09 août 2006

Tales of Symphonia partie 2-Chap 01-Ephémères retrouvailles

-Sheena !
Ce cri résonnait, tel un appel désespéré, dans le couloir sombre et humide, passage secret permettant de s’échapper de la prison. Le petit groupe de fugitifs était massé autour d’une forme humaine dont le corps s’agitait convulsivement en tout sens.

Accroupi aux cotés de l’invocatrice, l’élu de Tésséha’lla, la gorge nouée, avait pris sa main dans la sienne et la serrait inconsciemment de toutes ses forces, comme si il voulait lui communiquer un peu de sa force vitale. Peine perdue manifestement…À ce rythme là le corps épuisé de la jeune femme ne tiendrait pas le choc encore bien longtemps, malgré son incroyable résistance due à l’exsphère qu’elle portait.
Kratos fixait la scène d’un air contrit. Il n’avait pas prévu que cela se passerait comme ça. Pas aussi rapidement en tout cas…
- Pas maintenant Sheena ! J’ai encore besoin que tu sois vivante et en pleine possession de ton pouvoir d’invocation pour la suite de mes projets… pensa-t-il en la voyant s’éteindre. Il va falloir que je fasse une entorse à la promesse que je me suis faite … du moins pour cette fois-ci.

Il soupira et fouilla dans son habit bleu du Cruxis. Il en ressorti une petite fiole translucide contenant un liquide azuré. Il déboucha le capuchon et s’approcha de Sheena, le visage exsangue. Son organisme luttait contre le poison, dans une ultime tentative, faisant preuve d’un incroyable instinct de survie. Puisque l’augmentation de la température des cellules n’avait pu enrayer la progression du poison, peut être que le froid serait d’avantage efficace. Seulement la température du corps ne doit pas dépasser un certain seuil. Au-delà, c’est la mort. Face à ces deux actions contradictoires, l’organisme de Sheena ne savait plus comment réagir.
Le mercenaire s’accroupit auprès d’elle et releva sa tête avant de faire glisser entre ses lèvres le contenu de la fiole cristalline.
Chacun, et Zélos y compris, suivait avec appréhension son geste. Avec une infinie lenteur, les gouttes de potion, car c’en était bien une, pénétrèrent la commissure des lèvres de Sheena. Huit paires d’yeux étaient fixées sur elle à présent, guettant sa réaction, le moindre changement de son état.

*****

Progressivement les ténèbres glacées faisaient place à la lumière. Comme si brusquement quelqu’un venait d’allumer une torche. Une torche si vive que Sheena cligna plusieurs fois des yeux avant de les ouvrir lentement, aveuglée par la soudaine clarté.

Cela faisait si longtemps qu’elle errait au hasard dans une nuit sans fin. Et puis il y avait eu cette lumière au loin… vacillante au début, puis de plus en plus brillante et rassurante, à mesure qu’elle s’en rapprochait.
L’invocatrice se trouvait maintenant au beau milieu d’une étendue blanche, totalement nue. Mais cela ne semblait nullement la perturber. C’est comme si elle ne s’en rendait pas compte. Jamais encore elle ne s’était aussi bien et en sécurité. Une douce chaleur l’enveloppait.
Puis fronçant les sourcils, elle s’aperçut que quelque chose avançait dans sa direction. Mais elle n’arrivait pas à en distinguer les contours. Une fine brume dissimulait cette chose au regard de la jeune femme. Sheena s’arrêta et attendit que celle-ci la rejoigne.
La brume se dissipa en lents volutes blanchâtres et… (http://p9.storage.canalblog.com/97/57/110207/16297176.jpg)

-Corrine !!!!
Sheena franchit en courant les quelques mètres qui la séparaient de l’esprit originel, et l’instant d’après l’humaine et la créature de mana se retrouvèrent enlacées.
Bonheur infini que de retrouver les êtres chers disparus.
Des larmes coulèrent le long des joues de la jeune femme tandis qu’elle répétait sans cesse le nom de son amie, de peur qu’elle disparaisse aussi soudainement qu’elle était apparue. Le petit animal se frottait tout contre sa joue.
-Oh ! Comme je suis heureuse Corrine ! Tu es là ! Tu m’as tellement manqué… !!!
-Moi aussi Sheena, je suis si heureuse d’avoir pu entrer en contact avec toi une ultime fois! couina l’esprit originel, ses quatre queues multicolores battant l’air.
-Comment ça une ultime fois ???... je savais que tu n’avais pas pu disparaître comme ça, que tu étais là, quelque part… Mais maintenant nous nous sommes enfin retrouvées et plus jamais nous ne serons séparées, n’est-ce pas ?
N’est-ce pas ???? ajouta-t-elle d’une toute petite voix chevrotante. Corrine !!! Dis moi quelque chose !!!

Corrine secoua lentement sa petite tête, sauta à terre et recula de quelques pas.
-Je regrette Sheena, mais nous ne pouvons plus être réunies. C’est impossible.
-Mais pourtant je suis là !!! Avec toi !!! cria presque la jeune femme, une pointe de désespoir dans la voix.
-Et tu ne devrais pas… Ecoutes, il est encore trop tôt pour te trouver ici. Je suis juste venue te guider vers l’endroit où se trouve ta place…
-Ma place est ici, à tes cotés ! Tu… tu es ma seule amie… Ne… ne m’abandonne pas une fois encore !!! s’exclama t’elle les yeux brûlants de larmes.
Ce fût comme si un torrent glacé se déversait en elle. Elle sentit son cœur se briser en mille morceaux et les miettes se disperser aux quatre vents. Elle avait eu tant de mal à recoller les morceaux la dernière fois, ça avait été si dur et éprouvant qu’elle n’avait plus la force de vivre cette séparation une fois encore.
-Ta vraie place est en bas, sur terre, auprès de tes amis. Tu dois leur faire plus confiance. Ils ne t’abandonneront pas. Ouvre leur ton cœur, ton cœur si généreux que j’ai appris à connaître, et ils te donneront tout ce que moi je ne peux pas te donner. Ne continue plus à t’enfermer… Ce n’est pas comme cela que ça marche. Je sais que tu as souffert par le passé, mais n’est-il pas temps de tourner la page ?
-Corrine… souffla Sheena, suppliante.
L’esprit originel s’avança vers son amie à genoux et vint poser sa petite patte sur sa poitrine.
-Je serais toujours à tes cotés, comme je l’ai toujours fait… Là, juste ici. Maintenant il est temps que tu t’en ailles et que tu rejoignes le monde qui est le tien.
Et n’oublie pas, rajouta-t-elle tandis que Sheena tombait de ce petit coin de Paradis qu’il lui avait été donné de fouler pendant quelques instants, je serais à jamais au fond de ton cœur. Tu dois vivre, pas seulement pour les autres, mais avant tout pour toi…
La prochaine fois qu’on se rencontrera, je serais quelque peu différente, dit-elle à elle-même.

La chute était vertigineuse et la jeune femme se demanda comment elle allait faire pour ralentir sa course et ne pas s’écraser en bas… Elle n’avait tout compris des paroles de son amie mais puisqu’elle était amenée à ne plus jamais la revoir, autant ne pas la décevoir. Même si cela serait difficile parfois, elle essaierait de suivre ses derniers conseils.

