fantôme pourquoi crois tu qu’ils t’on laissés tranquille? » C’était ce quelle avait dit à quelques détailles près pour être exacte.
-Alors c’était donc ça! Ma sœur est passée juste à côté de moi ce soir ci et pourtant elle ne m’a pas remarquée! Je… Je me souviens maintenant, mais… Pourquoi Sheena me voit? C’est étrange… Songeait il croyant que personne ne pouvait l’entendre mais une forme sortie de l’obscurité que produisait l’ombre d’une grande bâtisse et elle lui répondit.
-L’élue de Nebilim voit son choisi c’est tout à fait normal. Ca se voit que vous ne savez pas les règles du jeu. Donc je reprends, aucune forme de vie humaine ou elfique ne peut vous apercevoir.

 

Elle s’était exprimée en faisant des grands gestes de désespoir face au manque d’intelligence de Zélos.
-A ouais ? Alors pourquoi Lloyd et les autres m’ont vus? S’hasarda à dire Zélos.
-Pfff vous n’êtes vraiment pas futé, je me demande ce qu’elle a aimé en vous… Heu… Je veux dire, vous n’avez pas remarqué que leur comportement était plus ou moins étrange? Devant aucune réponse elle continua son récit. Tous ça n’était qu’une mise en scène pour que l’élue sacré soi convaincu de votre retour, ils ont exactement dit ce que vous vouliez qu’ils disent. Assez bavardé, vous avez pris une décision sur le seigneur Nébilim? Allez vous abandonnez notre monde mettant ainsi le votre en péril? Demanda-t-elle.
-Non, bien sur que non! j’y vais de ce pas voir celui qui veut la faire souffrir et mourir il va entendre parler de moi! Dites moi, vous ne lui direz rien? Elle partirait à ma recherche si elle savait ce que j’ai en tête et je ne veux surtout pas qu’elle mette sa vie en danger.

Sans attendre de réponses il se mit en route vers le temple des ténèbres là où se trouvait Préséa mais ça il ne le savait pas…
-Ho, mais j’y compte bien… Qu’elle vienne mon cher neveu… Reprit elle, rien ne devait contrecarrer ses plans surtout pas lui. Elle ne pouvait se dire que son amie lui en voudrait mais quelqu’un de plus précieux était en jeu…

Un autre plan se mettait en ordre mais en attendant Lloyd et sa troupe allaient arriver à Heimdall. A leur grande surprise les gardes les attendaient postés devant le village, ils patientaient, Les voyageurs se faisaient désirer depuis un bon bout de temps apparemment. Colette et Lloyd le suivirent sans rien demander ils savaient qu’une lourde tâche allait leur être confié mais laquelle ? Raine et Génis purent conclure que les demis elfes n’étaient pas encore considérés comme des êtres vivants avec des sentiments, ils durent malgré les prostrations de Lloyd et Colette rester hors du village, décidément le monde prendrait du temps à changer. Ils s’assirent donc sur le sol recouvert de pâquerettes et encore froid du matin, les oiseaux de la forêt commençaient à peine leur choral quand Génis se leva subitement. Cette pression qu’il sentait dans son cœur n’était pas le fait d’être rejeté, non ce devait être… Le jeune garçon se mit à courir sous l’air surpris de sa sœur qui l’appelait en courant derrière lui pour le rattraper.
-Mais où vas tu ? Génis ! Attends moi ! S’il te plait Génis ! Dit-elle à bout de souffle de cette course un peu longue pour elle.
-On a pas le temps Raine ! Préséa… Jamais je n’aurais dû la laisser seul ! Maintenant elle… Vite ! Dit il en s’arrêtant tout en pressant sa sœur.
-Qu’est ce que tu racontes ? Tu te fais des idées comment peux-tu savoir qu’elle va mal? Répliqua-t-elle.
-Je le sais c’est tout! Vite il faut aller dans le temple des ténèbres ! Elle a besoin de moi, dépêche toi. S’empressa-t-il de dire avant de reprendre sa lutte acharnée. Dans son esprit tout était embrouillé mais une chose était sure quelque chose d’énorme se passait et Préséa avait un quelconque rapport avec ça.


Sur un autre espace une rose avait peu à peu sentie les rayons du soleil lui caresser son beau visage endormit. Le vent faisait des allez et retours dans la chambre. Dans ces mêmes couloirs aérés, la lumière se transformait en jolis rayons orangés par les rideaux d’une couleur princière. Les murs tapissés de fleures des champs laissaient pensée à de vastes prairies. Les oiseaux continuaient leurs chorals angéliques sans penser qu’ils dérangeaient une demoiselle qui n’avait pas aussi bien dormis qu’elle le devait. Le grand lit rouge en baldaquin renforçait l’espoir d’un doux rêve, d’une vie bien remplie. Les cheveux noires de la nouvelle habitante de se palais s’étalaient sur l’édredon, comme des centaines de plumes sur une terre lointaine. Enroulée dans les draps de soie rouge, décorés une fois encore de pétales de fleures voilettes. Doucement, lentement la dormeuse ouvrit ses blanches paupières. S’étirant de bon matin, levant les bras si haut qu’elle toucha du bout de ses doigts glacés le tissu lisse qui enrobait le lit. Tranquillement elle prit sont courage à deux mains et se leva, elle se dirigea vers la salle de bain tourna la poignée de la porte qui se situait du côté droit du lit, juste à proximité un bureau étrangement bien disposé, des innombrables feuilles blanches étaient sur ce meuble blanc indispensable  à tous nobles qui se respectaient. Sheena entra dans la salle dite, alluma les lumières, puis elle ouvrit les robinets du lavabo essayant de se rappeler où elle était et surtout ce qu’elle avait fait. Un grand mystère était survenu dans l’esprit de la jeune femme. Elle découvrit avec horreur que ses cheveux menaient une bataille libre comme l’air. Mon Dieu, par la Déesse qu’avait elle fait? Avec qui avait elle passée la nuit? Prise de panique elle marcha de long en large à fin de trouver certaines réponses à ses multiples interrogations. Retournant dans la petite pièce où elle était à son réveille, elle s’assit sur le lit en baldaquin rouge écarlate et remarqua le détaille insignifiant qui allait révéler les choses importantes de sa soirée mouvementée. Sur le bureau du rouquin était placer certes des feuilles blanche et des craillons de papier mais un ruban rose dépassait de l’unique tiroir. Attirée par ce tissu qu’elle passait habituellement dans ses cheveux, Sheena s’empressa d’ouvrir la boîte de ses réponses, elle s’agenouilla donc et elle commença à trier les dessins qu’elle découvrait peu à peu. A sa grande surprise, la majorité des images la représentait dans sa tenue de tous les jours, dans divers paysages et dans plusieurs contextes. Dans chaque cas des écrits au dos des feuilles prouvaient que l’auteur n’était autre que Zélos en personne. Dans cette révélation, la brunette saisit son ruban et se recoiffa. Cependant un autre parchemin tomba en même temps. Il n’était pas question de portrait mais plutôt d’une confession lisez plutôt:

