Raine s'était levée la première, un livre dans la main. Ses yeux brillaient de bonheur. Elle ne pouvait détacher son attention tellement la soif du savoir lui faisait envie. Dans sa tête, défilait les images qu'elle imaginait suite à cette ruée de mots, déjà rien qu'à voir le titre lui donnait d'infinies pensées " Les effets des légendes et des peurs des gens". Elle quitta un instant son ouvrage qui désormais, était collé  sur sa poitrine. De telle façon à entrer dans un rêve. Elle reprit son souffle et continua sa lecture. "Elle ne s'arrêtera donc jamais? " se dit alors le pauvre Génis qui s'était réveillé et qui fut surpris en voyant sa sœur encore plongée dans un livre.

-Raine tu viens manger avec moi s'il te plaît, Raine !
-C'est que...Souffla-elle.
-C'est bon je vais y aller seul...
-Ho Génis, tu ne vas pas mourir et puis je suis sûre que depuis tout ce temps il doit bien avoir une personne qui est descendue petit déjeuner. Alors vas-y et si tu as peur tu n'as qu'à crier d'accord ?
-oui d'accord. Alors à tout à l'heure grande sœur.

Le jeune magicien partit dès lors vers la salle à manger de l'auberge dans lequel il se trouvait. Mais malheureusement il ne vit personne, seulement une table remplie de plein de bonnes choses à manger. Génis ouvrit grand ses yeux d'étonnement. Toute cette nourriture l'attendait. Le bruit de la tentation résonnait dans son cœur, quel gourmand!

-Mais qui a préparé tout ça?! Se demandait t’il, sans attendre vraiment de réponses.
-Hein qui est là? Ho mais c'est toi Génis. Ca va aujourd'hui? Heu...Je ne t'ai pas réveillé  au moins? Dit la jeune fille coiffée de deux couettes, un peu surprise.
-Non, non ce n'est pas toi. Ne... Attends c'est toi qui a cuisiné tout ça?
- Ou...Oui, je me suis réveillée avec une certaine envie de cuisiner. Mais avec tout ça je n'ai même pas mangé. Dit-elle d'une petite mine. Et si on allait déjeuner dehors? Tu veux bien venir avec moi ? On pourra écouter les oiseaux. Dit elle avec un large sourire. Cette jeune fille qui avait vécu beaucoup d’épreuves voulait enfin s’intégrer définitivement.
-Oui. C'est une bonne idée. Dit-il tout de suite. Laisse, c'est moi qui prend la nourriture, mais pas tout comme ça, les autres pourront s'apercevoir de tes talents de cuisinière.
-Merci. Dit-elle un peu rouge.

Ils se dirigèrent alors près du jardin. La fillette ne pouvait regarder personne d'autre que le demi-elfe au regard si sûr de lui et ses cheveux argentés qui avaient l'air si doux.
-On va s'installer ici, quand dis-tu Préséa ?

Celle-ci acquiesça.

Il s'assirent donc sur la pelouse qui était fraîche a cause de la rosée du matin, le vent soufflait déjà dans les cheveux des deux compères. La jeune fille pencha sa main vers le panier où se trouvaient  des croissants car, sans rien dire, c’est qu’elle avait faim la petite Préséa !C'est alors que sans le faire exprès elle toucha la main de son ami qui se dirigeait dans la même direction. Elle vira tout d'un coup à la couleur rose pâle. Et là, elle ramena sa main un peu discrètement en espèrant qu'il ne s’en était pas aperçu.

"Si il s'en aperçoit je suis cuite comme un rôti".

-Heu, Préséa Je ....J....(Heu puis a quoi bon je n'y arriverais pas)pensa t-il en lui même. Tu veut un croissant? Moi c'est...
-Le plat que tu préfères le matin. Compléta celle-ci toujours attentive aux remarques de ses amis. Oui j'en ai fait plusieurs pour toi. Et moi aussi c'est ce que je préfère. Dit-elle toujours aussi rose
-Merci.. Ils sont vraiment bons. Tiens goûte. Dit il en s’approchant de la jeune demoiselle pour lui donner la béquée. Alors tu vois qu'ils sont bons!
-Oui je l'ai bien réussi.

Génis la regardait attentivement, ses yeux étaient si vides avant et maintenant ils éclataient de vie. De plus la bûcheronne devenait de plus en plus belle et sage.
-Si belle, si pur, si attentionnée, si...si parfaite. Chuchota le malheureux magicien qui voulait tant lui dire à quel point il tenait à elle.
-Tu as dit quelque chose?
-Non rien. Même si ce n'était pas rien du tout. Se dit-il fortement.