*****

Après quelques minutes qui parurent interminables, le visage de Sheena reprit un semblant de couleur et les marques des coups qu’elle avait reçus, s’estompèrent. Les os fissurés furent réparés, de même que ses organes endommagés. Les marbrures bleutés étaient cependant toujours là, mais leur progression semblait stoppée net. Du moins pour le moment.
Mais les convulsions de son corps ne s’arrêtèrent pas pour autant et elle était toujours brûlante.
-Pourquoi continue-t-elle de trembler ? demanda Zélos, anxieux de la tournure que prenaient les évènements. Pourquoi ta potion n’a-t-elle pas plus d’effet ???
Il regardait à présent le mercenaire d’un regard empli de colère, d’amertume et de déception.
-Je n’accompli pas des miracles, répondit l’intéressé d’un air dédaigneux. L’avancée du poison a été considérablement ralentie mais n’a pas été stoppée pour autant. Il est toujours là, dans ses veines… . Cela permettra de la maintenir en vie, au moins jusqu’à ce que Raine arrive.
Kratos commençait à en avoir assez des remarques de l’élu de Tésséha’lla. Ne pouvait-il pas s’empêcher de donner son avis celui là ? Non mais vraiment…
-Comment sais-tu cela ? lui demanda Préséa. Personne à part nous n’est au courant de la venue du Professeur…
-Je le sais, c’est tout, dit-il sur un ton énigmatique. Et peu importe la façon dont je le sais…
Personne ne vit le regard entendu que lui et la créature perchée sur l’épaule de Préséa, échangèrent.

Zélos sentit soudain des doigts agripper doucement le bas de son manteau. Se retournant, il croisa alors le regard de l’invocatrice et ce qu’il y vit le bouleversa à un point qu’il n’aurait pu imaginer seulement quelques semaines plus tôt.
Un désespoir profond.
Et, dans la pression faible et hésitante de ses doigts, ainsi qu’à la lueur de ses yeux brillants, il cru discerner un appel à l’aide à la fois touchant et troublant. Jamais elle n’avait eu l’air autant vulnérable et fragile qu’en cet instant. Un élan de tendresse le traversa… quelle était cette étrange sensation qui lui réchauffait le cœur et irradiait son âme? C’était la première fois qu’il ressentait avec autant de force ce sentiment envers quelqu’un. Il ne laissa cependant rien transparaître de son bouleversement intérieur et resta de marbre. Le masque qu’il avait mis tant d’années à se forger ne se briserait pas aussi facilement, même malgré ses fissures…
Kratos le tira de ses pensées.
-Allez, ne traînons pas ici. En route !
Zélos hocha la tête en guise d’assentiment. En se penchant vers l’invocatrice, il lui murmura :
-Ne t’inquiètes pas. On va bien s’occuper de toi, tu verras.
Sheena ne répondit rien mais jeta à l’Elu alors qu’il la soulevait de terre, un regard surpris et reconnaissant. Celui-ci lui sourit gentiment, d’un sourire sincère et chaleureux (chose assez rare pour lui ^_^) et entreprit de la réinstaller sur son dos en dépit des tremblements incessants des membres de la jeune femme.
« Corrine avait peut être raison » soupira-t-elle en pensée tout en nichant sa tête enfiévrée dans le cou de Zélos.

Il y avait des gens qui l’attendaient ici…Elle ferma les yeux et se laissa sombrer à nouveau dans l’inconscience.



Les hauts remparts blancs de Meltokio se dressaient fièrement dans la plaine tel un roc perdu au beau milieu d’un océan de verdure. Ils avaient été construits depuis quelques siècles déjà, peut être lors de la guerre antique de Derris-Kharlan, par les prédécesseurs de l’actuel roi afin de repousser toutes attaques ennemies. Aucun événement de ce genre ne s’était pourtant produit depuis des générations.
Seulement, depuis quelques mois, des monstres surgis de nulle part avait commencé à faire leur apparition dans la plaine et ses environs.
Des monstres dans le monde prospère ! Etait-ce un signe du déclin imminent ? Beaucoup de paysans, y ayant vu un avertissement de la Déesse Martel, s’étaient réfugiés dans l’enceinte de la ville, à l’abri, derrière les hauts murs épais de plusieurs mètres. Cela n’avait pas été sans poser problème. D’une part il avait fallu loger tout ces gens, enfin parqués serait le terme exact, dans les bidonvilles principalement, qui s’étaient dés lors étendus de façon conséquente. D’autre part la production agricole avait diminué, créant des pénuries de nourriture dans les campagnes. Mais même en ville, le manque de nourriture se faisait d’ores et déjà sentir.
C’est pourquoi le monarque de Tésséha’lla avait dépêché un espion du peuple de Mizuho enquêter sur les raisons de ses apparitions monstrueuses, sur le monde en déclin de Sylvarant. Cet espion avait pour ordre de supprimer l’Elu de la Régénération de ce monde afin qu’il ne puisse pas accomplir son périple et faire pencher la balance de mana en leur faveur. Voilà donc la nature de la tâche qui avait été confiée à l’envoyée de Mizuho, petite fille du chef du village, Sheena Fujibayashi. Seulement, elle n’avait pas le profil d’une tueuse à gage, accomplissant sa besogne avec froideur et détachement. Oter la vie hors d’un combat, avec préméditation, elle n’avait pas su s’en monter capable. Et comble de l’ironie, elle s’était même ralliée à l’ « ennemi », rejoignant le groupe hétéroclite de l’élue de Sylvarant. Etait-ce prémédité de la part de Mizuho que d’envoyer un tueur avec un cœur pour être sur qu’il échouerait dans sa mission ? Le peuple de ninja avait-il planifié la chute de Tésséha’lla dans le chaos afin de pouvoir mieux y régner ?

Telles étaient en ce moment les interrogations du Pontife qui, du haut des remparts, contemplait sa milice personnelle qui se rassemblait à ses pieds, armée étincelante sous leurs protections en mythril forgées par les elfes. Les bannières colorées claquaient au vent qui balayait la plaine et les montures de guerre piaffaient d’impatience. Il y avait trop longtemps qu’elles étaient confinées dans leurs écuries, et avaient hâte de se dégourdir les pattes et de retourner en campagne. Bientôt tout rentrerait dans l’ordre, songea l’homme d’église avec satisfaction. L’Elue de Sylvarant ainsi que Zélos Wilder, cet empêcheur de tourner en rond, seraient supprimés et Mizuho réduite en cendre. Il pourrait alors continuer de diriger ce monde dans l’ombre du roi, rendu malade par ses soins et donc incapable de gouverner. Il faudrait qu’il s’occupe de sa fille aussi, la princesse héritière du trône, Hilda. Mais chaque chose en son temps.
Il adressa un petit signe de tête en contrebas et ses troupes se mirent en mouvement, colonnes parfaites se dirigeant en direction de l’immense pont suspendu, jetant ses bras de part et d’autre du fleuve. La foule elle aussi était venue en masse assister au départ de ses défenseurs. Des rumeurs circulaient selon lesquelles c’était une expédition punitive dirigée contre des rebelles, d’autres faisait mention d’un groupe d’espions venus d’un autre monde qu’il fallait arrêter. Peu de personne était au courant de la véritable nature de ce mouvement de troupes soudain…

Le dirigeant de l’Eglise de Martel resta encore un moment à son poste d’observation, bien après que la foule de curieux se soit dispersée, jusqu’à ce que ses hommes et leur commandant ne soient plus qu’un petit point noir sur la ligne d’horizon, conscient que son pouvoir ne tenait en réalité qu’à un fil.