Ma princesse, une nouvelle fois je suis obligé de m’adresser à toi indirectement. Des choses terribles vont se passer si jamais dans notre fuite Abysson ou Carolaine nous retrouvaient, je n’ose imaginer leur colère et les conséquences. De plus de mon vivant j’ai toujours et tu ne saurais le nier pensé qu’à ma propre petite personne et je t’ai dit que je changerais. C’est donc dans se but que je te désobéis, offrant m’a vie au maléfique Nébilim pour épargner ton existence et dans le but de sauver l’équilibre déjà instable de notre univers. Pardonne-moi, Sheena. Je t’aime et tu le sais, et je te demanderais de ne jamais m’oublier.

 

Zélos, Wilder

 

La sanction ne se fit pas attendre sous des doigts fins, une Sheena colère et énervée, chiffonna la lettre de son ami. Il lui avait menti, et il allait se sacrifier! Non il fallait qu’elle fasse quelque chose. Ce qui lui provoqua une prise de conscience, elle savait dorénavant où elle était et pourquoi elle y était. Comprenant ce que ce beau parleur était, elle prit son élan fin prête de lui mettre une racler maison dont il se souviendrait! Elle était vraiment en rage, la haine qu’elle accumulait au fils des jours avait enfin vu la lumière du jour. Elle sorti du bâtiment et vit avec surprise dans une flaque d’eau son accoutrement, ses vêtement étaient noircis et déchirés mais elle s’en fichait tout ce qui comptait pour l’heure était de retrouver Zélos au temple obscure avant la catastrophe. Pour aller le plus vite possible la jeune femme dévoila sa véritable apparence, personne n’aurait pu la reconnaître sous cet angle ci…

Pendant que tout ceci se tramait. Colette et Lloyd marchaient en direction de la maison, reconstruite de l’Ancien. Ils purent en chemin admirer les travaux en cours, tout était rénové et développé avec la fabuleuse magie des elfes. Toute les résidences telles qu’elles soient reluisaient de mille feus, leur couleur variaient de temps à autre selon le vent et la température semblait il. Les habitants de ce fabuleux village, admiraient eux aussi le merveilleux travail qu’ils avaient produit depuis le chute de la tour du salut. Toutes les boutiques portaient de nouveau l’insigne qui leur correspondait. Les douces mélodies d’une des elfes attirèrent l’attention des deux voyageurs, la femme qui faisait ces sons majestueux était entièrement vêtue de bleu, sa modeste robe en synthétique reflétait les lueurs de l’aube, ses cheveux mauve s’accordaient parfaitement aux paysage mystique de Heimdall. Sa flûte traversière en argent enchantait les plus haut responsable de se village. Mais qui était elle? Comme si les moindres notes se transformaient en une redoutable armes qui vous ferait oublier en un seul air le goût de la vie. Quand ces visiteurs parvinrent dans la maison du chef, leur esprit se concentra sur le moment présent. Le doyen du village se faisait vieux et il était obligé de rester assit pendant que les travaux avançaient, contraint de faire confiance aux siens. De sa voix roque il commença son récit.

 

-Humains, une nouvelle tragédie se prépare. Et c’est de ce fait que nous vous demandons de l’aide, je vous pris de m’écouter attentivement car cela peut être confus dans vos idées. En premier lieux, notre monde est le résulta d’un équilibre parfait entre le bien et le mal mais aussi de la logique et de l’incohérence. Il existe au tour de nous des connexions avec ces dimensions, s’il advenait que ces contrés produisent plus d’énergies qu’ils en devraient ce pouvoir prendrait ce monde à jamais. En ce moment précis les quatre éléments luttent pour prendre le pouvoir. C’est pourquoi chaque pays a choisi son sauveur en sachant que ses personnes vont êtres guider par un individu qui à échoué dans cette mission auparavant.

-Attendez, Heu, es ce que vous dites que Colette et moi avons été choisis, pour cette quête? Demanda Lloyd confus par ces propos.

-Il semblerait, nous, elfes avons le devoir de préserver ce qui reste du pouvoir de la paix. Dans cette dimension, tout n’est que bonheurs, même les crimes les plus horribles sont considérés comme une source de joie. Et ce depuis que le souverain Nathan, Luniar a été assassiné par son propre fils qui est devenu un prédateur de pouvoir et de vengeance. Il a fait ceci pour recevoir son héritage plus rapidement provoquant ainsi une surdose d’obscurité pour Niblaibinne, le monde des ténèbres. Nous redoutons qu’il tente de devenir le maître des peines perdues également par des fins qui nous ignorons. Continuait il usant le peut de forces qu’il lui restait.

-Mm… Ancien, vous allez bien ? Demanda Colette réceptive aux signes de fatigue que laissait le doyen du village des elfes.

-Que j’aille bien importe peu, l’important c’est que vous sauviez Luminariess de la crise où il se trouve. Humain notre conversation s’achève, allez vous oui ou non sauver ce pays ?

-Nous ne pouvons refusez si le monde est de nouveau en danger je jure et promet que je le sauverais au péril de ma vie ! Annonça Lloyd enthousiaste par cette aventure périlleuse. Mais qui sera notre guide ?

-J’y arrive jeune impatient. Pour m’assurer de votre réussite ma fille vous accompagnera jusqu’à la porte de lumière, elle vous expliquera la suite de votre mission. Sur ce, au revoir, notre prochaine rencontre sera lors de votre réussite.

 

Le vieil homme termina lentement sa phrase et regagna sa chambre en s’appuyant sur toutes sortes de meuble renouvelés après l’accident. Lloyd et Colette prirent le temps de résumer les choses. Touts ce qu’ils venaient tendre bouleversaient ce qu’ils croyaient. Ces histoires, l’équilibre, le bien qui serait contre tout le mal mais avec un large sourire tout ceci les dépassaient complètement, avec un peu de chance, la fille de l’Ancien leur donnerait plus d’informations. Après une petite mise au point, ils sortirent dans la maison en bois. La petite Colette emprunta l’escalier, devancée par Lloyd qui restait passif. Il était vraiment étrange ces derniers temps, il n’était plus impulsif comme par le passé. Depuis que son père était repartit il n’était plus le même, jamais il ne serait douté qu’il tenait à lui comme ça. Il avait petit à petit perdu tout espoir d’un retour probable et le petit ange voulait tant lui dire que son père était là qu’il se souciait de lui, qu’il veillait consciencieusement à son bien être. Mais elle n’en avait pas le droit pas tout de suite mais ce soir… Alors qu’elle entreprit l’avant dernière marche, une petite latte dépassait entre les autre planches qui constituaient l’escalier, l’ange dans toute sa grâce trébucha et glissa, ce fut sur les fesses qu’elle finit de descendre les marches. Elle était restée là un instant et quand elle daigna lever la tête, elle vit Lloyd à genou inquiet pour elle.