-Qu'est-ce qu'il y a? J'ai quelque chose sur mon visage? Repris t’elle en voyant que son ami l’observait depuis un moment.
-C'est à dire que oui, tu...tu a de la farine sur la joue. Attend je vais te l'enlever.

En disant cela il approcha sa main tremblante vers la joue de la ravissante petite. Au contact de sa main, Préséa ferma les yeux, s'endormant peu à peu dans le creux de sa paume en poussant un petit soupir.
-Préséa ne t'endors pas, tu...tu… t… t'es levé a...quelle...heure? Un peu gêné de la réaction de celle qui le faisait bégayer.
-Je, je ne sais plus. dit-elle en voyant la main de son compagnon repartir.
-Viens dormir sur mes genoux déclara-il après réflexion. Si tu est fatiguée tu pourras dormir. Dit-il inquiet pour sa santé.
-Merci beaucoup .... Génis.

C'est alors que la douce fille s'allongea, la tête sur les genoux de celui qui était si gentil avec elle. Génis qui était adossé à un arbre écoutait la respiration calme de la petite fille fatiguée d'avoir cuisiné pour lui, sans doute. Dans ce milieu enchanteur entouré de violettes et d'oiseau. Il cueillit une de ses fleurs de la même couleur que la robe de celle qui s'était endormi sur les genoux de ce dernier. Il déposa dans les cheveux de celle qui voulait pour lui seule, la fleur symbole de son attachement profond. "Préséa" disait-il en soupirant, "tu tellement belle et intelligente et tu te soucis d'un gros bêta comme moi. De plus tu te lèves tôt pour me faire plaisir. Tu es unique et c'est pour ça que je dois repartir. Je veux pas que tu souffre en découvrant le lâche que je suis..."

Rien quand pensant cela le jeune garçon pleura même s’il tenait à elle, il devait partir pour son bien à elle, elle et rien qu'à elle.

Tout le monde était levé désormais et Lloyd prenait une douche, sa tête était baissée, laissant les gouttes d'eau tomber. Dans la salle de bain bleu ciel la tristesse de Lloyd montai aussi vite que la buée sur la glace. Le rideau fermé de la douche insolait le garçon. Que se passait-il dans sa tête ? Le monde était sauvé, Colette était toujours a ses côtés. Il avait retrouvé tout ses amis et pourtant il était triste. Un pincement au cœur le faisait souffrir. Pourtant tout allait bien...et Kratos. Il n'était pas revenu et peut-être ne reviendrait-il pas. Il doit y exister un moyen ! Mais pour l'instant il fallait veiller sur l'arbre du Mana et récupérer tout les exphères, son but était désormais fixé.

-Lloyd, Lloyd tu vas bien? Ca fait une heure que tu es sous la douche!! Cria Colette en donnant des coups dans la porte.
-Oui Colette j'arrive ne t'inquiète pas. Répondit ce dernier qui n’avait pas vu l’heure passer.
-Ok. Répondit simplement Colette qui déjà descendait les escaliers.

-Alors on rêve Lloyd ? Après on dit que c'est MOI le grand Zélos, qui prend tout son temps et ne pense pas aux autres. Dit Zélos commençant a engager la conversation en voyant le retardataire descendre peu après Colette.
-La ferme,Zélos!!
-Dis Raine il ne manque pas ton frère, Préséa et Sheena ? Fit Régal observateur.
-Oui, c'est vrai ça OU EST MON FRERE !?? ! cria la savante inquiète.
-Calmez vous professeur, Génis et Préséa sont partis dans le jardin. Je les ai entendu ce matin. Reprit la blonde du groupe.
-Avec Préséa?!! Fit Raine ayant peur de vieillir.
-D'accord les deux petits sont là mais où est mon c.... Sheena? demanda Zélos.

-Elle n'est pas rentrée apparemment. Constata Lloyd.
-Comment peux tu être aussi calme!! Lui jeta t-il un peu rouge, surpris lui même de sa réaction…
-Laisse là tu n'es pas son protecteur! Et en plus comment crois-tu qu’elle ai vécu quand tu étais mort ? Elle peut se débrouiller toute seule. Se n'est pas une peluche enfin. Protesta Régal un peu énervé.
-Régal! Dit Colette, honteuse de ce qu'il venait de dire.


Le Zélos fou de rage monta les escaliers et claqua la porte tellement fort que l'aubergiste railla de ce comportement inqualifiable. Zélos pria de tout son cœur que rien ne soit arrivé à l'invocatrice. « Cette Sheena, ce qu'elle peut m'étre insupportable ! Toujours là dans mes pensées, allez va-t-en! Mon pauvre vieux tu deviens fou ! » et il éclata de rire. Il pensait dans la chambre noire sur la chaise devant son bureau, reprit le crayon de la veille et une autre feuille. Cette fois-ci il dessina l’invocatrice près d’un berceau, elle souriait. Il semblerait que c’était dans une maison de son village. Dans la maisonnette de bois se trouvait également Zélos, qui tenait un autre enfant dans ses bras. Lui, il était accompagné d’une autre femme, la même que était au bras de sa mère. Les dessins devenaient de plus en plus bizarre.