Colette ouvrit lentement les yeux. Elle mit un moment à retrouver une vision claire et nette de ce qui l’entourait. Elle se trouvait dans un endroit qu’elle ne connaissait pas. Les murs étaient de terre et le plafond assez bas, comme si une personne de petite taille vivait en ces lieux. La décoration de la pièce était très sobre, quasi inexistante, mais contrairement aux apparences, la chambre n’était nullement austère. De cet espace confiné se dégageait une impression de sécurité et de chaleur.
La jeune fille tenta de se redresser mais force lui fut de constater qu’elle en était incapable.
De la porte en chêne massif entrebâillée, elle pouvait distinguer les voix de ses amis et elle se souvint, comme d’une évidence, à qui appartenait cette demeure, ainsi que les circonstances de son départ (https://p8.storage.canalblog.com/87/36/110207/16297300.jpg). Au prix de violents efforts, elle parvint à s’extirper du lit où elle reposait, vêtue d’une simple chemise blanche, en guise de chemise de nuit mais qui, par pudeur, lui descendait jusqu’aux chevilles et couvrait la totalité de ses bras, et se dirigea vers la porte de la chambre.

-Comment est-ce arrivé ?
-Nous nous sommes fait prendre dans une embuscade de ninjas menés par Kuchinawa, Raine. Leur but c’était Colette. Durant le combat, nous avons été obligés de nous séparer et puis Sheena est partie à la suite de Kuchinawa. Je ne connais pas les détails mais visiblement ça c’est fini dans les égouts puants de la ville. Il l’a blessé avec des armes qui étaient empoisonnées. Ça c’est Zélos qui nous l’a raconté parce qu’il est parti à la recherche de Sheena par la suite. C’est lui l’a ramené à l’auberge en piteux état. Régal l’a soigné du mieux qu’il l’a pu mais nous n’avons que découvert que par la suite qu’elle était empoisonnée… Et nous n’avons pas tes talents de guérison grande sœur…
-Il faut retourner là bas professeur ! Vous devez lui venir en aide ! s’écria Colette en apparaissant dans l’encadrure de la porte.
Génis s’interrompit et tous les regards convergèrent vers elle.
-Colette !!! s’exclama Lloyd. Tu ne devrais pas rester debout, tu es trop fatiguée !
-Moi ça ira… Mais il faut soigner Sheena, sinon, … sinon elle va mourir ! lança Colette d’un ton désespéré avant de chanceler et de se rattraper à moitié au chambranle de la porte.

Lloyd s’élança vers elle et la réceptionna dans ses bras. Il la souleva de terre et la ramena dans la chambre. Il la déposa sur le lit et remonta les couvertures jusqu’au menton. Colette lui jeta un regard déterminé.
-Vous irez n’est-ce-pas ? Vous n’allez pas l’abandonner ?
-Ne t’en fais pas, lui dit-il doucement en la bordant avec tendresse.
-Je ne veux plus que des gens meurent à cause de moi…
-Je sais, je sais, mais ce qui arrive à Sheena n’est pas que de ta faute. Elle a aussi un compte personnel à régler avec ce ninja d’après ce que j’ai compris. Ne te rejettes pas toujours la faute…
-…
-Raine va partir et voir ce qu’elle peut faire. Elle est très forte le professeur, tu sais.
La jeune fille acquiesça d’un petit mouvement de tête. Elle sortit sa petite main blanche de dessous les couvertures et attrapa celle de Lloyd qui s’était assis sur le rebord du lit. Tous deux rougirent un peu et détournèrent le regard.
-Lloyd…, souffla Colette. J’ai peur…que vous finissiez tous par mourir par ma faute… ça serait horrible.
-Ne t’inquiètes donc pas, lui assura Lloyd en tapotant maladroitement sa main. Nous ne nous laisserons pas abattre aussi facilement, tu peux en être certaine. Tu devras encore nous supporter encore un bout de temps.
-Je sais… désolée de vous causer autant de soucis, fit Colette d’un air piteux.
-Mais non voyons. Il ne faut pas.
-Excuses moi Lloyd… désolée…

Lloyd leva les yeux au ciel. Colette et sa manie de s’excuser tout le temps… Mais c’était aussi cette maladresse qui faisait son charme, se prit-il à penser, avant de piquer aussitôt un fard. Gêné, il détourna la tête un instant, espérant que son amie ne s’était aperçue de rien.
-Tout va bien Lloyd ? demanda Colette d’une petite voix.
-Euh… oui, oui ! Tout va très bien ! répondit-il précipitamment, essayant de dissimuler son trouble. Bon …euh… je vais aller voir comment ils s’en sortent, hein… à tout à l’heure.
Il battit en retraite en direction de la porte.
-Tu dois cesser de t’inquiéter pour nous, inquiète toi d’abord de toi, d’accord ? reprit-il avant de s’effacer.
-D’accord Lloyd.

Lloyd referma soigneusement la porte et rejoignit ses amis. Ils tournèrent la tête à son approche et la discussion en cours cessa.
-Comment va-t-elle ? demanda la professeur.
-Ca va. Elle va se rendormir, je pense. Elle se fait du souci pour Sheena…
-Justement, nous étions en train de discuter de la marche à suivre. Retourner à Meltokio ne sera pas chose facile étant donné que notre présence là bas a été repérée. Mais Régal m’a assuré que de nuit nous aurions plus de chance. Je pars sur le champ.
-Je t’accompagne, lança Génis.
-Non ! Inutile. Noishe ira bien plus vite si il n’a qu’une seule personne à porter. Je préfère que tu restes ici, au cas où il faille livrer bataille. Ce qui risque d’être le cas d’ailleurs.
Le petit magicien se plia à la décision de son aînée, à regret. Raine rassembla ses affaires sans plus tarder. Ses précieux livres, de la nourriture pour le voyage et son bâton magique furent prestement emballés. Quelques minutes plus tard, elle franchissait le seuil de la demeure d’Altessa et enfourcha Noishe qui folâtrait à proximité. Elle lui murmura à l’oreille et l’animal partit à vive allure en direction de Syback, la cité universitaire, et du pont suspendu qui permettait de relier cette partie du continent à la cité impériale.
Lloyd et ses compagnons la regardèrent partir avec un mélange de crainte et d’appréhension. Tous leur espoirs reposaient sur elle à présent mais était-ce bien prudent de la laisser partir seule ? C’était une demi-elfe après tout, et même si ils attachaient peu d’importance à sa race, il n’en était pas de même pour tout le monde, malheureusement.

_______________

La peur de Colette

Colette : Lloyd… j’ai peur…
Lloyd (tapotant la main de Colette) : Ne t’inquiètes pas nous allons te sauver !
C :… non, non, c’est pas ça…
L : ?!... ah bon bin… Sheena va s’en sortir, tu sais…
C (secouant la tête) : C’est pas pour ça que je m’inquiète…
L (de plus en plus perplexe) : Qu’est ce qui te cause du soucis à ce point là. Tu peux m’en parler tu sais.
C (rougie et gênée) : Bin… c'est-à-dire que… comment dire… Bon allez je me lance : tu compte vraiment sauver le monde dans cet accoutrement ridicule ???
L se regarde de la tête au pied : Tu trouves ? Zélos m’a pourtant assuré que c’était la dernière mode…Tu n’y connais rien voilà tout.
C levant les yeux aux ciel : Si il le dis…
L se retourne et se dirige vers le fond de la pièce avec maladresse : marcher avec des palmes c’était pas ce qu’il y avait de plus facile. Mais bon faut souffrir pour être beau !