-Colette ! Tu vas bien ? S’inquiéta-t-il. Tu as mal quelque part ?

-Je vais bien, je suis désolée Lloyd. S’empressa-t-elle de répondre en souriant pour lui assurer qu’elle se sentait bien.

-Combien de fois t’ai-je dis de plus t’excuser ? Soupira-t-il.

-Des centaines de fois Lloyd, je suis désoleé. Dit elle avec de grand yeux bleus pleins de nouveaux espoirs, ils restèrent là à ce contempler l’un l’autre, pour une fois depuis la réunification le jeune homme avait oublié son père, pour l’heure seule la santé de son amie d’enfance le préoccupait. Soudain une douce voie féminine interrompit cette situation. Et se fut avec surprise que Lloyd en se relevant reconnu presque immédiatement la flûtiste. Cette belle demoiselle aida Colette à se relever pas sans un sourire, c’était avec délicatesse qu’elle la prit par la main et la releva.

-Bonjour, je suis votre guide. Je m’appelle Emillia et je suis la détentrice du pouvoir lumineux. Vous devez être les héros du monde uni ? Si vous le voulez bien vous mettre en route pour le chemin de « l’ascension ». Allons y !

Colette, Lloyd et Emilla partirent pour l’aventure au péril de leur vie !

-Je suis sure que l’on va bien s’entendre ! S’écria-t-elle en prenant un air enjoué.

Se tournant et montrant du doigt le portique dans l’entré de village elle ajouta.

-Et c’est parti pour le sommet des monts fogjie !

-Elle me rappelle une personne… Soupira Lloyd. Ma foi ce serais bien qu’il soit là parmi nous…

-Lloyd… Avait glisser Colette ayant deviné qu’il s’agissait de leur compagnon décédé.

-Vous parlez de Zélos Wilder n’est ce pas ! Dans ce patelin tout le monde raconte que s’était mon frère jumeaux, bien sûr ce n’est qu’une rumeur. Allez c’est parti pour une longue quête sur lequel ma musique servira de clef qui libéra le monde des voleurs et des malfaiteurs qui sont de vrais plaies ! Lança Emillia en empoignant ses deux camarades de jeu. Ho et j’allais oublier ! Vos amis sont déjà parti en courant ils devaient être pressés ou je ne sais quoi. Ne vous inquiétez pas pour eux et en route !

 

Dans le bureau d’Altamira, le duc Bryan s’occupait des derniers dossiers en cour, le travail abondait et il n’allait pas se faire tout seul. Maintenant qu’il était revenu il allait tout reprendre en main. C’était vrai que George remplissait cette tâche avec merveille. Cependant il avait rejoint Alicia depuis un certain moment déjà, cette perte avait causé un grand vide dans l’entreprise et la cité balnéaire devait tourner. C’était dans ce but  que Régal comptait demander à Raine de l’assister mais elle était occuper avec la discrimination qui l’opprimait, il n’osait donc le lui demander. Il relisait des contrats quand il entendit le cliquement de l’ascenseur indiquant qu’une personne montait dans le bureau. Les escarpins d’une femme résonnaient dans la cage de l’ascenseur elle devait sans doute venir sous ses ordres, mais le dirigent avait tellement de travail qu’il ne se rappelait plus l’avoir convoquée.

-Bonjour, monsieur Régal je suis la nouvelle employer que me voulez vous ? Demanda la nouvelle arrivante, cette demoiselle ressemblait à Hilda en plus modeste, son visage et ses yeux bleus laissaient sans voix. Ses cheveux lisses tombaient sur ses épaules, sa coiffure restait  contre toute attente simple. Cette même dame portait une tunique bleu marine compléter par de magnifiques dentelles sur les manches et sur les bords de sa jupette. Des souliers verts protégeaient ses petits pieds.

-Je vous en pris mademoiselle, garder votre calme. Dit il pour la rassurer. Vous êtes ici en temps que sculptrice vous n’avez pas à avoir peur. D’après votre lettre de motivation, vous avez les qualités requises pour faire partie de notre grande famille. Vous vouliez du travail nous en avons pour vous, mademoiselle…

-Xhantra. Xhantra Kéler pour vous servir, avec plaisir et un sourire. S’exprima-t-elle.

-Hé, bien Xhantra, je vous souhaite la bienvenue parmi nous, je suis certain que vous vous plairez. Nous avons mis à votre disposition la boutique dans l’hôtel, pas très loin de votre chambre. Ajouta-t-il c’est tout vous pouvez retourner à votre travail, je passerais vous voir dans l’après midi. Au revoir… Xhantra.

Quand la jeune femme fut partie. Régal se sentait en parfaite confiance, cela faisait longtemps qu’il ne s’était senti aussi détendu. Il avait beau avoir des amis il ne cessait de se demander quand il pourrait redevenir lui même. La compagnie de Préséa le rassurait mais elle n’était qu’une amie de plus il la considérait comme sa propre sœur, après tout c’était la sœur d’Alicia, son Alicia à qui il pensait constamment.

 

Toute la journée, Zélos avait couru en direction du temple ténébreux. Plus il avançait plus il éprouvait la terrible sensation de trahison. Depuis qu’il était revenu on ne sait comment il avait éprouvé ce vide immense, aucun goût ne lui survenait, les douleurs étaient maigres par rapport à ses souvenirs. Seule Sheena avait pu le voir et lui faire du mal véritablement il n’avait pas comprit les paroles de sa guide au début mais maintenant tout était clair. Il fallait que sa princesse croit qu’il était revenu comme un être vivant normal mais la réalité était tel que personne ne le voyaient, son entourage n’était que les réactions auquel il s’attendait juste ce qu’il fallait pour que Sheena n’y prête pas attention au manque de réaction de ses amis. Lloyd et les autres, si ils l’avaient vraiment vu ils auraient sans aucun doute sautés de joie ou encore Colette aurait pleurée de bonheur ce n’est pas tout les jours que les morts reviennent à la vie. Il était enfin arrivé au temple, il n’avait pas changé du tout, il était resté froid, humide et lugubre. Il descendit au plus profond c’est à dire jusqu’au sceau de Shadow. Aucune trace de Nébilim, n’y de Abysson d’ailleurs. Il se promenait en attendant quand il remarqua une petite encoche dans le sol noir de la pièce. Il glissa sa main à l’intérieur et souleva se qui semblait être une trappe. Cette trappe donna sur un escalier qui était relié à une immense pièce entièrement peinte de violette. Seul un tapis immense, imprimé de tache de rouge habitait la pièce. Une chose attira l’attention du jeune homme. Sur les murs de cette chambre secrète étaient accrochés des centaines de feuilles, images et documents en tout genres. Toutes ces feuilles dessinaient un grand chemin reliant plusieurs personnes. Tout commençait par Abysson, les documents retraçaient son histoire. Le rouquin s’en fichait éperdument, il passa donc à la suite.