Pendant ce temps, dans le salon de l’auberge, Raine engageait la conversation. Colette et Lloyd étaient partis pour une petite promenade dans Meltokio.

-Demain, Génis et moi partiront retrouver notre mère, c'est ce qu'il doit être le mieux pour lui, comme pour moi. Déclara Raine, tête baissée pour briser le nouveau silence qui était apparu après la crise de Zélos .
-Raine, tu es sûre que c'est la meilleure solution, je veus dire pour ton frère? Fit Régal.
-Ecoute Régal nous ne nous sommes jamais séparés et je t'en parle à toi car nous sommes entre adultes. Tous les enfant sont partis en promenade et puis je vais repartir avec Lloyd et Colette. nous voyagerons ensemble puisque nous avons les mêmes destinations. Comme ça Génis sera avec ses deux amis d'enfance. Dit-elle sèchement.
-Et quand a Préséa ? Elle ne sera plus la même après, elle n'a plus souri comme ça depuis longtemps et tu le sais bien. Sans lui elle va retomber dans la solitude. Il faut à tout prix éviter cela.
-Mais non tu seras là toi! Vous avez la même amitié qu'avec Génis non? Répondit elle après mûre réflexion.
-...

Elle se déplaça vers la fenêtre, poussa le rideau et vit la jeune fille endormie sur Génis et lui la regardant indéfiniment.
-Ca sera dur mais c'est comme ça. Reprit-elle.

A Mizuho, Sheena s'était déjà réveillée.

-Orochi que fais-tu là?
-J'attendais que tu te réveilles.
-Oui, mais il faut que je rentre moi. Ils vont s'inquiéter. Il faut que je protège… Oh non, si ça se trouve c'est déjà trop tard.
-Tu t'en vas déjà ? Fit Orochi, un peu déçu.
-Oui! Allez sinon ils vont me chercher. A un de ces quatre !

Puis elle courut en direction de la forêt de Gaoracchia. Mais quelqu’un l’attendait près d’un buisson. La forêt n’était pas vraiment rassurante ni illuminée d’ailleurs…

-Ah, tu as décidé à te montrer finalement. Lui dit une voix sombre et démoniaque.
-Abyssion, que me veux-tu?! Tu es là pour me tuer!
-Abyssion ! Ha, ha c’était drôle! Non voyons Sheena j'ai besoin de toi et de ton âme.
-Que… que veux-tu te dit-je.

La jeune ninja commençait à s’impatienter, quelle arrogance enfin !
-Je veux que tu me livres le plus fort de ton groupe, je veux Zélos, pour ma résurrection complète, enfin celle de ton village natal !

-Mais tu es déjà vivant !

-Non pas complètement il faut un autre corps pour Nébilim.
-Quoi ?! Jamais!! Et elle se jeta sur lui tel une bête sauvage. Et lui, la repoussa d'un geste comme avec un moustique.
-attends, je n'ai pas fini, tu auras ta part ma chère ! Toi tu deviendras l'épouse du plus puissant, du plus démoniaque et aussi du plus romantique.
-Tu racontes n'importe quoi!
-Ferme-la ! dit-il en lui dessinant sur son dos, son symbole : le triangle entouré par un serpent à lame, de son épée. Tu deviendras Mme. Wilder car vois-tu, si tu me le livres, je fusionnerais avec lui et je consumerais son esprit, je le contrôlerais, mais toi, tu auras toujours les même sentiment ainsi tu seras plus heureuse et si tu ne le fais pas je… Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!
-tu vas bien Sheena? Dit Zélos qui était sorti de nul part qui avait sauté sur l'étranger et l'avait poignardé dans le dos.
-Encore, toi! Mais que fais-tu là? Tu en as pas marre de me ...
-Arrête, t'es bizarre là. Je vais faire TOUT le chemin avec toi, et tu ne vas pas me faire de remarques parce que je ne te poserais pas de questions sur ce qui vient de se passer.
-D'accord, Mais comment as-tu su que je n'étais pas en bonne posture ?
-Tu avais du retard je t'ais attendu toute la nuit. Planté devant ma fenêtre.
-Tu as changé Zélos, en bien. Enfin je pense…
-J'essais d'être meilleur dans ma seconde chance. Ho, et au fait, Mizuho ça va là-bas ? Tu avais l’air stressés tout à l’heure.
-Mizuho n'a rien, c'était une fausse alerte.

 

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