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Naikkoh : Me voilà de retour avec de nouveaux chapitres. J’espère que la suite des aventures de Lloyd et ses amis vous plaira autant que la première partie. ^^

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Mise à jour de la section fanfinc

Premier chapitre de la nouvelle partie des aventures de Lloyd et ses amis. A lire de toute urgence^^

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22 août 2006

Quand Tales rencontre Aqua

Souvenez vous des années 90, le groupe Aqua sort la chanson Barbie Girl qui a fait son succés en France. Et bien lorsque les personnages de ToS rencontre le groupe, ça donne ça:

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Trop délire!

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28 août 2006

Tales of Symphonia partie 2-Chap 02-Réminiscences

 

***(en gras figurent les retours en arrière)***

 Il n’avait pas été aisé de sortir de la ville. Les rues étaient en pleine ébullition. Une expédition militaire se préparait et tout était prétexte à se retrouver sur le pas de sa porte à commenter les récents événements en invitant ses voisins à boire un verre et à trouver des raisons à cette soudaine agitation. Les rumeurs allaient bon train et étaient toutes plus farfelues les unes que les autres, chacun y allant de son petit grain de sel, enflant et déformant les propos.
Ce matin là, plus que tout autre, la place du marché battait son plein et dans toutes les bouches il n’était plus question que de ça.

-Le plus dur reste à faire, commenta Kratos à l’angle d’une sombre ruelle, contemplant les allées et venues des badauds sur la place. Nous sommes obligés de passer par cette place si nous voulons sortir de la ville… cela ne va pas être aisé de se mêler à la foule, il y a des gardes partout.
Son regard acéré embrassa l’ensemble de la place publique avec ses étals colorés malgré le manque évident de produits. Les marchands essayaient de garder leur optimisme légendaire et redoublaient d’effort de vente pour écouler leurs stocks à des prix exorbitants. Mais que faire ? Il leur fallait bien vivre eux aussi.
L’œil morne, les matronnes houspillant leur marmaille, et les cuisinières, passaient devant les étalages sans rien acheter, pour la plupart. Ce matin pourtant l’ambiance était plutôt à la fête. Si des troupes partaient en campagne, c’était, pour sur, dans le but de régler ce problème de monstres et mettre fin à la pénurie de nourriture.
Les blocus aux portes de la ville pour trouver le groupe de la fausse élue de la régénération (c’était ainsi en effet que le Pontife avait présenté Colette et ses amis afin de faire passer sans trop de protestations ses mesures de sécurité draconiennes auprès du bon peuple de Meltokio) serait sans aucun doute levés. Pour la première fois depuis des semaines, l’avenir s’annonçait sous de meilleurs auspices et l’on pouvait sentir une petite pointe d’espoir retrouvé poindre dans l’atmosphère et ce, en dépit de la présence de nombreux gardes pontificaux.

-Il vaudrais mieux se séparer, dit Kratos en se retournant vers ses compagnons. Ils recherchent un groupe de huit fuyards. Nous aurons plus de chance en étant isolé. Préséa, tu vas prendre l’aubergiste et un de ses enfants avec toi et tu vas dans cette direction, dit-il en montrant le nord de la place.
Préséa hocha la tête.
-Toi, Zélos, tu empruntera la sortie sud avec son mari et le deuxième gamin, rajouta-t-il. Moi je prends l’invocatrice.
Zélos fronça les sourcils et ses bras resserrèrent leur emprise autour des cuisses de Sheena, toujours sur son dos.
-Et pourquoi ça ? Je peux très bien m’occuper d’elle. Pourquoi devrais-je te la confier ? Après tout tu surgis de nulle part, tu donnes des ordres et tout le monde t’obéit…Tu connais cet endroit comme ta poche, mieux que moi d’ailleurs, comme si tu avais toujours vécu ici, mais pourtant il ne me semble pas t’avoir déjà vu dans le coin. Et saches que je m’en souviendrai si cela avait été le cas. Désolé mon vieux mais je ne vois pas pourquoi je te ferais confiance. Le seul qui pourrait répondre de toi et confirmer tes dires, c’est Lloyd, et il se trouve qu’il n’est pas là…
-Ca y est ? Tu as fini ton caprice jeune blanc bec ? le coupa le mercenaire avec une pointe d’exaspération dans la voix. Il se trouve que je suis le mieux placé pour faire sortir cette fille discrètement de la ville. Si tu la gardes sur ton dos, étant donné qu’elle ne peut pas marcher, tu auras tôt fait d’être repéré. Et si il faut prendre la fuite, son poids te ralentira plus sûrement qu’un boulet en fonte accroché au pied et elle retombera entre les mains auxquelles on vient de l’arracher et toi avec. C’est cela que tu souhaites ? Foutre en l’air cette expédition de sauvetage à cause de ton orgueil imbécile ? De ta fierté ? Sache que cela n’a jamais sauvé personne, bien au contraire !
Bon, on ne va pas tergiverser cent sept ans. A rester ici nous allons finir par être découvert. Passe la moi !

Zélos tremblait de rage et de frustration. Mais bon sang qui était donc réellement ce type ? D’un autre coté, il lui fallait bien reconnaître qu’il n’avait pas tort. Conserver Sheena sur son dos pour traverser cette place bondée de monde n’était pas très malin si l’on voulait passer inaperçus. Mais c’était pour le principe. Pas question de la confier à un inconnu. Il ne pouvait s’y résoudre. Il s’était promis tout à l’heure de la protéger et de veiller sur elle, ça n’était pas pour l’abandonner maintenant…
-Allez, je ne vais pas l’abîmer ta précieuse petite fiancée…
-Quoi !? Ce n’est pas ma précieuse… et puis d’abord ce n’est pas du tout ma fiancée !!! Rien à voir enfin !!! se défendit l’Elu.
Quelle idée ! Je n’ai jamais rien entendu d’aussi stupide ! Il est normal que je ne confie pas un de mes compagnons blessé à un parfait inconnu qui s’improvise sauveur d’un jour ... Elle, ma fiancée, c’est trop drôle… elle n’est pas mon genre de femme de toute manière ! Et…
-Tout va bien Zélos, fit alors Préséa en posant une main sur son avant bras. Il veut juste nous aider et je pense que nous devrions lui faire confiance. C’est ce que Lloyd ferait, j’en suis certaine. Et puis nous n’avons pas bien le choix, je pense.