-Alors, alors, voyons ce que nous avons là. Marmonnait il. Carolaine, Niblainne descendance indirecte… Seigneur du mal… Bla bla bla. Bon je m’en fiche la suite.

Zélos Wilder, tiens ça devient intéressant tout ça. Fils de Milène, détentrice élémentaire du pouvoir, qu’elle donnera à son fils le jour de sa naissance. Hein ? Le sacrifier, c’est le choisi ainsi que le nouveau roi de mal à cause d’un amour ou d’un choix. Hé mais ça veut dire quoi ça ? N’importe quoi, non mais ils me prennent pour quoi ? Un objet que l’on déplace quand on veut. S’énerva-t-il mais il n’est était pas au bout de ses surprises. Bon passons. Sheena Fujibayashi. Quoi elle aussi si il prévoit de la faire souffrir je le ferais rôtir ! Sœur pure de Carolaine, elle porte en elle mes pouvoirs suprême c’est elle la futur reine de mon village, elle doit passer l’ultime épreuve pour sauver ce qu’elle à de plus précieux. Pour ce faire l’ange démoniste doit se dévoiler devant son véritable amour le dégoûtant de ce qu’elle est véritablement. Et comme cela elle prendra la tête de mon armée et reconquérir le monde sacré abondonnant toute vie heureuse, telle est la prophétie des invocatrices. Quoi ?! Mais il n’en n’est pas question ! Jamais je laisserais ça arrivé ! Jamais elle ne mettra les pieds sur Niblaibinne ! Zélos prit le temps de se calmer tout ce remue ménage ne changera pas la situation mais il n’en resterait pas là il avait bien l’attention d’en terminer pour de bon pourquoi Sheena devrait subir les conséquences de la mi-résurrection de Zélos. Ce n’était pas juste. Il remonta les escaliers et se retrouva face à face de l’ignoble Nébilim. Cet homme il le détestait dans les moindres détails. De quel droit faisait il tout ça ? Non il n’avait pas le droit ni le pouvoir.

-Alors comme ça on s’amuse à fouiner dans l’antre du démon. Tu es pathétique ! S’écria-t-il à l’insu de Zélos. Bon puisque tu es là, je vais me faire un plaisir de te torturer. Tu n’es plus d’aucune utilité pour mon plan ! Il fallait juste que tu viennes avec ta fiancé et toi que fais tu ? Tu te sacrifies pour une humaine ! Ho mais non, ce n’est même pas une humaine c’est…

-La ferme ! Hurla dès lors le combattant. De quel droit tu fais cela et de plus nous ne sommes pas fiancé ! Que ce que tu t’imagines, ce n’est pas parce qu’elle m’a dit une ou deux fois qu’elle m’aimait qu’elle veut forcément m’épouser. Vous les démons êtes si arrogants !

-Non mais quel idiot ! Dire que c’est toi l’enfant de Milène… La tradition de Mizuho débile ! Lorsqu’elle a détachée ses cheveux, elle t’a demandé en mariage ! Bref ça n’a servit à rien puisque tu vas mourir.

Et sur ce le seigneur du mal leva son bras et l’épée de Zélos disparue dans l’obscurité, à sa stupéfaction il ne pouvait rien y faire à peine s’en était il rendu compte qu’il fut projeté contre un arbre qui poussait ici, il était noir c’est pour cela qu’il ne l’avait pas remarqué avant. Immédiatement des ronces vinrent le faire prisonnier. Il était pris au piège mais cette fois il ne regrettait rien, s’il mourait Sheena trouverait un moyen de le détruire. Quand le malfrat s’aperçu qu’il ne faisait rien pour ce débattre il décida de jouer un peu avec ses sentiments.

-Dis moi, quel effet ça fait de faire souffrir la femme que l’on aime le plus au monde ? Lui susurra-t-il dans l’oreille. Et si je la forçais à te tuer. On dit que les fantômes reviennent parce qu’ils ont des remords et que si on détruis l’objet de ses remords il brûle en enfer. J’ai envie de voir si c’est vrai. Comme il ne répondait rien, le bandit le gifla. Mmm apparemment ça te fait rien, tu n’éprouves pas de remords ? Tu t’es fichu d’elle n’est ce pas ? Sache mon futur souverain que je ne permets pas que tu séduises à ta guise les femmes qui doivent me suivre. Elle va être tellement heureuse de ta mort. Ne ressens tu pas la peine que tu lui infliges ? Si tu n’étais pas né, ses parents n’auraient pas été assassinés. Si Mylène ne t’avait pas protégé, cette demi elfe ne se serait pas aperçu que des honnêtes personnes, se baladaient avec leur fille dans ce coin. Et elle ne les aurait pas pourchassés. Tout est de ta faute tu a tué tout ce qu’elle avait de précieux. Alors tu ne dis rien ?

Déboussolé par le manque de réaction de Zélos il décida de passer à l’action pour sa faire il lui tira sa magnifique chevelure vers le bas.

-Je vais abréger tes souffrances.

-Aïe ! Mais que veux-tu à la fin. D’abord tu veux mon corps, ensuite tu veux te débarrasser de moi. Et maintenant tu veux t’en prendre à Sheena ! Tu n’es qu’un monstre, elle te tuera ! Tu peux en être sûr ! Cria-t-il.