Zélos hésitait encore mais pas question qu’ils s’imaginent quoique se soit entre lui et l’invocatrice. «Protégeons nos arrières… désolé Sheena » pensa-t-il. Et il posa doucement à terre la jeune femme qui ne cessait de trembler. Se relevant, il foudroya du regard Kratos, impassible.
-Bien, dit-il un peu sèchement. Quel est le point de rendez-vous ?
-L’Abbaye du Sud Est, lui répondit Kratos sur le même ton.
-L’abb … l’Abbaye du Sud Est… ? pâlit l’Elu de Tésséha’lla. … bon… très bien. On se rejoint là bas. Allez suivez moi vous autres !
Puis se retournant vers Préséa et son petit groupe, il ajouta :
-Bonne chance Préséa…
L’intéressée lui répondit par un petit signe de tête et partit dans la direction que lui avait indiqué Kratos quelques instants auparavant. Zélos la regarda s’éloigner et se mêler à la foule, avant de quitter lui aussi leur cachette momentanée. Il jeta un dernier regard de ses yeux de glace au mercenaire, qui avait pris à présent Sheena dans ses bras musclés. Celle-ci gémit à l’instant où Zélos s’apprêtait à partir et il dû se faire violence pour ne pas faire demi tour et la reprendre tout contre lui. Faisant abstraction de tout ce qui l’entourait, il s’élança à son tour dans la cohue, talonné par le petit garçon de l’hôtelière et son père.

-Bien, c’est à nous à présent…
Le mercenaire ferma les yeux et une aura blanche se mit à briller autour de son corps. Une paire d’ailes immatérielles, semblable à celle de Colette, sauf qu’elles étaient de couleur bleue, apparut l’instant d’après dans son dos.
-Accroches toi bien, murmura-t-il à l’oreille de la jeune invocatrice. Je ne tiens pas à aller te chercher si tu tombes de là haut.

Kratos resserra ses bras autour de la taille de Sheena tandis qu’elle passait ses mains autour de son cou, et donnant un violent coup de talon au sol, l’ange du Cruxis s’envola, emportant dans les airs la jeune femme.

Fuite_by_AngedeCristal

Il y avait très peu de chance pour que quelqu’un lève le nez en l’air et les aperçoivent. Néanmoins, Kratos battit des ailes avec force afin de s’élever le plus possible et d’être hors d’atteinte. Se maintenir ainsi dans les airs n’était pas chose aisée surtout lorsque l’on a quelqu’un qui s’accroche à votre cou et qui ne tient pas en place. Il avait beaucoup de mal à conserver la jeune femme contre lui. Celle-ci qui, jusqu’à présent avait garder ses paupières closes durant tout le temps qu’avait duré l’ascension, ouvrit un œil puis l’autre. Elle ne pu réprimer un hoquet de surprise en découvrant la distance entre eux et la terre ferme, et raffermit sa prise autour de Kratos.
La plaine de Meltokio et ses petits hameaux paysans s’étendaient sous ses pieds, et elle pouvait distinguer, aussi minuscules que des fourmis, les rares travailleurs sur leur terre ainsi que les quelques voyageurs empruntant la grande route. Le vent soufflait avec force dans ses cheveux détachés qui fouettaient son visage, achevant de glacer son corps transi vêtu de la simple tunique de lin blanc que lui avait donné l’aubergiste après son plongeon dans les égouts.
Cette façon de voyager dans les airs était bien plus impressionnante que l’utilisation des ptéroplans. Là au moins, on pouvait contrôler la machine et il n’y avait pas le vide directement en dessous. Elle n’était pas sûre d’apprécier le vol libre contrairement à Kratos, qui lui, affichait un visage serein et confiant comme si il se retrouvait dans son élément (4 000 ans de pratique, évidemment ça aide^^). La morsure du vent n’avait nullement l’air de le gêner et après s’être rapidement repéré, il pris la direction du sud est, vers une petite bâtisse au bord d’une falaise, entraînant avec lui une Sheena pas très rassurée. Après tout, théoriquement il était leur ennemi étant donné qu’il oeuvrait pour le Cruxis, et rien ne l’empêchait de la lâcher dans le vide. Cette idée acheva de l’inquiéter et elle se crispa d’avantage tout en tentant de contrôler ses incessants tremblements.

Ils volaient ainsi depuis quelques minutes lorsque que Kratos aperçut une forme noire s’avançant dans sa direction. Cette forme ailée se rapprochait de plus en plus vite et laissait le mercenaire perplexe. Un gigantesque oiseau noir apparut alors dans son champ de vision. C’était la première fois que Kratos voyait une telle bête. D’aspect reptilien, elle avait des yeux rouges comme la braise et faisait bien dans les deux mètres d’envergure. Seule la tête portait des plumes aussi sombres que le charbon, le reste du corps, grisâtre, semblait nu de prime abord mais était en réalité couvert d’écailles luisantes, et ses espèces d’ailes étaient terminées par d’immenses serres aux griffes tranchantes. Des os blanchis par le soleil faisaient saillie le long de son échine, la faisant ressembler à un étrange dragon. Seul le bec, très allongé et pourvu d’innombrables dents pointues arrêtait là la ressemblance avec la créature mythique. La bête volante poussa un long cri strident, faisant grimacer les deux humains de douleur, et Kratos ne réalisa que trop tard qu’elle leur fonçait dessus. Pas le temps d’esquiver ! Elle les heurta de plein fouet, enfonçant profondément au passage, les griffes de ses pattes postérieures dans l’épaule droite du mercenaire. Sous le choc de la collision et de la douleur, celui-ci ouvrit les bras dans un réflexe et Sheena bascula dans le vide avec un hurlement d’effroi.
Kratos sorti son épée du fourreau et fendit l’air devant lui afin de se débarrasser de son attaquant. Peine perdue, le monstre poursuivait sa route et était déjà hors de porté.
-Merde ! jura-t-il entre ses dents avant de s’élancer à tire d’ailes en direction de la jeune femme en chute libre.

Sheena voyait la silhouette du mercenaire s’éloigner à une vitesse folle et le sol se rapprocher d’autant plus rapidement. Un instant, elle resta tétanisée par l’horreur de sa situation. Dans quelques instants, elle s’écraserait sur le sol. Impuissante, elle ne pourrait rien faire pour empêcher l’inévitable de se produire. Comment avait-elle pu en arriver là ?
Il parait que lorsqu’on est sur le point de mourir, votre vie défile devant vos yeux en quelques secondes, comme une mise au point sur ses actes, bon ou mauvais, les joies, les peines, les regrets, avant de cesser d’exister.
Comme dans un rêve, Sheena entrevoyait par flashs une sombre forêt, la forêt de Gaorrachia probablement ; une sensation de chaleur et de bien être. Puis la forêt devint hostile ; des flammes ; un homme qui la prend dans ses bras protecteurs. Le temple de Volt ; un immense éclair blanc. Des gens lui crachant leur haine et leur colère au visage. Désespoir et solitude immense. Nouvel espoir. Corrine ; sa disparition au temple de Volt. Chagrin intense. Kuchinawa. Ses nouveaux amis ; Lloyd et Colette lui faisant un petit signe de la main ; Kratos ; puis Régal, Raine, Génis et Préséa apparurent à leur tour, un doux sourire illuminant leur visage. Et enfin, un homme à la chevelure flamboyante se tenant de dos. Zélos. Se retournant, il tendit la main vers elle avec un regard triste et secoua la tête en signe de négation, accablé avant de s’éloigner sans un regard en arrière.
Une larme pris naissance au coin de l’œil de Sheena et s’échappa dans les airs…
La fin était irrémédiable.
Non ! Il y avait encore quelque chose qu’elle pouvait faire !