-Comme c’est bizarre je n’ai jamais prononcé ce nom là. Mais tu m’énerves puisque tu n’es pas coopératif, je vais commencer tout de suite. Préséa ! Mon couteau runique dépêche toi ! Notre torturé fut désemparée pas ces mots la petite Préséa avait elle un rôle à jouer dans cette histoire ? Mais quand il l’aperçu, il ne se demandait plus rien elle était tout simplement possédée par un esprit. Ses yeux scintillaient comme des saphirs ils laissaient clairement penser à cette possibilité. Aussitôt qu’elle eut donné ce que voulait à Nébilim, elle partit dans un immense nuage de fumée noire. Le malfrat profita de l’instant d’inattention de Zélos pour graver à la pointe de son canif des cercles, des images, il le vidait comme cela peu à peu de ses forces, il le saignait profondément. Zélos voyait des flashes, de grandes traînées blanches dans son esprit. Quand soudain plus rien. Juste des cris dans sa tête qui  lui disaient : Tu as tout perdu, t’a mère, ton honneur, tes amis, ta tante et pour finir ton amour, ne crois tu pas qu’il serait temps pour toi de mourir ? Le principal choisi relava sa tête dans la lumière blanche. Il était prêt pour rejoindre la lumière. Quand un bruit retentit violemment et que la chaleur maléfique partit. Cette voix il l’a connaissait si bien c’était… La plus belle voix qu’il avait entendu de sa vie de mortel.

-Zélos ! Pourquoi tu es venu je t’avait dis de rester avec moi ?! articula la femme.

-Sheena va t’en ! Si je meure tu n’auras plus à supporter tout ça ! Il avait raison. Je t’en pris vas t’en et te retourne pas. Lui lança-t-il.

-Non, mais tu ne crois pas que je vais fuir et te laisser mourir ! Tu n’es pas bien, si tu meurs je mourais aussi. Je l’ai déjà fait une fois, je ne ferais plus cette erreur. Lui répondit elle.

-Va t’en n’essaye pas de jouer les héros. Fais ce que je te dis ! Cria-t-il éclatant pour de bon en sanglots.

-Tu crois vraiment que je vais partir ? Mais tu te fiches de moi si je pars d’ici ce sera avec toi ! Dit elle en courant vers lui, elle caressait lentement ses plaies saignantes, elle passait ses doigts entre tout les détailles des symboles, sa peau était glaciale au contacte de sa peau. Si tu crois que je vais te laisser te faire dévorer par ce… Ce débile mental, tu te trompes. Aussi vrai que je t’aime, je ne te laisserai plus tout seul dans des cas comme ça. Zélos, tu es un abruti si tu crois que je vais partir sans toi. Ajouta, la femme perdue.

-Parts ! Parts, vite ! Si tu m’aimes va t’en. Supplia son amant.

-C’est parce que je t’aime que je suis là imbécile. Pendant que la romance jouait son rôle et que les deux amoureux s’aidaient mutuellement, le méchant de l’histoire riait à pleine joie. Il interrompit s’en rancune cette atmosphère.

-Ha, ha, ha ! Comme si vous pouviez lutter contre moi et Carolaine !! C’est tellement drôle. Des cet instant l’appelé sortit de l’ombre tête baissée. Tandit que Nébilim la saisissait par la taille sous les yeux ébahies des piégés.

-Carolaine ! Tu nous a trahie, comment ai je pu te faire confiance enfin tu a dis toi même que Sheena était ta sœur. Comment fait tu pour vivre avec ça ? Alors c’était lui ton êtres aimé maléfique ! Avait dit Zélos à bout de force.

-Trahie ? Voyons Zélos tu fais exactement la même chose que moi. C’est à cause de Sheena si j’ai abandonné mon peuple il m’a forcé à choisir entre elle et Abysson ! J’ai choisi ma famille. Et tu sais quoi j’ai perdu Abysson, mes parents et de tout ça le pire c’est que tu sois mêlé à tout ce cirque à cause de Mylène et de moi! Grogna-t-elle.

-Tu as trop parlé Carolaine, tais toi. Imposa Nébilim.

-Oui seigneur, légendaire. Fit-t-elle en se soumettant. Elle voulait se battre, elle voulait lutter contre lui mais les sentences seraient bien trop lourdes pour elle, et Abysson serait perdu à tout jamais.

-Non, mais, c’est à toi de la fermer ! Railla Sheena. Tu n’as pas le droit de vie ou de mort. Ca t’amuse peut-être de faire souffrir les autre mais pas moi. Enfin c’est quoi ton problème. T’a fiancée t’a lâché c’est ça. Ou alors…

-Arrêt, ça Sheena tu vas le mettre en colère. Et ce n’est pas mauvais conseille ! Intervient sa sœur. Mais rien ni faisait, mais Zélos fut surprit par cette attitude.

-Tu crois que je vais t’écouter ? Non mais tu me sous estimes, mais occupe toi de tes affaires et pas aux miennes ! Je n’ai aucune idée de qui tu es mais la prochaine fois que vous le touchez tous les deux vous le regretterez toute votre vie ! Pendant que le mal en personne boulonnait, Sheena continuait ses suppositions.

-Ho non je suis désolé. Nan ce n’est pas ça du tout t’a femme t’a trompé avec un autre homme et un jour pouf, elle n’était plus la ! Tu croyais que j’avais tout oublié que je ne m’en souvenais pas bah c’est perdu ! J’ai tout vu tout assisté et je suis heureuse qu’elle t’ai abondonné sans ça notre ligné aurais été complètement néfaste !. Elle ne cessait de répéter ses quelques phrases elle s’était placée juste devant le torturé et elle le lui avait donner un petit couteau typique de Mizuho sans que l’ennemis s’en aperçoive, l’intelligente femme l’avait caché dans sa manche et l’avait donné à Zélos tout en parlant. C’était une jolie stratégie.

-Et pour finir le tout elle a donnée naissance à une fille. Nébilim n’appréciait guère ses remarques désobligeantes. Ce qui l’énervait encore plus c’est qu’elle avait raison !

-Tu va te taire petite peste tu crois que toi et l’autre vous étiez un couple parfait ! Laisse moi rire ! S’exclama-t-il.

-Et… Etiez ?! Cria de suite Sheena. Le maléfique afficha un large sourire de satisfaction et leva sa main vers le jeune couple, un éclair jailli de ses mains. La puissance de ce coup aurait tué n’importe quel Homme. Le rayon violet arrivait à toute allure sur Sheena. Elle savait qu’elle n’y survivrait pas. Son heure approchait et elle restait statique. Il y avait tant de choses qu’elle aurait aimé vivre. Elle aurait voulu devenir la grande chef de Mizuho, elle aurait voulu revoir Kuchinnawa revenir dans son village, elle aurait dû dire à son grand père qui elle était. Et surtout elle aurait voulu se marier, se marier avec le seul homme qu’elle est jamais aimé et puis elle aurait voulu avoir des enfants, oui plein d’enfants elle les aimaient si fort, les voir avec leur père, passer des bons moments avec tout sa famille, organiser des anniversaires, les voir grandir, et maintenant tout ces projets d’avenir allaient être anéantis en un instant, en un éclair un seul axé de colère et tout c’était envoler. Elle ferma lentement les yeux attend la minute où elle mourait. Mais une chaleur commune la força à rouvrir les yeux. Ce fut une chevelure rouge vif qu’elle distingua avant tout. Zélos venait de se placer devant elle la sauvant du choc mortel. Sheena écarquilla grand les yeux. Non ce n’était pas possible pas lui pas pour elle non !

-Sheena, je t’avais dit de fuir, tu n’en n’as fait qu’à ta tête mais je t’aime comme ça tu sais. Lui dit il en tombant dans ses bras, il était couvert de sang, cette fois il la sentait la douleur. Alors que sa belle mis un pied à terre et commençait l’allonger sur le sol, Zélos souriait il réunit ses   toutes dernières forces qui lui restait et ajouta. Prend soin de toi ma princesse ne soit pas triste c’est la deuxième fois que je meure ce n’est plus douloureux… Je t’… Ai…m…e. Et la flamme  qui brûlait en lui s’éteignit.

-Non Zélos je t’interdis de me dire un truc pareil ! Tu ne vas pas mourir ! Pas pour moi, je t’en pris ouvre les yeux ! Disait elle entre ses multiples larmes abondantes qui coulaient le long de ses joues. Tu n’as pas fini de vivre ! Non reste avec moi ! On a rien fait encore, je veux que nous nous mariions, Zélos répond moi, je t’en prie. Disait elle sous ses mains froides et tremblantes de peur. Pas encore, non, ne meure pas… Je t’en pris  C’était l’histoire d’un couple qui s’aimait infiniment mais qui ne se l’était dis que trop tard. Mais es la fin ? Tout est fini ? Ca c’est encore à voir...

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Chapitre 01: Une guerre qui n'en finit pas- par Alienor

Octobre 1942-Londres

Le matin se levait sur la ville encore silencieuse et la jeune fille regardait depuis la fenêtre de sa chambre les rues sombres et vides à cette heure-ci. Cela faisait maintenait trois ans (ou du moins c’est ce qu’elle pensait car elle avait perdu la notion du temps) que la guerre avait commencé et les gens étaient de plus en plus inquiets sur la tournure que prenait les évènements. Depuis le grand bombardement qui avait ravagé une bonne partie du pays, tout le monde vivait dans la peur et la crainte des envahisseurs.La jeune fille soupira et explora le paysage du regard. Tout ce qu’elle voyait c’était une ville désolante et ruinée qui s’offrait à son regard. « Vivement que tout cela finisse !!! » pensa t-elle.
Puis soudain, elle entendit la voix d’une vieille femme qui l’appelait :
« Colette, descends s’il te plaît. »

C’était Philipa, sa grand-mère chez qui elle habitait depuis que le conflit avait commencé. C’était une vieille femme généreuse qui priait chaque jour pour que tout redevienne comme avant et que la vie reprenne son cours normal. « Un jour nous vivrons dans un monde libre, j’en suis persuadée… »  avait-elle dit, et Colette l’avait cru.
Elle descendit et vint à la rencontre de sa grand-mère qui l’attendait au rez-de-chaussé. La vieille femme lui dit :
« Peux-tu aller chercher de l’eau s’il te plaît ? »
Elle toussa et sa petite fille dut lui donner deux tapes dans le dos. Cela faisait un mois que sa grand-mère était tombée malade et elle s’inquiétait pour sa santé qui s’aggravait au fil des semaines. Philipa lui fit un signe apaisant de la main pour lui dire qu’elle allait mieux. La jeune fille sortit donc pour aller chercher de quoi boire pour la journée. En effet, l’eau potable se faisait rare et l’on avait dû par mesure d’économie la faire circuler tous les matins entre quatre et six heures. Il fallait donc se presser car il était à peu près cinq heures et demi. C’était sa grand-mère qui le lui avait dit car en réalité personne ne connaissait l’heure. La vieille femme possédait une sorte de montre qui lui indiquait la période de la journée. Elle avait promis à Colette qu’elle la lui lèguerai à sa mort. Pour l’instant, elle la gardait précieusement dans sa poche et ne la montrait à aucune autre personne qu’elle ne pensait pas digne de confiance.

Ses cheveux blonds et longs attachés soigneusement en nattes dans son dos volèrent lorsqu’elle arriva au puit contenant l’eau pure et elle s’empressa d’installer et de tenir solidement le seau sous le robinet. Le liquide s’écoula dans le récipient avec un doux bruit qui la fit frémir. Elle resta ainsi jusqu’à ce que le seau fût plein, arrêta le robinet et prit le chemin du retour.
Colette était une belle jeune fille blonde aux yeux bleus de seize ans. Elle portait une jupe et une veste marron sale comme vêtements car c’était tout ce qu’elle avait. Et elle avait un regard doux qui lui donnait un air généreux et sympathique. Mais à cette période là, son visage tendre n’offrait que tristesse et compassion. Suite au fait qu’elle se retrouvait orpheline, sa mère étant morte quand elle était très jeune et son père contraint de partir à la guerre pour résister contre les allemands. Il était encore heureux que l’Angleterre ne soit pas encore envahi par les nazis, et c’était d’ailleurs le seul pays d’Europe à ne pas avoir été conquit.
Il ne lui restait plus que sa grand-mère, qui était désormais sa seule famille. Si elle mourait, l’adolescente se retrouverait seule et sans-abri. « Il ne manquerait plus que ça ! » pensa t-elle.
Tant qu’elle était là pour la soutenir encore un peu, la vieille dame ne mourait pas ! En tout cas c’était ce qu’elle avait décidé.