La peur fit recouvrir un peu de lucidité à la jeune femme et rassemblant son courage, elle pria Eole, le dieu du vent tout en lançant l’invocation rituelle du vent. La moindre goutte de Mana de son corps fut mobilisée et les cercles magiques d’invocation se dessinèrent autour d’elle.
-J’ai besoin de votre aide ! Apparaissez ! SYLPHE ! FEAIRIE ! YUTIS ! cria-t-elle. [1]
Aussitôt les trois esprits originels du vent se matérialisèrent et déchaînèrent un puissant souffle d’air sous leur maître afin de ralentir sa chute.

Voyant qu’il ne la rattraperait pas à temps Kratos fit disparaître ses ailes d’ange et plongea en chute libre en direction de Sheena tel un rapace fondant sur sa proie. Il vit son corps briller d’une aura verte tandis que des cercles magiques se traçaient dans les airs formant des entrelacements complexes. Elle était en train d’invoquer.
« Bien joué Sheena » pensa-t-il.
Le mercenaire tendit son corps comme une flèche afin de gagner en vitesse. Quelques mètres au dessus d’elle il redéploya ses ailes de Mana. La prise au vent qu’elles offraient devrait pouvoir lui faire ralentir sa course…Les forces contraires s’exerçaient sur ses ailes avec une telle puissance de Kratos en eu le souffle coupé. C’était comme si on les lui arrachait sans anesthésie. Il se sentait complètement écartelé…Il fallait qu’il tienne bon. Il le fallait absolument… autrement tout ce qu’il avait entreprit, sa trahison, n’aurait servit à rien.
-Anna… donne moi la force…murmura-t-il comme une prière alors que des larmes de douleur venaient picoter ses yeux.
Les trois êtres de Mana dardaient leurs yeux inquiets sur lui et redoublaient eux aussi d’effort pour enrayer la chute de Sheena. Allait-il réussir à s’arrêter à temps ou allait-il les percuter?

Dans un ultime effort Kratos maintint ses ailes ouvertes et sentit qu’il ralentissait. Tendant les bras, il parvint à attraper le poignet de Sheena dont l’altitude était maintenue uniquement grâce à l’action des serviteurs du vent. L’attirant à lui, il la serra avec force dans ses bras. Un immense soulagement se peint alors sur son visage. Il avait réussi ! La déesse Martel soit louée, il avait réussi !
-Merci, fit-il en s’adressant à Sylphe avec ses trois paires d’ailes, Feairie et Yutis et leurs ailes de papillon.
-Nous n’avons fait que notre devoir, lui répondirent ensemble les trois esprits originels. Nous n’avons fait qu’obéir aux ordres du maître invocateur. Mais elle a épuisé la totalité de son Mana, source de vie et de magie, pour faire appel à nous. Plus une seule goutte ne parcourt son corps. Faites attention.
Et elles disparurent dans un souffle de vent.
Kratos pencha sa tête vers celle de Sheena et fronça les sourcils à la vue de la pâleur de son visage et de ses lèvres bleutées. Ses tremblements étaient de plus en plus importants. Elle haletait de plus belle. Les esprits avaient raison, le Mana ne circulait plus en elle. En voulant se sauver, elle avait accéléré sa mort…étrange paradoxe…Personne ne survivait bien longtemps à une absence de Mana dans son corps.
Malgré l’atroce douleur dans son dos, il accéléra son vol en direction de l’Abbaye du Sud Est, sans faire d’avantage attention à la blessure de son épaule qui lui faisait perdre beaucoup de sang. Il n’avait pas fait tout ça pour rien… !

 *****
En quittant Kratos et Sheena, Zélos s’était senti rongé par l’inquiétude mais maintenant que les murs de la cité de Meltokio étaient loin, il avait retrouvé son ton badin habituel et regrettait de ne pas être parti avec la partie féminine de la famille de l’aubergiste, plutôt qu’avec le mari et son petit garçon. Chemin faisant en direction du point de rendez-vous, il avait bien essayé de détendre l’atmosphère plutôt pesante avec des vannes de son cru, mais n’avait réussi qu’à arracher un faible sourire compatissant à l’homme. Ce qui avait fini par vexer Zélos, qui boudait à présent.

Lorsque, après de longues heures de marche, le petit groupe arriva en vue des pierres noires de l’Abbaye du Sud Est, Zélos releva la tête avec un air maussade. C’était entre ces murs que vivait Sélès, sa demi-sœur du coté de son père.
Sélès…

 //Après la mort de sa mère, une dizaine d’année auparavant, son père, un riche aristocrate de Meltokio, s’était remarié avec une femme issue de la petite bourgeoisie. De leur union était née Sélès, un an plus tard. Le bébé avait très vite été l’objet de toutes les attentions et les cajoleries, et Zélos, fils de la première femme, avait complètement été exclu de ce bonheur. « L’Elu du Mana» devait avoir d’autres préoccupations que l’amour et la reconnaissance familiale lui répétait-on sans cesse, il n’avait pas le temps pour de telle futilité puisque de lui, dépendrait la survie de tout un peuple.
Le jeune Zélos avait donc passé son adolescence loin de sa famille, entouré de vieux professeurs de l’académie de Syback qui lui répétaient de garder son sérieux, que son comportement n’était pas digne d’un Elu et qu’il fallait qu’il grandisse un peu. Ne pouvait-il pas faire honneur à la famille Wilder ? Son père serait très déçu si il constatait le peu de sérieux avec lequel son fils étudiait. La petite Sélès se montrait beaucoup plus docile et plus douée que lui.
Au début, il les avait écouté et s’était lancé corps et âme dans ses études. Il voulait tellement gagner l’estime de son père et que celui-ci le regarde à nouveau. Lors de ses rares visites à Syback, Mr Wilder interrogeait longuement son fils sur ce qu’il avait appris et déclarait ensuite d’un ton dur que cela n’était pas suffisant et que Sélès était beaucoup en avance pour son âge. Et Zélos ravalait ses larmes de déception une fois encore. Que fallait-il donc qu’il fasse pour que son père soit fier de lui ? Pas une seule fois depuis le fameux jour où sa mère avait trouvé la mort, il n’avait posé les yeux sur lui. Pas une seule. Etait-ce donc sa faute ? Etait-ce cela que son père voulait lui faire comprendre ? Il avait fini par développer une rancune tenace envers son père et sa petite demi-sœur si aimée de tous et si parfaite.
Et puis l’adolescence était venue avec ses premiers émois, et le jeune Elu découvrit bien vite qu’il ne laissait pas indifférentes ses petites camarades de classe. Il était si facile de les manipuler en leur promettant la lune et en les embobinant, avec de belles paroles qu’il ne pensait pas. Voilà que son statut d’Elu pourrait enfin lui servir à quelque chose... autant en profiter. Les filles ne pouvaient rien lui refuser et étaient prêtes à tout pour un peu d’attention de sa part.
Cela avait commencé par des menus services qu’elles lui rendait pour lui être agréable, sans qu’il demande quoique se soit. Profitant de leur dévouement, il commença à leur demander de faire ses corvées à sa place, puis ses devoirs et enfin de passer les examens à sa place, présentant toujours la chose comme si il leur demandait là une immense faveur. Même les professeurs du sexe féminin tombaient sous le charme de cet adolescent au sourire ravageur qui semblait d’avantage doué pour séduire les filles que pour apprendre les mathématiques. La seule autre matière dans laquelle il excellait, outre le combat, était l’astronomie. Ce qui n’avait pas été sans étonner ses professeurs, jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que ce n’était que pour parfaire sa technique de drague (ce Zélos, j’vous jure -_-‘). « Les filles sont tellement sensibles à la beauté des étoiles » l’avaient-ils entendu se vanter auprès des autres garçons.
Le jeune Elu n’avait pas autant de succès avec eux qu’avec les filles. Beaucoup le considérait comme un beau parleur bourré de fric un peu efféminé, et aucun n’appréciaient les faveurs dont il était le bénéficiaire. Très vite, ils avaient pourtant appris que se frotter à lui n’était pas la meilleure idée qu’ils aient eue… En escrimeur hors paire, Zélos avait tôt fait de faire mordre la poussière à ceux qui le provoquaient en duel. Ceci lui avait fallu d’interminables séjours dans le bureau du Doyen, à subir des sermons qu’il ne prenait même pas la peine d’écouter :