Elle porta péniblement le seau en prenant soin de ne pas faire déborder le contenu. Elle entra dans la maison, mit le récipient par terre et ferma précipitamment la porte. Puis elle souleva le seau et le porta à la cuisine. Elle installa un couvercle dessus pour éviter que les bactéries ne rendent la boisson imbuvable, et rentra dans le salon où sa grand-mère avait l’habitude de s’asseoir et de regarder le paysage par la minuscule fenêtre.
« Tu as fait ce que je t’ai demandé ? demanda la vieille dame entre deux toussotements.
-Oui. Acquiesça t-elle en lui tapotant le dos pour faire passer la toux.
-C’est bien ma fille. Lui dit-elle, simplement.
Puis elle se tourna vers la lucarne et soupira :
-J’aurais aimé que tout cela se passe autrement…
Nouveau soupir.
-Je ne vais pas tarder à quitter ce monde…
Cette déclaration fit tiquer sa petite-fille et cette dernière se leva brusquement et cria, rouge de frustration :
-Ne dis pas ça ! Moi je veux que tu restes en vie ! Tu as compris ? Tant que je serais là…
Puis elle se détendit et poursuivit d’un air grave :
-…Reste près de moi…
Elle retint ses larmes pour ne pas pleurer.
La vieille femme la regarda d’un air surpris, puis éclata de rire, ce qui lui valut deux nouveaux toussotements.
-Tu es vraiment comme ta mère mon enfant !
Calmée, la jeune fille la contempla fixement en entendant parler de sa mère.
-C’était une personne charmante et adorable. J’ai été si heureuse que Franck l’ait demandé en mariage… Et encore plus lorsque tu es née.
L’adolescente resta silencieuse.
-Malheureusement, elle est tombée malade et… tu sais le reste…
La jeune fille acquiesça.
Une larme coula sur la joue de sa grand-mère.
-Et en plus cette guerre va peut-être me faire perdre mon Franck !
Elle s’adressa de nouveau à sa petite-fille.
-Toi, tu as la vie devant toi, et je souhaite que tu la vives longuement.
-Oui, d’accord… fit-elle.
S’ensuivit alors un long silence, qui fut interrompu par Philipa :
-Peux-tu aller chercher à manger s’il te plaît pour ce midi ?
-Bien sûr. Souffla t-elle. »
Elle partit à la cuisine, prit un sac rempli de nourriture qu’elles tentaient de préserver pour pouvoir manger à leur faim. C’était peu mais suffisant pour que deux personnes puissent tenir.
La matinée se passa sans incidents où problèmes quelconques. Mais ce fut lors du déjeuner que tout se mit à basculer.

S’installant à table avec sa grand-mère pour manger, elle servit le repas, pria comme chaque midi avant d’avaler quoi que ce soit, puis se mit à table. Jusque là tout se passa bien. Mais alors qu’elle allait avaler une bouchée, Philipa porta soudain la main à son cou comme si elle allait s’étouffer, et tomba de sa chaise. Alarmée, Colette se précipita pour la relever. La vieille femme se tenait le cou avec ses deux mains, elle avait du mal à respirer. La jeune fille essaya toutes les techniques de secours qu’elle connaissait, mais aucune n’eut l’effet escompté. Alors elle tenta le tout pour le tout. Elle partit de la cuisine et se dirigea vers la porte en courant. Elle l’ouvrit en trombe et sortit. Même si sa grand-mère lui disait souvent de ne jamais parler aux voisins qui pouvaient quelquefois être louches même s’il ne s’en donnait pas l’air, elle frappa violemment à la porte d’à côté en criant qu’on l’aide. Elle s’ouvrit sur une jeune femme qui lui demanda ce qui se passait. Sans répondre, la fille blonde la tira par la main et l’entraîna chez elle. Lorsqu’elle vit le corps inerte de la vieille femme dans la cuisine, la femme se précipita sur elle et pressa violemment la poitrine. Aussitôt, Philipa arrêta de s’agiter, mais elle resta inanimée. Craignant le pire, Colette fondit en larmes, mais la jeune femme la rassura. Sa grand-mère allait bien. Elle lui proposa alors de l’emmener dans sa maison pour qu’elle s’y remette. Après un instant d’hésitation sur les risques qu’il pouvait y avoir, la jeune fille accepta. Sa voisine repartit donc chez elle et revint quelques minutes plus tard avec un homme grand et robuste qui prit la vieille dame dans ses bras et l’emmena hors de la maison pour l’installer dans la leur. Colette les suivit avec inquiétude. Mais tout se passa très bien. On installa Philipa dans une chambre et l’on sortit pour la laisser au calme. La femme se présenta :
« Je m’appelle Chloé, et voici mon mari, Pierre. Tu peux rester ici tant que tu le veux. »
Elle rit.
« Tu as frappé à la bonne porte, ma fille, je m’y connais en secourisme ! »
Sa réplique tira un pâle sourire sur le visage décomposé de la jeune fille.
« Me… Merci…
-Allez, ne pleure plus. Tout est arrangé maintenant ! »
Elle rit de nouveau. A ce moment là, une petite tête apparut dans l’encadrement d’une porte.
« Ah, Andréa ! Viens ici ma petite ! »
La petite fille s’avança timidement.
« Je te présente Andréa, ma nièce de quatre ans.
-En…enchantée ! fit Colette, encore gênée de s’être introduite sans crier gare dans la maison. Je suis Colette.
-Bonjour, répondit la fillette.
-Sois la bienvenue chez nous, dit Chloé, rassure-toi, tu ne nous déranges pas. Au contraire, ça fait plaisir de voir une nouvelle tête ! »
Colette sourit, rassérénée.
« Cette aventure a du te couper l’appétit. Ne t’en fais pas, ta grand-mère n’est pas la seule malade : Beaucoup de gens ici font des crises cardiaques, notamment les personnes âgées. Elle est la seule à avoir résisté une première fois à ça. Si tu ne nous avais pas prévenu, elle y aurait passé.
-Sa grand-mère est malade ? » fit Andréa, s’adressant à sa tante.
Colette acquiesça pour répondre.
« Attends un peu avant de voir Philipa, elle est en train de se remettre pour l’instant. Déclara la jeune femme.
-D’accord. » Répondit la jeune fille.

Andréa invita Colette à visiter la maison, un peu plus grande que celle qu’elle partageait avec sa grand-mère. Elle s’y plut beaucoup.
« Tu peux venir ici autant que tu veux !lui dit la petite, Il y a assez de place pour tout le monde ! »
Cette petite visite guidée dura une bonne partie de l’après-midi.
Enfin, Chloé et Pierre vinrent à elle pour lui dire que sa grand-mère voulait la voir.
« Ne sois pas trop brusque, lui conseillèrent-ils, elle est encore un peu fragilisée. »
Colette les rassura et entra dans la chambre où la vieille femme se reposait.
« Colette… souffla cette dernière.
-Je suis là grand-mère… lui dit la jeune fille.
-Viens près de moi, j’ai à te parler…
L’adolescente s’approcha près du lit et s’assit sur le petit tabouret qui se trouvait à son chevet.
-Colette…Tu dois… partir…
La jeune fille ne put cacher sa surprise.
-Que…Mais pourquoi ?
-Tout cela… est trop dangereux… Il faut que tu t’en ailles…fit la vieille dame, d’une voix saccadée.
-Pas question ! fit la blondinette, je reste ici. Il faut que quelqu’un veille sur toi !
-Chloé… est là pour ça… sourit Philipa. S’il te plaît…quitte cet endroit…et rends-toi…à Bristol… Là-bas se trouve…une de tes tantes…S’il te plaît, pars là-bas ! Tu y seras…en sécurité…
-Bon…D’accord… céda finalement Colette.
Puis soudain, d’un mouvement faible du bras, Philipa tata sa poche.
-Ma montre est là-dedans… Prends-là… Je te la donne…
-Mais…Grand-mère… Elle est à toi… Tu ne peux pas t’en séparer…
-Elle ne me sert plus à rien…maintenant…l’interrompit Phaidra. C’est toi qui en as besoin…
-Grand-mère…souffla Colette.
-Prends-là… et pars … sans tarder…C’est devenu trop dangereux ici pour toi…
-D’accord… fit la jeune fille, en se levant de son tabouret, la montre précieusement serrée dans une main.
Elle tourna le dos, atteignit la porte, et se retourna vers le lit.
-Au revoir… grand-mère… »
Puis elle sortit.
Quand elle se prépara à sortir de la maison, Chloé se précipita vers elle.
« Où vas-tu ?
La jeune fille hésita un instant, puis dit :
« Je m’en vais. »
La femme tiqua, incertaine d’avoir bien compris.
« Que…Comment ? Mais…mais on vient à peine de se rencontrer !
-Je pars. Se contenta de répéter l’adolescente.
-Mais enfin…Sois raisonnable… C’est dangereux dehors…
-C’est ma grand-mère qui m’a dit de partir ! Alors je pars, et…merci pour tout… »
La jeune femme ouvrit la bouche, puis la referma, incapable de dire un mot. Colette en profita pour s’esquiver.