 
-Votre conduite est inadmissible ! J’ai fermé les yeux la dernière fois mais cette fois ci c’est trop ! Il est encore à l’infirmerie et les médecins ne savent pas si il pourra se servir de son œil à nouveau !
-…
-Ses parents sont dans l’antichambre et vont porter plainte au Roi ! Sachez qu’ils font beaucoup de dons à cette université et…
-Et alors ? demanda le jeune Elu en dissimulant à peine son bâillement de lassitude. Qu’est ce que ça peut me faire ?
-Comment ça, qu’est ce que ça peut vous faire ??? explosa le vieil érudit. Vous rendez vous compte de ce que vous avez fait ??? C’est très grave !
-Mmmh…Je n’ai fait qu’accepter sa provocation en duel, je ne l’ai pas forcé, répondit Zélos d’une voix égale. Il aurait dû savoir à qui il avait à faire avant de vouloir se venger à propos de sa petite amie… comment s’appelait-elle déjà ?...Ah oui, Suzie !… quelle stupidité, ajouta-t-il en soupirant et en croisant les jambes, assis dans l’épais fauteuil en cuir faisant face au bureau du Doyen.
Le vieil homme le fixa avec attention, se retenant d’asséner une bonne gifle à cet arrogant élève. Son prédécesseur avait fait preuve de beaucoup trop de laxisme à son égard semblerait-il. Cet enfant était tout bonnement insupportable !
-En ce qui concerne l’argent versé à votre établissement, ne vous en faites pas. Mon père se fera un plaisir de vous dédommager de vos pertes. Il ferait n’importe quoi pour ne plus avoir à entendre parler de mes frasques. Pour ma part…Non laissez, ce n’est pas important, ajouta-t-il avant de prendre congé dans un sourire froid.
-Restez assis !!! Je n’en ai pas fini avec vous « Elu » !!! Votre sœur, elle !… cria le Doyen.
-Demi sœur…
-Je vous demande pardon ?
-Sélès est ma demi sœur. Dans nos veines, ce n’est pas le même sang qui coule…C’est elle qui aurait du naître avec ce foutu cristal dans sa main [2], pas moi… dit-il dans un murmure.
-…
-Restons en là voulez vous ? J’ai à faire. Bonne journée Monsieur, fit Zélos d’un air faussement enjoué.

L’adolescent se leva sans plus attendre et sortit du bureau. Presque aussitôt, une myriade de jeunes filles de tous âges se précipitèrent vers lui afin de s’enquérir de la raison de cette convocation chez le « vieux » et de la nature de l’éventuelle sanction.
-Ne vous en faites pas les filles, ça c’est très bien passé, l’entendit dire le Doyen. Votre serviteur s’en sort toujours. Allez venez mes chéries, allons ailleurs que je puisse contempler au mieux votre beauté. Cela illuminera le reste de ma journée.
Les petits cris des filles retentirent dans le couloir.

Le Doyen se cala dans les renflements en cuir de son fauteuil. L’Elu était un enfant à surveiller de prés. Il n’avait pas chercher à dissimuler l’amertume que lui inspirait son rang et ne semblait ressentir aucun regrets, aucune culpabilité envers ses actes. Quel jeune garçon froid, bien trop à son goût pour un jeune de son âge d’ailleurs. Avec le temps et la rancune grandissante, et entre de mauvaises mains, il pourrait devenir un homme dangereux et sans pitié. Le vieil Erudit se promit d’en toucher deux mots à son père lorsque celui-ci viendrait effectuer sa visite annuelle, lors de l’anniversaire de son fils.//

 //Autre moment, autre lieu.
Pour la première fois depuis qu’il avait quitté la demeure familiale, Zélos allait rencontrer sa demi-sœur si détestée. C’était à l’occasion des fêtes de la nouvelle année. Son père, affaibli par une maladie qui touchait ses poumons, voulait sans doute se donner encore l’illusion d’une famille unie. C’était ce qu’en avait conclu Zélos en découvrant l’invitation.
Il avait songé tout d’abord à ne pas y aller, et puis il s’était dis que c’était exactement ce que voulait cet homme qui disait s’appeler son père. Il irait donc, uniquement pour voir l’aversion et le mépris qu’il lui inspirait se peindre sur le visage de son géniteur.

Lorsqu’il arriva devant la grille d’entrée, il poussa doucement les panneaux de métal froids. Lentement, il pénétra dans le jardin et suivit le chemin dallé qui menait à l’entrée de l’imposante demeure. La neige qui tombait encore sans bruit, crissait sous ses pas.
Levant la tête, il remarqua une petite fille qui l’observait à travers les carreaux d’une immense fenêtre. Pendant de longues minutes, ils restèrent ainsi à se fixer, à essayer de se reconnaître l’un en l’autre. Puis la fillette fut tirée vivement en arrière et disparut du champ de vision de Zélos. Seul l’épais rideau pourpre qui se balançait encore, attestait de la présence d’une personne quelques instants plus tôt.
Zélos sourit intérieurement. Evidemment, on avait dû lui raconter tout un tas d’histoires à son sujet, que c’était un égoïste, doublé d’un coureur de jupon et d’un incapable, qu’il ne fallait surtout pas essayer d’avoir des contacts avec lui autrement il allait vous pervertir. Ce n’était pas un bon élu. Il était inutile, ne servait à rien et n’aurait jamais dû venir au monde. Cela aurait dû être elle l’élue, pas lui…

Il soupira une fois encore et s’apprêta à soutenir le regard méprisant de son père. Son père qu’il avait tellement craint étant plus jeune et qui lui faisait tellement pitié aujourd’hui…
Il ouvrit à la volée les grands panneaux en bois cloutés et sculptés avec raffinement, sans prendre seulement la peine de frapper, ou encore d’attendre qu’un domestique vienne lui ouvrir.
-Salut la compagnie !!! s’exclama-t-il avec un sourire outrageux mais son regard était on ne peu plus glacial. Désolé pour le retard ! Je sais que vous vous languissiez de moi, mais j’ai été retardé par une urgence sur le chemin… Et oui, c’est ce qu’on pourrait appeler la rançon du succès ! Alala… Toutes ses jolies jeunes filles qui veulent accaparer un peu de mon temps… c’est dur. Mais on s’y fait vite. Tenez mon brave, ajouta-t-il en tendant son manteau au majordome.
Il s’avança ensuite vers une femme d’une trentaine d’années, guindée dans une robe sobre et sombre qui contrastait avec les habits richement décorés de l’Elu de la régénération.
-Ma chère belle-mère… Mes hommages, dit-il en lui baisant la main et en ignorant volontairement la fillette qui se trouvait à ses côtés. Quel temps épouvantable n’est-ce pas ? Père n’est pas avec vous ? C’est encore son angine de poitrine, je parie…
Lui prenant le bras, il l’entraîna dans son sillage, tout en continuant de parler avec animation et un enthousiasme exagéré. La pauvre femme n’arrivait pas à en placer une et paraissait d’ailleurs assez contrite. Le fils de son mari était décidemment bien trop exubérant.

Même à table, c’était Zélos qui s’était chargé de faire l’animation. On n’entendait que lui. Il s’efforçait par ce biais, de masquer le trouble que lui inspirait cette maison, ce foyer où il avait vécu heureux avec sa mère, et qui n’était plus le sien à présent. Il n’était plus qu’un étranger entre ses murs et cela faisait longtemps qu’il l’avait compris. Il feignait d’ignorer son père mais il était toujours, bien malgré lui, en quête d’une reconnaissance quelconque, même si cela lui était difficile à admettre. Au fond de lui, il attendait vainement que son père lui demande pardon. Mais ce pardon n’était jamais venu…

-Une nouvelle année commence mais tu reviens inlassablement à ton point de départ mon vieux Zélos, soupira-t-il alors que s’achevait cette soirée et qu’il se retrouvait dans le jardin enneigé, bien emmitouflé dans son manteau de fourrure. Cette fois encore, tu as été incapable de t’expliquer avec lui…pfffffff…bah, il me reste l’an prochain pour le faire. Eh ! Qu’est ce que tu veux toi ?
Il posa ses yeux sur Sélès, qui s’était éclipsée à la fin du repas. Il ne lui avait pas adressé la parole de la soirée, pas accordé un seul regard. Il s’était montré froid et distant au possible vis à vis d’elle et pourtant elle était là, dans la froideur de cette soirée d’hiver, avec sa jolie robe de velours bleu, à le fixer de ses grands yeux tristes.
-Qu’est ce que tu me veux ? répéta Zélos avec une pointe d’impatience dans la voix.
La fillette ne lui répondit rien mais continuait de le fixer avec des yeux implorants.
Elle voulait comprendre.
On lui avait toujours décrit l’Elu de façon très laide et elle voulait se faire sa propre opinion. Tout ce qu’elle avait vu ce soir, c’était un enfant enfermé dans une grande solitude, tout comme elle. Un enfant qui ne cherchait que l’amour et la reconnaissance de ses parents [3].
Il était son frère après tout. Son grand frère. Rien que ce mot lui donnait des frissons d’excitation. Elle n’était pas seule, elle avait un frère. Bien sûr elle adorait sa mère, mais ça n’était vraiment pas la même chose.
Zélos et Sélès se fixaient en silence, se fouillant mutuellement du regard. Combien de temps restèrent-ils ainsi dans la froideur de l’hiver ? Un instant ? Une éternité ?...Qui sait…
Sélès ouvrit la bouche mais un domestique l’interpella et arriva en courant vers elle. Zélos le regarda venir vers eux en pestant contre toute cette neige qui rendait l’allée glissante, puis il regarda Sélès qui avait baissé les yeux, gênée.
-Le message est passé petite sœur, lui dit-il avec un doux sourire. Tiens. Si tu attrapes une pneumonie ça va encore être de ma faute.
Il se pencha vers elle, défie l’écharpe autour de son cou et l’enroula autour du cou de la fillette. Se relevant, il lui ébouriffa les cheveux d’un geste tendre et franchit les grilles sans se retourner.

-Allons Mademoiselle, venez, il faut rentrer ou vous allez attraper mal, dit une voix dans son dos.
Sélès sursauta. Elle se retourna et elle vit le domestique qui lui faisait signe de rentrer avec impatience, visiblement pas très content d’avoir eu à lui courir après sous toute cette neige. L’enfant se retourna vers la grille d’entrée mais l’Elu avait déjà disparu de son champ de vision. Elle soupira et suivit le valet en silence, l’écharpe épaisse et douce serrée contre son cœur…//

 … Pour quoi avait-il fallu que ces murs de pierre, lui rappellent ces passages de son enfance ? Il pensait pourtant les avoir bien enfouis dans sa mémoire…Bah ! A quoi bon se lamenter ? il n’aurait qu’à faire comme d’habitude, refouler ses sentiments protecteurs qu’un frère peut avoir pour sa sœur et se montrer aussi égoïste qu’à l’accoutumée. Cela ne lui avait jamais poser de problèmes jusqu’à maintenant alors autant continuer.
L’Elu de Tésséha’lla se composa un visage pour la circonstance et franchit avec détermination le portail entouré de hauts murs qui annonçait le début du domaine de l’abbaye[1] Normalement la phrase est bien plus longue, mais elle est en anglais dans le jeu et j’avoue que je ne réussi jamais à la déchiffrer comme il faut et jusqu’au bout^^

[2]Les Elus du Mana naissent en tenant dans leur main un cristal du Cruxis. Celui-ci est ensuite déposé dans un temple de l’Eglise de Martel jusqu’à ce que l’heure de la régénération sonne et que l’Elu se présente pour entre la prophétie. Dans le jeu c’est ce que dit Colette à Génis et Lloyd avant de se rendre au temple d’Isélia, et le cristal du Cruxis de Zélos est en fait gardé par sa sœur Sélès.

[3] Précoce pour son âge la petite hein ?^____________

Souvenirs, souvenirs

 Zélos: Oh…hihihi… trop forte celle là… et celle là ? mmh pas mal non plus…
Sheena : Qu’est ce que tu fais Zélos ?
Z : Je regarde des vieilles photos. Regarde ! Tu trouves pas que j’étais à croquer ?
S(jette un coup d’œil) : Mmh… mouais, si tu le dis.
Z : Atta, jette un œil sur celle ci. Aaah la belle époque… j’avais déjà beaucoup de classe et toutes les filles étaient folles de moi.
S : Ca c’est bien un truc que je ne comprendrais jamais.
Z : Tu es jalouse Shee ?
S : Hein ???!! Quoi ???!! Mais pas du tout mon cher !
Z (chantonnant): Sheena est JA-LOUSE.
Génis : Salut vous deux ! Vous faites quoi ?
Z(mets la main devant la bouche de S) : Je montrais à Sheena des preuves de mon maintien naturel de roi^^
G(feuillette l’album pendant que S essaye de frapper Z) : mouais…mouais…Ah ! Mais c’est que c’est très intéressant ça ! Arrêtes toi deux secondes Sheena et viens voir ça ! Ca vaut le détour

S arrête de poursuivre l’Elu et va voir G.

G (brandit triomphalement une photo) : La première cuite de ce cher Z !!! Dis moi, Z, tu nous avais caché que tu avais des sous-vêtements si mignons !!! Niark Niark Niark ! Avec des petits nounours en plus^^
Z (gêné) : C’était même pas les miens… et d’abord rendez moi ça vous deux !!!

Et Z partit à la poursuite de S et G mort de rire, tenant toujours la photo compromettante, à travers toute la maison.

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Posté par _martel_ à 14:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]