Quand elle entra dans la petite maison déserte, Colette partit vers les escaliers en direction de sa chambre. Elle prépara le minimum nécessaire et installa le tout dans un petit sac, la montre y compris. Colette la contempla un instant, et ouvrit le boîtier. Elle vit un cercle tracé sur l’écran, pourvu de différentes couleurs signifiant les périodes de la journée, et deux aiguilles qui indiquaient la date et l’heure. Elle vit qu’on était le soir. Elle fourra l’objet dans le sac et hissa le sac lui-même sur son épaule. Elle descendit et se dirigea vers la porte sans prêter attention aux meubles qu’elle avait toujours connu depuis le début de la guerre. Mais en ouvrant la porte, elle aperçut Chloé qui se tenait sur le palier. Celle-ci lui tendit un sac rempli de provisions.
« Me…merci…balbutia Colette.
-De rien… répliqua sèchement la jeune femme. Tiens, c’est pour le voyage… »
Colette sentit une larme couler sur sa joue. Elle avait beau ne pas avoir beaucoup connu cette femme, elle ne l’oublierait pas.
« C’est gentil… »
Chloé sourit.
« Nous prendrons soin de ta grand-mère, promis. »
La jeune fille la remercia d’un signe de tête, émue, puis contourna sa voisine et partit.
« Bonne chance ! » entendit-elle dans son dos. Elle lui fit un signe de la main.

Elle marcha un bout de temps, avant de s’égarer dans des rues sales et nauséabondes. Elle se retourna pour faire demi-tour, mais se figea. Elle venait d’apercevoir des types à la mine patibulaire. Se doutant de quelque chose, elle fit comme si de rien n’était et dût s’aventurer dans les ruelles sombres en retenant sa respiration. L’odeur était insupportable. Elle se pressa pour trouver une issue. Mais elle entendit des pas derrière elle. Elle jeta un coup d’œil dans son dos. Elle vit les gars qui la suivaient avec la visible intention de l’attraper. Son instinct l’avertissait d’un danger. Elle accéléra le pas. Derrière elle, les types accélérèrent à leur tour.
Cette fois, il n’y avait plus de doute à avoir : c’était elle leur cible. Elle se mit alors à courir, sa natte décoiffée volant derrière elle. Eux aussi, maintenant, couraient.
On lui avait pourtant dit qu’il y avait beaucoup de voyous et de bandits depuis le grand bombardement qui avait frappé toute l’Angleterre ou presque. Elle aurait dû écouter Chloé et rester tranquillement chez eux en attendant que tout passe.
Mais il n’était plus temps de s’apitoyer sur son sort, elle devait trouver une cachette et vite !
Enfin, elle aperçut une sortie. Elle prit ce virage.
Mais elle s’arrêta brusquement face à un obstacle inattendu. Un cul-de-sac ! Elle s’était jetée dans la gueule du loup ! Elle pesta intérieurement. C’est alors qu’elle sentit une présence derrière elle. Elle se retourna donc… et aperçut les gars de tout à l’heure, qui la regardait d’un air mauvais.
Le plus grand d’entre eux, un gros balafré qui devait être le chef, s’avança.
« Et bah, ma jolie ! On essaie de nous échapper ? fit-il, d’un air ironique qui le rendait hideux et effrayant.
-Je… balbutia-t-elle, mais elle se tut.
-C’est bien, ma jolie, tu sais qu’il faut se taire en présence de plus grand que toi ! »sourit t-il méchamment.
Il s’avança encore. Morte de peur, Colette recula, et croisa le mur derrière elle.
A ce moment là, quelque chose percuta la tête du gros balafré. Celui-ci, surpris, regarda dans tous les sens, et se baissa pour ramasser quelque chose. Il se releva avec un caillou dans les mains.
-Ah ah ah ! Comme si un vulgaire caillou allait m’arrêter ! cracha t-il, d’un ton hargneux. »
Et il s’avança encore.
Un nouveau projectile le frappa au crâne et l’arrêta dans sa course. Il leva la tête avec colère à l’endroit d’où venait la pierre.
«Ca va pas se passer comme ça alors ! Vous là ! fit-il, en désignant deux grandes brutes, prenez la fille ! Moi je m’occupe du chenapan qui lance ces pierres ! »
A cet instant là, une silhouette se dessina en haut du mur et fit un bond prodigieux.
Il atterrit entre Colette et le gros type, qui parut impressionné. Mais il se reprit et toisa l’adolescent qui venait de s’interposer entre lui et sa proie.
« Bah alors chenapan, on veut protéger sa princesse ? lança t-il, ironique.
-Il ne faut pas se fier aux apparences ! » lui dit tout simplement le « chenapan » en question.
Et alors sans crier gare, il donna un coup de genoux dans les côtes du voyou.
Celui-ci se contorsionna de douleur. Le garçon se tourna alors vers Colette et lui dit :
« Allons-nous en ! »
Il lui prit la main et l’obligea à le suivre. La blondinette se laissa faire. Ils sortirent de la ruelle en courant sous les yeux des bandits qui mirent du temps à comprendre ce qui se passait.
Ils coururent aussi vite qu’ils le pouvaient et entendirent les cris et les insultes des voyous qui leur coururent après. Mais étant plus rapides, ils arrivèrent à les distancer.
Colette se dit alors qu’elle était en train de vivre les moments les plus dingues de sa vie.

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